Tag: environnement

#RéduirePourMieuxVivre: Les téléphones intelligents

Êtes-vous à la recherche de façons faciles et gratuites de faire votre part pour l’environnement? Souvent sous-estimées, la réduction et la réutilisation de nos biens ont un impact environnemental positif gigantesque!

Au fil des prochaines semaines, nous aborderons les 2 premiers R des 3RV (Réduire, Réutiliser, Recycler et Valoriser) en vous présentant des enjeux environnementaux de taille! Trucs et astuces seront de la partie pour que vous vous lanciez sans crainte dans votre virage vert. Retrouvez-nous sur notre site Web ainsi que sur Facebook avec le mot-clic  #ReduirePourMieuxVivre.

Les téléphones intelligents (ou pas tant que ça finalement?)

Ne mentez pas! Il se trouve tout près de vous, n’est-ce pas? Votre téléphone intelligent vous suit de plus près que votre ombre? Vous n’êtes pas seul dans cette situation, nous sommes tous devenus dépendants de cet objet qui fait maintenant partie intégrante de notre quotidien. Dans les dix dernières années, les téléphones intelligents ont envahi les marchés à travers le monde : on en a produit plus de 7 milliards! Aujourd’hui, dans certains pays comme l’Allemagne, les États-Unis et la Corée du Sud c’est plus de 90% de la population des jeunes âgés de 18 à 35 ans qui possède un téléphone intelligent[1]. Vous êtes-vous déjà interrogé sur le rythme auquel vous changez de téléphone? En moyenne, les gens gardent leur cellulaire environ deux ans avant de l’échanger pour un modèle plus neuf. C’est cette popularité croissante jumelée à un rythme de remplacement effréné qui donne naissance à des enjeux environnementaux significatifs.

SOURCE : http://www.ledevoir.com/societe/environnement/507756/le-telephone-intelligent-un-appareil-devenu-un-imposant-probleme-environnemental

Le cycle de vie de votre téléphone

Alors que nous savons tous comment demander la température qu’il fait dehors à Siri, nous sommes moins nombreux à connaître les impacts écologiques provoqués par le marché des téléphones intelligents.  Et pourtant, au cours de leur cycle de vie, ils voyagent d’un bout à l’autre du globe utilisant de grandes quantités de ressources.

Sa fabrication : comment se constitue votre téléphone?

La fabrication du téléphone intelligent, incluant les étapes de l’extraction des minerais, de la production ou de l’assemblage en usine, est responsable des trois quarts des impacts environnementaux. Ceci est causé, entre autres, par l’ajout de composants électroniques sophistiqués aux téléphones, comme les microprocesseurs[2]. Plus les téléphones intelligents deviennent performants, et multifonctionnels, plus leur production est gourmande en matériaux rares et en énergie. La taille de l’écran tactile et la haute définition de l’appareil photo des téléphones constituent donc des ajouts technologiques qui ont des répercussions environnementales importantes.

1. L’extraction des minerais : triste réalité

Les téléphones intelligents sont constitués de plus de 70 matériaux différents dont une cinquantaine de métaux[3]. Ces matériaux prisés par les fabricants sont des ressources difficiles à extraire en plus d’être limitées et non-renouvelables. Certains minerais nécessaires à la constitution des alliages complexes qui se retrouvent dans nos cellulaires sont extraits très difficilement. Quatre d’entre eux dont l’étain, le tantale, le tungstène et l’or sont même surnommés les minerais de sang. Cette appellation macabre est due au fait que leur extraction est dangereuse et réalisée de façon non réglementée en plus de faire perdurer des conflits armés comme en République démocratique du Congo[4].

Source : http://www.france24.com/fr/20170217-trump-projette-suspendre-loi-controle-minerais-guerre-congo-etats-unis

Par ailleurs, en plus de contribuer à la précarité des conditions de travail des mineurs, l’extraction de ces minerais cause la destruction de l’écosystème adjacent et la pollution des eaux. Il faut savoir que toutes les nouvelles technologies, des panneaux solaires à la voiture électriques en passant par les téléphones intelligents, nécessitent ces métaux rares dont les quantités sont limitées. C’est pourquoi leur gestion en fin de vie et leur recyclage sont très importants.

Source : http://www.mediacongo.net/article-actualite-23815.html

De plus, les conditions de travail des employés qui assemblent les appareils sont exécrables. Un documentaire très intéressant sur le sujet a été réalisé par CASH Investigation.

2. Les Émissions de Gaz à effet de serre (GES)

La fabrication des téléphones intelligents émet une très grande quantité  de gaz à effet de serre (GES). La confection des cellulaires rejette plus de CO2 que leur transport. Par exemple, pour un Galaxy S6, 53% des émissions sont rejetées lors de la fabrication des composants et 7% lors de l’assemblage. Il s’agit ainsi de 60% des émissions de GES qui sont produites lors de la confection de ce téléphone intelligent[5]!

Le Transport : Le chemin parcouru par votre téléphone

Avant d’arriver dans le Apple store près de chez vous, votre téléphone intelligent a parcouru plusieurs kilomètres à travers le globe! La carte ici-bas illustre le chemin potentiel parcouru par un iPhone.

Source : https://www.monde-diplomatique.fr/cartes/smartphone

De manière générale, les téléphones intelligents sont conçus aux États-Unis, assemblés en Chine avec des matériaux provenant d’Afrique, d’Amérique du Sud et d’Australie pour ensuite être revendus partout dans le monde, mais principalement en Amérique du Nord et en Europe de l’Ouest. Lors de tous ces va-et-vient, une grande quantité d’énergie est consommée et beaucoup de GES sont émis. Cependant, contrairement à ce que l’on pourrait penser, le transport des téléphones intelligents n’est responsable que de 24% du total de leurs émissions de CO2[6]. Le transport se situe donc au deuxième rang des étapes les plus émettrices de GES après la fabrication.

Lorsqu’on l’utilise …

En soi, l’utilisation des téléphones intelligents ne constitue pas une étape très polluante de son cycle de vie. Bien que le chargement des appareils est une utilisation d’énergie, celle-ci ne représente que 16% des émissions de GES produites lors de leur vie. Tout dépendant de son pays d’utilisation, le chargement d’un téléphone sera plus ou moins polluant, ce qui s’explique par le type de production énergétique utilisé[7]. Ainsi, le Québec utilisant l’hydro-électricité, l’émission de CO2 produite lors du chargement d’un cellulaire sera moindre que celle d’un consommateur résidant dans un pays ou le charbon et la principale source d’électricité.

Source : http://www.kap-numerique.com/chiffres-numerique-canada-2017/

1. Le remplacement effréné : Au suivant!

Le réel enjeu lié à l’utilisation de ces appareils est dû à leur remplacement effréné. Posez-vous la question : à quelle fréquence est-ce que je change mon téléphone intelligent? Si votre réponse est supérieure à deux ans, vous pouvez vous féliciter! En effet, l’Américain moyen utilise son téléphone pendant environ deux ans avant de le remplacer, peu importe s’il fonctionne ou pas[8]. On parle alors d’obsolescence. Il en existe deux types : l’obsolescence absolue et l’obsolescence relative. La première s’apparente à un appareil qui ne fonctionne plus alors que la deuxième réfère à la perception que l’utilisateur a de son téléphone. Ainsi, dans le deuxième cas, un téléphone intelligent peut devenir obsolète pour son usager alors qu’il est encore bon. Selon une étude menée en France en 2017, c’est le cas de 88% des utilisateurs de téléphones intelligents où 44% ont remplacé leur téléphone parce qu’il ne fonctionnait plus très bien et 44% l’on remplacé malgré le fait qu’il était en très bon état. Seulement 12% des cellulaires ont été remplacés parce qu’ils étaient hors service[9]. Ce roulement incessant est, entre autres, causé par les effets de mode, les publicités, les offres de promotion[10] ainsi que les nouvelles fonctions rajoutées aux appareils. Les grandes entreprises qui se spécialisent dans la distribution de téléphones intelligents mettent beaucoup d’efforts pour convaincre les gens qu’ils ont besoin du nouveau modèle. Cependant, c’est la demande de nouveaux appareils qui fait en sorte que l’exploitation minière polluante prend toujours plus d’envergure. Il faut donc être conscient de l’impact que l’achat d’un nouveau téléphone engendre sur l’environnement.

Fin de vie : Ce qui arrive lorsque l’on jette notre appareil

La naissance et la mort d’un téléphone intelligent sont les étapes de son cycle de vie qui sont les plus polluantes. Ironiquement, on constate que ces mêmes alliages complexes utilisés dans la fabrication des téléphones et qui demandent beaucoup d’énergie à extraire sont aussi très difficiles à recycler ou à réutiliser. Ainsi, la courte durée de vie des appareils et la grande difficulté de s’en débarrasser de manière responsable font en sorte que cette industrie engendre beaucoup de déchets[11].

*Steve Cutts est un illustrateur qui expose avec cynisme la société de consommation de masse et ses répercussions. Allez jeter un coup d’œil à son blogue!

1. Obsolescence programmée ou condamnation prématurée

L’obsolescence programmée peut se définir comme les techniques mises en place par les industriels afin de réduire volontairement la durée de vie des appareils dans le but d’augmenter leurs ventes[12]. Elle se traduit concrètement par des procédés qui rendent difficile, voire impossible la réparation d’un téléphone. Ainsi, les batteries sont souvent soudées ou collées, les vis utilisées sont généralement rares et les outils permettant de les retirer sont laborieux à trouver sur le marché. Aussi, l’absence de manuel de réparation décourage l’utilisateur de tenter de restaurer son appareil lui-même[13]. L’obsolescence numérique est aussi fréquemment utilisée par les entreprises. Cette dernière rend les applications et les systèmes d’exploitation prématurément incompatibles, encourageant par le fait même les utilisateurs à renouveler leur modèle de téléphone. Ces techniques contribuent ainsi à la création d’un grand nombre de déchets.

2. Déportement des déchets électroniques : de nos décharges à leur cour arrière

Le déportement des appareils électroniques dans les pays en émergence constitue un enjeu environnemental de taille. En effet, comme il l’est exposé avec clarté dans le documentaire «La Tragédie électronique», la complexité des composants des téléphones intelligents rend leur recyclage compliqué et couteux et il est donc plus avantageux de s’en débarrasser en les exportant vers des pays en émergence comme le Ghana ou la Chine. Une fois là-bas,  les déchets électroniques ne sont soumis à aucune restriction et se retrouvent souvent dans les dépotoirs locaux où les habitants décortiquent les appareils de façons afin d’en retirer les matériaux précieux qui peuvent avoir une valeur de revente.

Source : http://www.lamauvaiseherbe.net/2011/06/10/de-la-technologie-comme-source-majeure-de-pollution-planetaire/

Et les alternatives?

Trucs et astuces

Tout d’abord, il est important d’essayer de réduire la production en amont, en réduisant la demande des consommateurs. Pour ce faire, il faut :

  • Accepter d’avoir un téléphone un peu démodé;
  • Acheter un appareil le plus durable possible;
  • Prendre soin de son appareil;
  • Faire réparer son téléphone plutôt que l’échanger.[14]

En suivant ces quatre astuces, la durée de vie de votre cellulaire risque fortement de s’allonger, la quantité de déchets produits par cette industrie sera partiellement réduite et la demande en métaux rares diminuée.

Il existe aussi différents organismes qui se sont donné la mission de réduire les impacts environnementaux causés par les téléphones intelligents, et ce, de plusieurs manières :

Insertech est une entreprise québécoise qui vous permet de donner, de réparer et d’acheter des appareils qui sont issus du réemploi. En plus d’être une entreprise d’insertion et d’économie sociale, cet organisme permet de réduire l’achat de nouveaux appareils tout en réduisant le nombre de ceux qui sont jetés.

  • Recycell 

Recycell est une autre entreprise québécoise que l’on gagne à découvrir! Cette compagnie achète, recycle et revend des cellulaires usagés. Par ce service, l’entreprise contribue au réemploi des appareils tout en permettant aux consommateurs-trices de réaliser des achats plus écologiques et à plus petits prix.

Il existe aussi des ateliers de réparation offerts par différents organismes. C’est le cas du Repair Café  qui offre des ateliers communautaires permettant aux participants de réparer leurs objets, aussi divers soient-ils.

Autres alternatives…

Il existe actuellement une poignée de compagnies qui se spécialisent dans la création de téléphones intelligents durables. C’est le cas de l’entreprise néerlandaise FairPhone qui a conceptualisé un téléphone équitable et responsable. Il s’agit d’un téléphone intelligent comme les autres sauf qu’il est facilement démontable, réparable et qu’il ne contribue pas à la destruction d’écosystèmes.

 

Vous comprenez dorénavant mieux les impacts causés par l’industrie des téléphones intelligents. Nous sommes également tous conscients du fait que nos modes de vie nécessitent parfois l’utilisation d’un téléphone intelligent performant. C’est pourquoi il est d’autant plus important faire des choix éclairés afin de le garder le plus longtemps possible. Ne faites pas l’autruche et prenez part au changement! Il faut #RéduirePourMieuxVivre!

 

Bibliographie

[1] http://www.greenpeace.org/usa/wp-content/uploads/2017/03/FINAL-10YearsSmartphones-Report-Design-230217-Digital.pdf

[2] http://www.ademe.fr/sites/default/files/assets/documents/guide-pratique-impacts-smartphone.pdf

[3] Id.

[4] Id.

[5] https://www.greenit.fr/2016/12/20/smartphone-60-de-limpact-lors-de-fabrication/

[6] Id.

[7]Id.

[8] http://www.greenpeace.org/usa/wp-content/uploads/2017/03/FINAL-10YearsSmartphones-Report-Design-230217-Digital.pdf

[9] http://www.ademe.fr/sites/default/files/assets/documents/coop-201706_rapport.pdf

[10] http://www.ademe.fr/sites/default/files/assets/documents/guide-pratique-impacts-smartphone.pdf

[11] http://www.greenpeace.org/usa/wp-content/uploads/2017/03/FINAL-10YearsSmartphones-Report-Design-230217-Digital.pdf

[12] https://www.alternatives-economiques.fr/stop-a-lobsolescence-programmee/00077483

[13] https://www.greenit.fr/2017/06/27/apple-samsung-microsoft-leaders-de-lobsolescence-programmee/

[14]  http://www.ademe.fr/sites/default/files/assets/documents/guide-pratique-impacts-smartphone.pdf

#RéduirePourMieuxVivre: La Mode Rapide

Êtes-vous à la recherche de façons faciles et gratuites de faire votre part pour l’environnement? Souvent sous-estimées, la réduction et la réutilisation de nos biens ont un impact environnemental positif gigantesque!

Au fil des prochaines semaines, nous aborderons les 2 premiers R des 3RV (Réduire, Réutiliser, Recycler et Valoriser) en vous présentant des enjeux environnementaux de taille! Trucs et astuces seront de la partie pour que vous vous lanciez sans crainte dans votre virage vert. Retrouvez-nous sur notre site Web ainsi que sur Facebook avec le mot-clic  #ReduirePourMieuxVivre.

L’industrie de la mode rapide

Lors de votre dernière visite au centre d’achat, vous êtes-vous laissé tenter par un chandail à rabais que vous n’étiez pas sûr d’aimer? Une fois acheté, l’avez-vous relégué au fond de votre garde-robe avant de vous en départir quelques mois plus tard? Ce genre de pratique est de plus en plus courant et mène à une sous-utilisation des vêtements ainsi qu’à leur rejet expéditif! C’est ce qu’on appelle la mode rapide!

En effet, depuis les quinze dernières années, la production mondiale de vêtements a plus que doublé[1]. La demande suivant l’offre, non seulement la production de textile augmente pour subvenir au besoin de la classe moyenne grandissante, mais les gens sont davantage enclins à consommer de plus en plus. Les grandes multinationales telles que Zara, H&M, Adidas et Nike, pour nommer que les plus grandes, passent sous silence le parcours qu’ont dû traverser leurs vêtements lorsqu’elles y apposent leur étiquette de rabais. Lorsqu’on creuse un peu, on se rend souvent compte que plusieurs étapes de leur fabrication peuvent cacher des enjeux environnementaux qu’on ne soupçonnerait pas. Qu’il s’agisse des quantités énormes d’eau nécessaires à la culture du coton, de l’utilisation faramineuse de plusieurs produits chimiques, de l’émission de tonnes de gaz à effet de serre ou encore de la création de millions de kilos de déchets, l’industrie de la mode rapide a un impact environnemental dévastateur[2].

C’est pourquoi il est important de se questionner sur notre consommation de vêtements et de prendre en compte son impact écologique. Nous vous présentons ici les enjeux principaux de l’industrie de la mode rapide suivis d’alternatives et de solutions pour atténuer votre empreinte écologique.

Les impacts environnementaux

Accrocher sur un cintre, un t-shirt, ou toute autre pièce de vêtement peut sembler bien anodin. Cependant, lorsque l’on s’intéresse à son parcours, on se rend compte que chacune des étapes de sa vie est liée à des enjeux environnementaux de taille. Les relations qu’entretiennent les compagnies de la mode rapide avec les producteurs de coton ou encore avec les usines de blanchiment et de teinture des textiles sont souvent méconnues du grand public. Par ailleurs, les dépendances au milieu du transport des biens tout comme celui des sites d’enfouissement sont bien réelles et souvent,  elles aussi, ignorées.  Voici donc, un résumé des principaux impacts de l’industrie de la mode rapide sur l’environnement.

La consommation d’eau

Le coton étant l’une des matières principales utilisées pour la conception des vêtements, sa culture en grande quantité est donc nécessaire. Cependant, ce type de culture n’est pas des plus écologiques. En effet, la production du coton implique l’utilisation d’une très grande quantité d’eau. Par exemple, pour obtenir un kilogramme de fibres de coton, il faut entre 6000 et 27 000 litres d’eau uniquement pour l’irrigation des cultures, ce qui représente 2500 litres d’eau pour un seul t-shirt. [3]

Par ailleurs, une importante quantité d’eau est aussi utilisée lors du traitement des tissus. C’est de cette façon qu’en Chine, en 2010, 2,5 milliards de tonnes d’eaux usées ont été produites par l’industrie du textile. Dans son ensemble, l’industrie de la mode consomme chaque année près de 79 milliards de mètres cubes d’eau, soit presque la quantité de liquide nécessaire pour remplir 32 millions de piscines olympiques[4]. On peut le dire, il s’agit d’une industrie qui a soif!

L’utilisation de produits chimiques

La fabrication des vêtements est un procédé qui requiert une grande quantité de produits chimiques. Tout d’abord, la culture du coton utilise 16% des pesticides et 7% des herbicides épandus globalement, et ce, pour une culture qui ne représente que 3% de la superficie des cultures mondiales[5]. Cette utilisation grandiose de pesticides contribue, par l’écoulement, à la pollution des cours d’eau avoisinant les champs de coton.

Source: http://www.paixetdeveloppement.com/eveils.php?num=12

Les usines de teintures et de blanchiment des vêtements utilisent aussi également beaucoup de produits chimiques.  En effet, différents métaux lourds et produits tels que le chlore, l’ammoniaque, la soude et l’acide sulfurique sont utilisés. Dû à un manque de réglementations ils sont souvent, rejetés dans les cours d’eau, intoxiquant ainsi les habitants et l’écosystème adjacents[6].

Source : https://america.cgtn.com/2015/03/09/9-charts-that-show-the-level-of-pollution-in-china

Les matériaux artificiels utilisés dans la conception des vêtements, comme le polyester, jouent aussi un rôle dans la contamination de l’environnement. En effet, lorsqu’on lave un vêtement contenant du polyester, de minuscules particules de plastiques s’en échappent, polluant ainsi l’eau dans laquelle elles sont rejetées. De cette façon, un demi-million de tonnes de microfibres de plastiques se retrouvent dans la nature, ce qui est plus néfaste encore que les microbilles contenues dans les cosmétiques[7].

L’émission de gaz à effet de serre

La mode rapide est la source d’une quantité énorme d’émissions de gaz à effet de serre (GES). C’est ainsi que la production du textile, en 2015, était responsable du rejet de 1,2 milliard de tonnes de CO2 dans l’atmosphère. Il s’agit d’une quantité d’émission de GES plus importante que celle émise par tous les vols internationaux et maritimes combinés[8]. Comme si ce n’était pas assez, le transport des produits finis à travers du globe occasionne, lui aussi, une grande diffusion de dioxyde de carbone.

La création de déchets

La mode rapide occasionne une quantité de déchets.  Les statistiques les plus choquantes que l’on trouve sur l’industrie de la mode rapide sont sûrement celles concernant la sous-utilisation des produits achetés avant de s’en départir. Elles indiquent que chaque québécois-e jette, en moyenne, 24 kilogrammes de vêtement, par année[9].  Le faible prix auquel les vêtements sont vendus ainsi que le renouvèlement constant des collections encouragent les consommateurs à remplacer fréquemment leurs vieux habits par de nouveaux morceaux.

D’autant plus que moins de 1% du matériel utilisé dans la conception des habits est recyclé pour en fabriquer de nouveaux. Ce phénomène représente une perte de 100 milliards de dollars américains de matériel chaque année[10]. En sachant que les infrastructures mises en place pour recycler les textiles ne sont pas les plus efficaces, la majorité des vêtements jetés sont enfouis ou incinérés[11].

Les alternatives

Plusieurs alternatives sont à notre disposition afin de minimiser les conséquences néfastes de nos achats vestimentaires sur l’environnement et ainsi s’éloigner de la mode rapide. En voici une liste non exhaustive :

 1. Magasiner dans les friperies ou participer à des échanges de vêtements

Acheter ou échanger des vêtements usagés, que ce soit en friperie, en comptoir familial ou d’un particulier n’occasionne pas de nouvelle production de textile. De plus, le réemploi de ces vêtements diminue la quantité de déchets que l’on envoie aux sites d’enfouissement. Par ailleurs, certaines friperies, comme la chaîne de magasins Renaissance, ont comme mission la réinsertion sociale. Et le plus merveilleux, c’est qu’acheter dans les friperies et participer à des échanges vous permet d’économiser de grandes sommes d’argent tout en faisant votre part pour l’environnement! En plus, le vintage est à la mode : une pierre, deux coups 😉

– https://www.facebook.com/Troc-tes-Trucs-21232112486/

– http://www.trocvestiaire.com/

Source: http://www.nightlife.ca/ou-aller/eva-b-0

2. Favorisez des vêtements ou des accessoires produits localement, équitables et issus de cultures biologiques pour diminuer votre empreinte écologique.

  • Différentes marques se lancent dans ce nouveau marché plus vert. Les boutiques comme La Gaillarde , Folle Guénille , ou encore certains designers tels que Melow design , Philippe Dubuc ou encore Slak sont des entreprises chez lesquelles vous pouvez magasiner en toute quiétude pour ce qui touche l’environnement. En plus de favoriser le maintien du bien-être environnemental, ces alternatives contribuent à encourager l’économie locale.
  • Kamik produit la majorité de ses bottes en Amérique du Nord et recycle les bottes en caoutchouc pour les réutiliser dans ses produits.
  • Trouvez ici une liste de producteurs locaux

 3. Appliquez le premier R des 3RV : Minimalisez votre vie ! 

La réduction de la quantité d’habits de votre garde-robe entre directement en lien avec le principe des 3 RV. Afin de vous motiver ou de vous inspirer, la tendance du Minimalisme peut être une alternative intéressante. Vous pouvez vous inspirer de ce couple d’anciens grands consommateurs qui ont changé leur mode de vie pour intégrer les principes du minimalisme. Ils nous disent : « le minimalisme, c’est d’axer ta vie sur des expériences, de te défaire des liens avec les biens matériels, de vivre des choses qui te font grandir en tant que personne ». Cela pique votre curiosité? Voici leur site internet et leurs réseaux sociaux :

Informez-vous davantage! Le documentaire The True Cost expose bien les enjeux créés par le milieu de la mode rapide.←

Peu importe les solutions adoptées, il est important de se questionner sur la quantité de vêtements que nous achetons.  Ainsi, opter pour une réduction de sa garde-robe vous permet de gagner en espace et en argent en plus de contribuer à la diminution des impacts environnementaux de l’industrie de la mode rapide.

Suivez la campagne #RéduirePourMieuxVivre et partagez avec votre entourage les inconvénients de l’industrie de la mode rapide.

Bibliographie 

[1] https://www.ellenmacarthurfoundation.org/assets/downloads/publications/A-New-Textiles-Economy_Full-Report.pdf

[2] http://globalfashionagenda.com/wp-content/uploads/2017/05/Pulse-of-the-Fashion-Industry_2017.pdf

[3] http://equiterre.org/solution/les-impacts-de-votre-consommation

[4] http://globalfashionagenda.com/wp-content/uploads/2017/05/Pulse-of-the-Fashion-Industry_2017.pdf

[5] Id.

[6] https://storage.googleapis.com/p4-production-content/international/wp-content/uploads/2011/07/3da806cc-dirty-laundry-report.pdf

[7] https://tpefibrestextiles.wordpress.com/linconvenient-environnemental/

[8] https://www.ellenmacarthurfoundation.org/assets/downloads/publications/A-New-Textiles-Economy_Full-Report.pdf

[9] http://nouvelles.umontreal.ca/article/2016/10/26/les-quebecois-jettent-24-kg-de-vetements-par-an/

[10] https://www.ellenmacarthurfoundation.org/assets/downloads/publications/A-New-Textiles-Economy_Full-Report.pdf

[11] http://globalfashionagenda.com/wp-content/uploads/2017/05/Pulse-of-the-Fashion-Industry_2017.pdf

 

Grande LIQUIDATION des articles du programme Aux trousses d’un foyer vert!

Présentez-vous dans notre point de service de Hochelaga-Maisonneuve (1875, avenue Morgan – 2e étage) pour vous procurer ces articles* d’économie d’eau et d’énergie à petits prix. À l’achat d’un ou plusieurs articles, vous recevrez le guide pour vous permettre de poser des actions écoresponsables plus importantes! Nos heures d’ouverture:

  • Mardi et mercredi: 11h-18h
  • Jeudi-Vendredi: 10h-19h
  • Samedi: 10h-14h
  • Dimanche-lundi: fermé

Pour avoir accès à une description détaillée de chacun des articles, il vous suffit de cliquer sur l’image** de l’article désiré.

Articles d’économie d’eau
Articles d’économie d’énergie

18$

Pommeau de douche téléphonePommeau de douche téléphone (7,5 LPM***)

8$

Pommeau de douche standardPommeau de douche standard (7,5 LPM***)

2$

Aérateur de robinet- salle de bainAérateur de robinet de salle de bain (5,7 LPM***)

4$

Sac de réservoir de toiletteSac économiseur d’eau pour le réservoir de la toilette (3 litres)

1$

Pastille bleueSachet de deux pastilles détectant les fuites pour le réservoir de la toilette

4$

Aérateur de robinet- cuisineAérateur de robinet de cuisine (5,7 LPM***)

0,50$

Sac débimetreSac débitmètre

3,50$

Ampoule FLC- 13W 1 ampoule FLC**** 13 watts

 

4,50$

Ampoule FLC- 23W 1 ampoule FLC**** 23 watts

1$

Isolant tuyauMousse isolante pour tuyau d’eau chaude

5$/sachet ou 0,5$/unité

Isolant interrupteurSachet de 5 isolants d’interrupteurs et 5 isolants de prises électriques

3$

Plastique cellulaireRouleau de ruban isolant pour les portes et fenêtres

4$

Pastique isolantPellicule de plastique isolante pour porte et fenêtre

*Quantité limitée, prix jusqu’à épuisement des stocks. Argent comptant seulement!

** Les images des articles de la trousse proviennent toutes de notre fournisseur Solutions Écofitt.

***LPM= Litre par minute ***FLC=fluocompactes