Étiquette : consommation responsable

Vendredi fou – et s’il était vert?

D’après l’Office québécois de la langue française, le Black Friday, aussi appelé Vendredi fou, est la « journée du vendredi qui suit le quatrième jeudi de novembre, date du Thanksgiving aux États-Unis, au cours de laquelle les commerçants offrent des rabais importants pour marquer le coup d’envoi des achats de Noël ».

Les origines…

Le terme « Black Friday » désigne à l’origine la forte affluence sur les routes le vendredi soir…

Dans le temps, le terme Vendredi noir avait une consonance plus économique, désignant l’époque de l’année où les commerçants faisaient des profits, « sortaient du rouge » (de l’anglais « back to black ») et devenaient rentables avec un chiffre d’affaires positif.

Aujourd’hui le Black Friday est devenue LA journée qui marque le début des achats de Noël et surtout l’occasion pour les commerçants de proposer des rabais d’apparence alléchante pour attirer un maximum de consommateurs. Chaque année, à cette occasion, les foules affluent en masse dans les magasins.

Au Canada, le concept de « Vendredi fou » gagne rapidement du terrain. L’événement s’étend aujourd’hui à toute la fin de semaine et jusqu’au « Cyberlundi ».

En 2019, le Vendredi fou aura lieu le vendredi 29 novembre.

Vendredi fou VS consommation responsable

Cliquez pour agrandir

Bien entendu, dans le contexte environnemental actuel, on est en droit de se demander si une telle journée, favorable à la consommation de masse, n’est pas contradictoire.

Nous le savons, les pays occidentaux (notamment les États-Unis, mais aussi en Europe et au Canada) connaissent, depuis l’ère moderne, une augmentation importante et rapide du taux de consommation.

À l’heure où l’on peut tout avoir, tout de suite, nous sommes tentés d’acheter au-delà de nos besoins réels.

Gardons en tête que derrière chaque achat se cachent l’extraction toujours plus grande de ressources naturelles peu ou pas renouvelables, la consommation et la production d’énergie pas toujours « verte », le transport polluant sur des milliers de kilomètres et la production d’une quantité impressionnante de déchets au quotidien.

Il semblerait qu’à la vue alléchante de rabais « exceptionnels », nous mettions de côté notre conscience écologique! Ces rabais sont-ils véritablement plus intéressants à ce moment-là de l’année? Qu’est ce qui nous pousse à nous ruer dans les magasins et les sites de ventes en ligne ce jour-là? Qu’est ce qui nous influence, vraiment? Ces produits sont-ils de qualité? Vont-ils durer dans le temps ou sont-ils programmés pour être jetés avant l’année suivante?

Pour lutter contre la frénésie du « tout jetable » et du tout « tout d’suite », le groupe Adbusters de Vancouver a créé, il y a 20 ans, la « Journée mondiale sans achat », qui a lieu le même jour que le Vendredi fou.

C’est une journée de boycott, mais aussi de réflexion. C’est l’occasion de méditer réellement sur ce que signifie la société de consommation et de faire des choix éclairés. C’est l’occasion aussi d’apprendre à consommer autrement, à réparer ou à fabriquer plutôt que d’acheter neuf, etc.
Cette journée permet de penser l’être humain comme autre chose qu’un simple consommateur et de prendre conscience que le rythme de consommation adopté dans les pays industrialisés n’est pas viable pour l’avenir de notre planète. En somme, c’est une journée pour reconnecter avec nos besoins réels et notre essence.

J’ai besoin d’un produit particulier et le vendredi fou, c’est l’occasion idéale pour l’obtenir à vraiment bon prix…

Attention, personne ne dit que vous n’avez pas le droit d’acheter! Ce qui est suggéré, c’est de réfléchir consciemment à nos actions et de se poser les bonnes questions :

  • Ai-je vraiment besoin de ce produit?
  • Pourrais-je m’en passer?
  • Puis-je le trouver d’occasion ou même me le faire donner?
  • Le prix est-il réellement plus intéressant aujourd’hui plutôt qu’un autre jour?
  • Ce produit va-t-il durer dans le temps?
  • Est-il fabriqué de manière éthique et responsable?
  • Puis-je aller le chercher plutôt que me le faire livrer?

Faire de meilleurs choix, ça se planifie! Il faut considérer nos besoins réels et les distinguer honnêtement de nos envies. Il faut aussi envisager toutes les possibilités : parfois, on peut emprunter ou dénicher des trésors usagés.

Dépenser mieux et faire de meilleurs choix, ce n’est pas seulement bon pour nous et notre porte-monnaie, mais aussi (et surtout), pour la planète!

 …Et vous, que faites-vous le vendredi 29?

 

Le cycle de vie des objets

Tout objet, tout produit, connaît un début et une fin de vie…

Le cycle de vie des objets représente toutes les étapes qu’un produit ou un objet va connaître, de sa création à sa fin de vie. De nos jours, le cycle de vie le plus communément observé est un cycle linéaire et fini (par opposition à un cycle circulaire).

À l’origine de ce cycle de vie linéaire, il y a l’extraction d’une ou de plusieurs ressources naturelles. L’humain les extrait puis les achemine dans des usines de transformation, où elles deviennent des objets ou des produits consommables. Ceux-ci prennent ensuite la route vers des lieux de distribution et finalement vers des points d’achat, où nous pouvons les acquérir. Une fois utilisés ou consommés, les produits sont généralement jetés, puis collectés et enfin enfouis.

Extraction des ressources naturelles

De manière générale, une ressource naturelle est une substance, un organisme ou une matière présente dans la nature. L’humain l’extrait dans le but de la transformer puis de l’utiliser, soit comme énergie, soit comme matériau de fabrication, soit comme aliment.

Classification des ressources naturelles [1] :

L’extraction des matières premières et leur transformation en produits finis engendrent de nombreux impacts environnementaux. Elles accroissent la pression sur les réserves de ressources naturelles (surtout sur celles qui ne sont pas renouvelables, comme le pétrole), altèrent les écosystèmes et les habitats naturels et contaminent, à divers degrés, l’eau, l’air et le sol [2]. Le transport des matières premières vers les lieux de transformation et de production et le transport des produits vers les lieux de consommation ont également un gros impact environnemental. L’énergie nécessaire et les méthodes de travail utilisées pour extraire les ressources sont d’importantes sources de gaz à effet de serre (GES).

Fabrication/Production/Transformation

Les ressources naturelles sont ensuite transformées en produits consommables.

Tout processus de transformation implique l’utilisation d’énergie (électricité, carburant, etc.), de ressources matérielles et humaines. La majorité de l’énergie utilisée dans la production de produits génère des GES [3]. En effet, l’industrie de la production (incluant les industries manufacturières, la construction et les procédés industriels et agricoles) est la première source de GES au Canada. [4]

Distribution

Les produits terminés sont emballés et distribués. Cette distribution peut se faire par voie terrestre (train, camion), aérienne ou maritime. Les moyens de transport représentent aujourd’hui la 2e plus grande source d’émission de CO2 au Canada.[5]

L’empreinte carbone, qui permet de mesurer le taux d’émissions des GES, est exprimée en équivalent carbone (ou équivalent CO2 ou eq CO2).[6] Dans le cas d’un trajet, ce taux correspond aux gaz émis lors du trajet en lui-même et à toute l’énergie dépensée pour sa mise en œuvre (l’entretien du véhicule, etc.). Pour 1 km parcouru, l’empreinte carbone d’un avion est en moyenne de 360 g d’eq CO2, contre 150 g d’eqCO2 pour une voiture[7]. On multiplie ensuite ces chiffres par le nombre de kilomètres parcourus pour connaître le taux de GES généré par un trajet.

Empreinte carbone pour un trajet de 836 km (de Québec à New-York) [8] :

Les grands cargos de transport, de par la taille de leurs moteurs et le carburant qu’ils utilisent, polluent à eux seuls autant que les 760 millions d’automobiles de la planète ![9]

Utilisation

Une fois la distribution des produits effectuée dans les différents points d’achats, nous pouvons en faire l’acquisition. C’est à ce moment-là que nous devenons des consommateurs (ou utilisateurs).

Il peut être difficile de se rendre compte du circuit déjà réalisé par les objets au moment où nous les achetons. Les étiquettes ne retracent pas toutes les étapes qui précèdent la consommation.

Déchet/Enfouissement :

Tout objet qui cesse d’être utilisable entame sa fin de vie. Il est mis à la poubelle, collecté, puis enfoui. Ainsi s’achève le cycle de vie traditionnel des objets.

Cette étape a toute son importance car lorsqu’elle est mal réalisée, certains déchets se retrouvent dans nos rues, dans nos égouts, dans nos forêts, dans nos océans… La faune et la flore sont polluées et mises en danger par ces déchets. Un mégot de cigarette, par exemple, pollue à lui seul jusqu’à 500 litres d’eau[10] [11]. Les substances chimiques présentes dans les filtres de cigarette intoxiquent également les plantes. Des déchets plastiques forment aujourd’hui des îles dans nos océans, ou sont retrouvés à l’intérieur des animaux marins.

Les alternatives au cycle traditionnel linéaire

Des alternatives à ce cycle de vie existent. Elles sont plus écoresponsables et plus raisonnables. L’objectif d’un mode de vie et d’une société « zéro déchet » est de diminuer la production de nouveaux objets (et donc l’extraction des ressources naturelles) et l’enfouissement de déchets.
Nous cherchons à rendre le cycle de vie des objets circulaire et de plus en plus court.

Les 3RV-E

Les 3RV-E, c’est un principe de gestion des matières résiduelles qui vise à la réduction de l’extraction des ressources et de la création de déchets. Ce sigle signifie : réduire à la source, réemployer, recycler, valoriser, éliminer.

Dans la vidéo que nous avons réalisée et que nous vous présentons ci-après, nous parlons volontairement des 3RV-E dans l’autre sens, car nous pensons que toutes les étapes qui constituent le 3RV-E conduisent à l’objectif final qu’est le « zéro déchet ». Comme nous allons le voir, le recyclage et le réemploi sont des solutions essentielles pour la réduction des déchets, mais insuffisantes pour une éradication totale des déchets.

Le recyclage :

Certaines matières peuvent être recyclées. Nous avons chez nous des bacs de récupération pour les matières recyclables et des bacs de compostage pour nos résidus alimentaires.
Une fois collectées, ces matières sont à nouveau acheminées vers des usines de transformation et on leur donne une nouvelle forme.[12]

Dans l’est de Montréal  les résidus alimentaires collectés sont accumulés et transformés en compost. C’est un exemple de valorisation : la matière résiduelle devient une autre matière ou énergie utile. Le processus de compostage créé de l’énergie (appelée biogaz) qui pourrait, elle aussi, être exploitée. Ce compost peut ensuite être utilisé dans les plates-bandes, les espaces verts et les remblais.

Cycle du compostage [17] :

 

En recyclant, en compostant, on évite ainsi l’augmentation de déchets destinés à l’enfouissement. Cependant, ce sont des procédés qui ont aussi un coût environnemental et monétaire. Certaines matières ne peuvent pas se recycler à l’infini et faire fonctionner des usines de recyclage demande des ressources énergétiques.

Avantages et inconvénients du recyclage [13] :

Le Réemploi :

Pour pallier à l’abondance de déchets à recycler et désengorger les usines de transformation et les sites d’enfouissement, on peut aussi adopter de nouvelles habitudes de consommation, en faisant par exemple du réemploi.

Dans la catégorie « réemploi », on trouve trois sous-catégories : on peut réutiliser (ce qui implique un entretien de l’objet), partager ou revendre un produit. Réemployer permet de rendre le cycle de vie circulaire et presque infini. Une fois qu’un produit est entré dans le réseau de distribution, il est utilisé à répétition et ne connaît une fin de vie qu’après plusieurs utilisations, voire jamais.[14] Pour être avantageux, le réemploi doit remplacer l’achat de produits neufs et non s’y ajouter.[15]

Si les consommateurs cessent d’acheter un certain type de produit neuf, il cessera d’être produit ! Ce qui nous emmène à notre troisième point : la réduction !

La Réduction :

Le meilleur déchet est celui que l’on ne produit pas.

Le « zéro déchet », c’est éviter la production de déchet. Mais pour préserver notre écosystème, il est important de réduire aussi l’extraction des ressources naturelles. La réduction, c’est donc un changement dans les habitudes de consommation (je consomme moins et mieux) vers une disparition totale du cycle de vie et la préservation des ressources naturelles. C’est le refus de la surconsommation, le refus d’acheter des objets à usage unique conçus à partir de matières premières non-renouvelables, le refus des tendances. La réduction n’implique pas un retour à l’âge de pierre, mais tend, au contraire, vers l’optimisation parfaite de nos ressources et des technologies de pointe. La conception même des objets doit à son tour devenir plus écoresponsable.

Que font les institutions ?

Les changements dans les habitudes de consommation des citoyens-nes vont de pair avec les décisions des gouvernements, des industries et des commerces. Chacun doit contribuer. Nous, citoyens-nes, ne sommes pas les uniques responsables de la crise écologique actuelle.
Au-dessus de nous, il y a des institutions, des industries, des politiques, des aspects financiers… qui influencent nos choix et n’orientent pas les politiques vers des solutions salutaires et écoresponsables. Ces influences sont multiples : l’obsolescence, la sollicitation publicitaire, le fait que la réduction de la consommation soit considérée comme dommageable à l’économie, etc.[16]
Ce phénomène peut sembler trop puissant et générer un sentiment d’anxiété écologique très fort. Ne perdons pas de vue que nous avons dans nos mains le pouvoir d’agir pour nous-mêmes et de faire pression sur ces institutions.

Nous pouvons mobiliser nos forces et, collectivement, réclamer le changement, l’insuffler.

Il existe des initiatives citoyennes et des moyens de pression auxquels nous pouvons joindre nos forces. Chaque voix à son importance…

 

 

Mobilisons-nous !

 

 

RESSOURCES:

Se mobiliser, agir, s’informer :

Pétition « Demandez aux grands pollueurs plastiques de faire leur part ! » : https://www.greenpeace.org/canada/fr/agir/liberons-nous-du-plastique/

Semaine québécoise de réduction des déchets : https://sqrd.org/

Front commun québécois pour une gestion écologique des déchets : http://www.fcqged.org/principes-du-front-commun-2/

Opération « verre vert » : https://www.facebook.com/operationverrevert/

Centre québécois du droit de l’environnement : https://www.cqde.org/fr/

Pro consigne Québec : http://www.pro-consigne.org

Mieux comprendre

Les acteurs de l’économie circulaire : https://www.quebeccirculaire.org/static/acteurs-de-l-economie-circulaire.html

Assises québécoises de l’économie circulaire : https://www.recyc-quebec.gouv.qc.ca/entreprises-organismes/mieux-gerer/economie-circulaire/assises

La réduction à la source : https://www.recyc-quebec.gouv.qc.ca/sites/default/files/documents/Fiche-info-reduction.pdf

Les différents types de GES : http://www.environnement.gouv.qc.ca/air/questce-ges.htm

Combien d’arbres planter pour compenser mon empreinte carbone ?

Calculateur de compensation carbone : https://calculcarbone.org/

Quatre organismes qui offrent la possibilité de calculer et de compenser ses émissions de GES :

Carbone boréal : http://carboneboreal.uqac.ca/accueil/

Compensation CO2 Québec : http://www.compensationco2.ca/compensation-ges/

Planetair : https://planetair.ca/fr/index.sn

Less : https://www.less.ca/en-ca/flights.cfm?auid=ac

Articles de loi et actions concrètes en faveur de la préservation de l’environnement :

La Tasse : https://ici.radio-canada.ca/premiere/emissions/gravel-le-matin/segments/entrevue/101404/cafe-tasse-reutilisable-environnement

Ottawa veut interdire les articles en plastique à usage unique d’ici 2021 : https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1178164/gouvernement-federal-interdiction-plastique-usage-unique-2021

Charte sur les plastiques dans les océans : https://www.canada.ca/fr/environnement-changement-climatique/services/gestion-reduction-dechets/engagements-internationaux/charte-plastiques-ocean.html

La Ville de Montréal songe à interdire les « publisacs » : https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1138585/circulaires-tc-transcontinental-journaux-hebdomadaires

La Ville de Montréal signe le One Planet Charter : http://ville.montreal.qc.ca/portal/page?_pageid=7237,142307297&_dad=portal&_schema=PORTAL&id=21147&ret=/pls/portal/url/page/enviro_fr/rep_utilitaires/rep_actualites/actualites

Pour l’interdiction des plastiques jetables en UE d’ici 2021 : http://www.europarl.europa.eu/news/fr/press-room/20181018IPR16524/les-deputes-pour-l-interdiction-des-plastiques-jetables-dans-l-ue-d-ici-2021

Pour une nouvelle économie des plastiques : https://www.ellenmacarthurfoundation.org/assets/downloads/publications/NPEC-Hybrid_French_22-11-17_Digital.pdf

Stratégie qui vise l’atteinte de zéro déchet de plastique, par le Conseil canadien des ministres de l’Environnement : https://www.ccme.ca/files/Resources/fr_waste/fr_plastics/STRAT%C3%89GIE%20VISANT%20L%E2%80%99ATTEINTE%20DE%20Z%C3%89RO%20D%C3%89CHET%20DE%20PLASTIQUE.pdf

Politique québécoise de gestion des matières résiduelles : http://www.environnement.gouv.qc.ca/matieres/pgmr/

RÉFÉRENCES

[1] https://en.wikipedia.org/wiki/Natural_resource

[2] https://www.recyc-quebec.gouv.qc.ca/sites/default/files/documents/Fiche-info-reduction.pdf

[3] Plus d’informations sur les gaz à effet de serre : http://www.environnement.gouv.qc.ca/air/questce-ges.htm

[4] Rapport d’inventaire national 1990–2016 : sources et puits de gaz à effet de serre au Canada : https://www.canada.ca/content/dam/eccc/documents/pdf/climate-change/emissions-inventories-reporting/nir-executive-summary/Rapport%20Inventaire%20National%20Sommaire%202018.pdf

[5] Rapport d’inventaire national 1990–2016 : sources et puits de gaz à effet de serre au Canada : https://www.canada.ca/content/dam/eccc/documents/pdf/climate-change/emissions-inventories-reporting/nir-executive-summary/Rapport%20Inventaire%20National%20Sommaire%202018.pdf

[6] https://www.connaissancedesenergies.org/gaz-effet-de-serre-quest-ce-que-l-equivalent-co2-170807

[7] https://consommerresponsable.com/empreinte-carbone-mode-de-transport-plus-polluant/

[8] https://www.lesoleil.com/chroniques/jean-francois-cliche/auto-vs-avion-qui-pollue-le-plus-5542a185f5c856b906a8bbf449e86a1d

[9] Article de The Guardian, paru le 9 avril 2009 : https://www.theguardian.com/environment/2009/apr/09/shipping-pollution

[10] https://www.lapresse.ca/actualites/enquetes/201907/19/01-5234533-montreal-un-cendrier-a-ciel-ouvert.php

[11] https://ville.montreal.qc.ca/portal/page?_pageid=9257,143268754&_dad=portal&_schema=PORTAL

[12] Que deviennent les matières récupérées ? : https://www.recyc-quebec.gouv.qc.ca/citoyens/mieux-recuperer/que-deviennent-les-matieres-recuperees

[13] Acheter recyclé : https://www.recyc-quebec.gouv.qc.ca/citoyens/mieux-consommer/acheter-recycle

[14] Article de l’Éco-quartier MHM : http://ecomhm.com/news/leconomie-de-seconde-main-canada-milliards-de-biens-detournes-de-lenfouissement-annee/

[15] Le réemploi des matières résiduelles : https://www.recyc-quebec.gouv.qc.ca/sites/default/files/documents/Fiche-info-reemploi.pdf

[16] La réduction à la source : https://www.recyc-quebec.gouv.qc.ca/sites/default/files/documents/Fiche-info-reduction.pdf

[17] Guide zéro-déchet : http://vertsluisants.fr/index.php?article1/zero-dechet

#RéduirePourMieuxVivre: La consommation responsable

Êtes-vous à la recherche de façons faciles et gratuites de faire votre part pour l’environnement? Souvent sous-estimées, la réduction et la réutilisation de nos biens ont un impact environnemental positif gigantesque!

Au fil des prochaines semaines, nous aborderons les 2 premiers R des 3RV (Réduire, Réutiliser, Recycler et Valoriser) en vous présentant des enjeux environnementaux de taille! Trucs et astuces seront de la partie pour que vous vous lanciez sans crainte dans votre virage vert. Retrouvez-nous sur notre site Web ainsi que sur Facebook avec le mot-clic  #ReduirePourMieuxVivre.

 

La Consommation responsable 

Dans les deux premiers articles de notre campagne #RéduirePourMieuxVivre, nous avons vu que l’application des 3 RV (réduire, réutiliser, recycler et valoriser) au quotidien permet de diminuer grandement notre empreinte écologique. Pour le dernier article de notre série, l’accent sera mis sur le premier R : la Réduction.

«Réduire» vient en premier dans l’acronyme pour une bonne raison : utilisée savamment, cette action fait en sorte que les 3 autres étapes ne seront même pas nécessaires! En effet, la réduction à la source « vise à éviter ou à diminuer la génération de matières résiduelles lors de la fabrication, de la distribution et de l’utilisation d’un produit dans une optique de préservation des ressources naturelles ».[1] En gros, réduire c’est préserver l’environnement! Mais c’est aussi accorder plus d’importance à sa façon de consommer.

De nos jours, la société étant fortement axée sur une consommation de masse, il peut sembler difficile de s’extirper des filets du matérialisme acharné. Serge Mongeau, un adepte de la simplicité volontaire, nous partage dans son livre La simplicité volontaire, plus que jamais une citation du penseur français Pierre Rabhi : «L’acte d’acheter, par exemple, est loin d’être anodin : il a plus de portée et d’influence qu’un bulletin de vote dans l’urne. Acheter en conscience aide à faire évoluer le système social dans un sens ou dans l’autre».

Cet extrait illustre que ce que nous achetons ou n’achetons pas a un grand impact sur le système économique dans lequel nous vivons. Nos choix de consommation peuvent ainsi refléter notre façon de penser et encourager un changement d’idéologie graduel. Par exemple, l’engouement pour les aliments biologiques a poussé plusieurs marchands à offrir davantage de ces produits dans leurs étalages. C’est le cas du grossiste Wal-Mart, qui, il y a quelques années, a remodelé son offre alimentaire pour s’adapter à la demande grandissante des consommateurs pour les produits bios. Ainsi, cela expose bien le fait que les consommateurs détiennent un pouvoir réel sur les grandes entreprises, il faut seulement savoir l’utiliser!

Prêts à vous lancer?

Il existe une multitude de façons de changer ses habitudes pour les rendre plus vertes en intégrant la réduction au quotidien. Que vous soyez très motivés ou très occupés, vous y trouverez votre compte!

  • Consommation responsable

La consommation responsable, «c’est avant tout prendre conscience des différents enjeux qui se cachent derrière nos achats, qu’ils soient environnementaux ou sociaux».[2] De cette façon, on peut favoriser un produit parce qu’il a été fabriqué dans des conditions où les normes sociales et sanitaires ont été respectées ou encore un produit qui favorise l’économie locale[3]. Ce qu’il faut retenir c’est que nos achats ont un impact significatif et direct sur les écosystèmes qui nous entourent. Il faut garder en tête, et ce principalement lors de l’achat, la provenance des produits que nous consommons pour tenter de sélectionner ceux qui correspondent le mieux à nos critères et valeurs. Il faut acheter en connaissance de cause.

  • La simplicité volontaire

La simplicité volontaire est un «mode de vie consistant à réduire sa consommation de biens en vue de mener une vie davantage centrée sur des valeurs essentielles»[4]. La simplicité volontaire peut sembler difficile pour certains. Cependant, rappelez-vous qu’elle n’a pas de règles fixes et que l’intégration au quotidien d’un seul ou de quelques changements aura des répercussions positives sur vous et sur l’environnement. Allez-y donc à votre rythme, une étape à la fois!

Vous ne savez pas par où commencer? Le site Web Vivre simplement pour mieux vivre!  vous donne 10 changements par lesquels débuter un mode de vie plus simple en commençant par l’arrêt des achats impulsifs!

Source : https://fr.chicbasta.com/products/succulent-cactus-planter-with-legs

 

Vous avez envie de vous lancer ? Le réseau québécois pour la simplicité volontaire (RQSV) est un groupe qui vous permet de rester au courant des dernières tendances en simplicité volontaire. Il existe également de nombreux blogs sur le sujet où les auteurs nous expliquent leurs expériences :

L’une des façons de réduire sa consommation, est de troquer l’utilisation de la voiture par d’autres moyens de transport. Bien sûr, pour certains, la voiture est indispensable, mais pour une majorité de citadins-es, les alternatives ne manquent pas. Délaisser sa voiture au profit du vélo, par exemple, est une transition qui ne comporte presque que des avantages :

  1. C’est économique – Plus besoin de dépenser pour l’assurance automobile, l’essence, les réparations, etc.
  2. C’est écologique – Le transport en bicyclette n’occasionne aucune émission de gaz à effet de serre contrairement à la voiture ou aux autobus. De plus, ce moyen de se déplacer est silencieux et prend peu de place à garer ou à entreposer l’hiver.
  3. C’est bon pour la santé– Vous déplacer à vélo constitue un bon exercice qui maintient en forme! De plus, vous découvrirez la ville sous de nouveaux aspects!

Source : http://www.canalvie.com/sante-beaute/bien-etre/articles-bien-etre/la-simplicite-volontaire-pour-ameliorer-sa-qualite-de-vie-1.1090181

  • Les «DIY» et trucs «faits maison»

Une alternative amusante et gratifiante à acheter tout et n’importe quoi au commerce consiste à les faire soi-même! Les blogs et sites Internet écologiques sont truffés de guides et d’explications pour fabriquer et produire soi-même mille et une choses utiles au quotidien. Du dentifrice à la miche de pain, pratiquement tout est concevable entre les murs de votre cuisine. Bien que ces alternatives vous demanderont certainement plus de temps que le voyage à l’épicerie, elles seront grandement économiques et vous feront développer votre savoir-faire.

  • Voici quelques recettes faciles, pratiques et économiques d’articles à faire soi-même
    • Dentifrice
    • Recette de pain
    • Bouillons
    • Déodorant, exfoliant, gel douche, produits pour vitres, débouche tuyaux ou parfum d’ambiance… retrouvez 30 recettes de cosmétiques et de produits ménagers ici !

 

Source : https://www.aroma-zone.com/info/dossier-thematique/aromatherapie-et-cosmetique-modes-utilisation-huiles-essentielles

Source : https://www.aroma-zone.com/info/dossier-thematique/entretenir-sa-maison-au-naturel

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  • Réduction des déchets

Une façon très efficace de réduire au maximum ses déchets est de se rappeler la petite phrase suivante : le meilleur déchet est celui que l’on ne produit pas! Bien que les collectes du recyclage et des résidus alimentaires nous aident à réduire ce que l’on achemine dans les sites d’enfouissement, on peut en plus adopter quelques méthodes faciles et abordables pour ne plus utiliser de matériaux strictement jetables. Souvent, il ne suffit que de substituer quelques produits ou de changer quelques-unes de nos habitudes pour ce faire :

  • Finies les pellicules plastiques! Passez aux tissus recouverts de cire d’abeille. Ils sont lavables et imperméables et vous permettent de garder vos aliments frais comme le ferait le film plastique. Fabriquez-les vous-même ou achetez-les déjà faits!
  • Diminuez les emballages alimentaires en apportant vos pots à l’épicerie. De plus en plus de commerces offrent la possibilité d’acheter en vrac. L’offre de produits se diversifie et on peut désormais retrouver un large éventail de produits non emballés.
  1. Méga Vrac
  2. Vrac et Bocaux qui offre aussi des produits ménagers ou d’hygiène personnelle en vrac.
  3. Vrac en Folie 
  4. Certaines épiceries santé comme les Rachelle-Béry offrent aussi des sections en vrac.
  • Demandez à votre poissonnier/boucher/épicier s’il accepte de vous vendre ses articles en les mettant directement dans vos pots. Vous n’y perdez rien et le ferez peut-être même changer ses procédures d’emballage!
  • Utilisez des plats et autres contenants réutilisables plutôt que des papiers ou emballages jetables.
  • Apportez vos ustensiles lavables, plats et thermos afin d’éviter de créer des déchets.
  • Optez pour des marques et des magasins qui offrent des alternatives de récupération. Par exemple, les cosmétiques LUSH  vous permettent de rapporter vos contenants vides pour en faire la réutilisation. Certains cafés offrent un rabais lorsque vous apportez votre propre tasse. Souvent, ils n’en font pas la promotion, alors demandez-le!
  • Fabriquez vos produits cosmétiques ou d’entretien ménager afin d’éviter de vous retrouver avec tous ces emballages commerciaux.
  • Éviter le gaspillage de la nourriture

Le gaspillage alimentaire est un fléau que nous connaissons trop bien. Nous avons tous, à un moment donné, acheté plus que ce dont nous avions besoin pour ensuite le voir pourrir dans le frigo! ! Chaque année, c’est près du tiers de la nourriture produite qui se retrouve à la poubelle et les consommateurs-trices sont responsables de 47% de ce gaspillage alimentaire.[5] Que ce soit à cause d’une date de péremption dépassée, des fruits ou légumes pas assez appétissants à notre goût ou encore des restants qui ne sont plus bons, le gaspillage est partout.

 

Afin d’éviter le gaspillage, 5 mots d’ordre sont à garder en tête :

  • Il est bien de prévoir ses repas et les éléments nécessaires pour les cuisiner. Ainsi, avec une liste étoffée, rendu-e à l’épicerie, vous serez moins éparpillé-e!
  • Faites la rotation de vos aliments pour vous assurer que vous mangez les plus vieux avant les plus frais.
  • Congelez. Des restants? Pas de problème! Mettez-les dans un plat hermétique et dégustez-les plus tard.
  • Apprêtez. Si vos fruits sont trop moches pour les manger en collation, ne les jetez pas! Faites-vous plaisir avec un smoothie ou encore une tarte aux pommes.
  • Vous vous êtes emballé-e dans votre production de biscuits? Partagez! Vos voisins-es, collègues et amis-es en seront ravis!

Et dans le cas où ces alternatives ne s’appliquent pas, compostez![6]

 

Voici deux guides intéressants qui donnent des informations de base sur la conservation des aliments :

→ Par ailleurs, différentes organisations se donnent comme objectif de combattre le gaspillage.

  • Les frigos collectifs sont une initiative citoyenne qui a pour but de contrer le gaspillage de nourriture tout en réduisant l’insécurité alimentaire. Les organisateurs mettent sur pied des frigos ouverts à tous-tes et les remplissent avec des denrées qui auraient été jetées autrement. On en retrouve un peu partout sur l’île de Montréal et au Québec. (En voici une liste). Plus proche de nous on retrouve le PetitPantagruelHochelaga ainsi que le frigo collectif de Mercier-Est
  • Jus LOOP est une entreprise qui œuvre pour réduire le gaspillage. En effet, ils utilisent les fruits et légumes rejetés par les épiceries (parce que trop moches ou abîmés) pour en faire du jus. Ainsi, ils arrivent à sauver plus de 12 tonnes de fruits et légumes par semaine!
  • Le Mange-Gardien est une plateforme d’astuces et de recettes pour redonner vie à de vieux aliments.
  • L’entreprise Second Life se spécialise dans la livraison de paniers de produits moches dans des points de cueillette.

Il n’est pas difficile d’adopter quelques pratiques qui visent à réduire notre débit de consommation. Pour sauver la planète ainsi que votre porte-monnaie, adoptez les changements qui vous conviennent! Adoptez le #RéduirePourMieuxVivre et constatez-le par vous-même!

 

Bibliographie : 

[1] http://co-eco.org/section.php?p=92

[2] http://www.polymtl.ca/durable/sur-le-campus/consommation-responsable

[3] https://e-rse.net/definitions/consommation-responsable-definition-enjeux/#gs.TeB67cY

[4] http://simplicitevolontaire.org/la-simplicite-volontaire/definition/

[5] https://www.recyc-quebec.gouv.qc.ca/citoyens/mieux-consommer/reduire-a-la-source/gaspillage-alimentaire

[6]  Id.