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Des cosmétiques pour prendre soin de soi pour vrai

La racine du terme « cosmétique » vient du mot grec Kosmeo qui veut dire « orner ». Aujourd’hui, le terme cosmétique fait plutôt référence à toute substance qui est destinée à nettoyer, parfumer, protéger ou embellir les parties externes de notre corps. Ces produits peuvent se trouver en magasin ou être fabriqués à la maison. En revanche, parmi la multitude de produits cosmétiques sur le marché, il est parfois difficile de choisir lequel acheter. Le prix et la marque peuvent nous influencer, mais regardons ensemble d’autres critères pertinents pour faire des choix éclairés :

  1. Est-ce que le produit contient des perturbateurs endocriniens?

Un perturbateur endocrinien est une substance chimique naturelle ou artificielle interférant avec la production, la sécrétion, le transport ou le métabolisme des hormones (messagers du corps) d’une personne, affectant alors son bon fonctionnement ou celui de sa progéniture (Multigner, 2007). Même si l’application des cosmétiques est externe, la peau reste le plus grand organe du corps et peut absorber plusieurs composés. Il est donc préférable d’éviter les substances suivantes :

– Le BHA dans les crèmes hydratantes;

– Les parabènes dans le maquillage et les déodorants;

– Les alkylphénols utilisés comme émulsifiants dans plusieurs cosmétiques;

– Les phtalates dans les parfums.

  1. Est-ce que l’utilisation du cosmétique est nocive pour l’environnement?

Les fabricants industriels de cosmétiques n’utilisent pas nécessairement les produits les moins polluants. L’impact néfaste sur l’environnement peut se faire lors de l’étape de production, comme c’est le cas pour les émulsifiants de synthèse (polypropylène, crosspolymer) qui « sont obtenus à partir de procédés chimiques lourds nécessitant l’usage de gaz toxiques pour la planète » (Fleurance Nature, 2018)[1]. Les huiles minérales sont également à éviter puisqu’elles sont issues de la distillation de combustibles fossiles (idem). L’impact néfaste pour l’environnement peut également se faire sentir lorsque le produit est rejeté dans les égouts ou amené au dépotoir, comme c’est le cas pour les micros billes de plastiques trouvées dans les dentifrices et les exfoliants. Puisque ces micros billes ne se dégradent pas, elles entrent dans la chaîne alimentaire et perturbent l’équilibre des organismes vivants (Auta et al. 2017). [2]

Plusieurs alternatives existent pour ces produits, comme le dentifrice naturel ou la confection d’exfoliants à base de sucre ou de marc à café.  Le site suivant donne des recettes simples et efficace!

  1. Le produit est-il suremballé?

La gestion des matières résiduelles est une thématique environnementale importante et les choix de consommateurs avertis peuvent influencer une entreprise à changer la mise en marché de ses produits. Si les cosmétiques suremballés restent sur les étagères des magasins, les entreprises devront revoir leur emballage et l’adapter à la demande.

  1. Est-ce possible d’avoir le même produit de façon locale?

Acheter local, c’est bon pour réduire les gaz à effets de serre reliés au transport et ça encourage l’économie locale!

  1. Est-ce que mon produit est équitable?

Il est important de se demander qui a travaillé à la confection de ce cosmétique et dans quelles conditions ? Il est également intéressant de vérifier si le produit a été testé sur des animaux. D’un point de vue éthique, ces deux composantes sont incontournables.

Bref, lorsqu’on parle de développement durable, il faut tenir compte de trois aspects primordiaux sur le long terme : l’aspect social, celui économique et celui environnemental. En suivant cette liste, vous pourrez faire une sélection des cosmétiques qui encouragent ces trois composantes du développement durable!

Si vous souhaitez connaitre en détail ce que chaque certification ou logo veut dire, voici un ouvrage pour vous aider!

Si vous trouvez que la facture monte vite lorsqu’on fait attention aux produits cosmétiques à acheter, ou si vous avez envie de savoir exactement ce qu’il y a dans vos produits, nous vous invitons à essayer des recettes de fabrication de cosmétiques faits maison. D’ailleurs, le 8 décembre prochain, l’éco-quartier animera un atelier de confection de baume à lèvres fait avec des produits écologiques. Visitez notre page zéro déchet pour plus de détails.

Venez cultiver le plaisir d’apprendre et de créer dans une ambiance des fêtes!

[1] https://m.fleurancenature.fr/blog/cosmetique-conventionnelle-environnement

[2] https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S016041201631011X

Les dessous de la coloration de nos vêtements

photo : Greenpeace

Le temps des fêtes approche et les vitrines des magasins regorgent de vêtements aux couleurs splendides… Mais vous êtes-vous déjà questionné sur la provenance de ces couleurs? Eh bien, la réponse n’est pas très jolie! Comme nous l’avons abordé dans un précédent article, l’industrie de la mode et ses textiles ont un impact majeur sur l’environnement. Rejets chimiques dans nos cours d’eau, intoxication des travailleurs et travailleuses: l’étape de la teinture n’y fait pas exception!

Comme Greenpeace le rappelle lors de sa campagne « Les dessous toxiques de la mode[1] », plusieurs produits chimiques sont utilisés tout au long de la chaîne de production, que ce soit pour laver, blanchir, teindre, ou transporter les textiles. Bien que ces impacts se fassent davantage sentir dans le pays de production, nous poursuivons cette chaîne de contamination lors de l’achat de ces textiles, ainsi qu’à leur fin de vie.

Rassurez-vous! On peut bien se vêtir tout en ayant un faible impact sur l’environnement et la santé de nos cocitoyens outre-mer. Lisez la suite pour des trucs et astuces…

La teinture

Il existe deux familles de colorants utilisés en teinture. Il s’agit des colorants naturels, provenant de matières minérales ou organiques, et la famille des colorants provenant de la synthèse chimique[2]. Les colorants de synthèse ont vu le jour au 19e siècle, mais c’est au moment de l’expansion des industries que les colorants de synthèse se sont popularisés pour leur efficacité et la variété de couleurs qu’ils peuvent créer. Ils ont aussi la capacité de donner une couleur au textile qui ne changera pas dans le temps, suite à l’exposition à divers facteurs (lavage, soleil, sueur, etc.)[3].

Les vilains de l’histoire

Les colorants de type azoïques sont les plus utilisés dans l’industrie, soit entre 60% et 70% des 800 000 tonnes de colorants produits mondialement par année — mais scandale! — ce sont aussi les produits les plus nocifs pour l’environnement[4]. Utilisé dans plusieurs industries, c’est dans celui du textile qu’il est le plus présent. Selon le gouvernement du Canada, la quantité à laquelle nous sommes exposés, au pays, demeure mineure et sécuritaire, que ce soit pour la santé humaine ou pour l’environnement[5].

Les impacts…

Sur l’environnement

Les colorants de synthèse utilisée lors de l’étape de teinture des textiles ont plusieurs impacts sur leur environnement. Dans les pays où la réglementation est faible, ils sont responsables de l’eutrophisation des cours d’eau par le phosphate et le nitrate libéré. Ce qui affecte la vie aquatique et la qualité des eaux potables. Ces produits sont aussi difficiles à traiter, car ils sont difficilement dégradables naturellement. L’impact dans les cours d’eau est immense! Ces produits sont alors vendus à l’internationale, même dans des pays, comme le Canada, où plusieurs de ces produits chimiques sont strictement règlementés dans la production de vêtements.

photo : Greenpeace

Sur la santé

Les plus impactés par ce fléau sont les humains qui travaillent dans ces industries. Plusieurs cancers de la vessie ont été diagnostiqués chez les travailleurs-euses de certaines industries, particulièrement ceux ayant manipulé des colorants azoïques[6].

Les alternatives :

Dans l’industrie

Si le contenu de cet article vous inquiète, sachez qu’il existe des certifications, comme Ecocert Textile[7]  ou OEKO-TEX standard 100[8], qui peuvent vous assurer, lors de l’achat de vêtements neufs, que les textiles utilisés n’ont pas subi des traitements chimiques nocifs.

À la maison

Vous avez aussi un impact à la maison! Le simple fait de réduire votre consommation de textile neuf (literie, décoration, vêtement, etc.) a déjà beaucoup d’influence. Privilégiez l’achat de seconde main ou la réparation des vêtements.  Il en a d’ailleurs été question dans un de nos articles antérieurs.

Faites gaffe, ce n’est pas seulement le procédé de teinture des tissus, dans l’industrie du textile qui affecte l’environnement. D’autres caractéristiques définitives apportées aux tissus utilisent des produits chimiques. En effet, il est conseillé d’éviter d’acheter neufs des vêtements qui se vantent d’être ininflammable, imperméable, antitranspirant ou autres particularités.

Atelier: initiation à la teinture végétale

La teinture, comme nous la connaissons aujourd’hui, n’a pas toujours été aussi nocive sur l’environnement. En effet, avez-vous déjà eu une tache de café, sauce tomate ou jus de betterave sur votre vêtement préféré? Effectivement, les aliments, les plantes et les fruits peuvent être utilisés en teinture. Ces teintures sont moins nocives pour l’environnement et votre peau.

Venez assister à notre atelier d’initiation à la teinture végétale le mercredi  12 décembre prochain. Vous apprendrez les rudiments de la teinture à base végétale et vous repartirez avec un sac en coton que vous aurez teint vous-même!

Pour plus de détails sur cet atelier ou pour en connaître davantage sur la programmation des ateliers des fêtes zéro déchet, visitez la page zéro déchet de notre site web.

 

[1] https://cdn.greenpeace.fr/site/uploads/2017/02/Les-dessous-toxiques-de-la-mode_2012.pdf?_ga=2.125455050.1383819687.1513804380-1050697572.1513091186

[2] https://www.erudit.org/fr/revues/rseau/2011-v24-n3-rseau5004724/1006453ar/

[3] ibidem

[4] ibidem

[5] https://www.canada.ca/fr/sante-canada/services/substances-chimiques/fiches-renseignements/en-bref/colorants-basiques-azoiques.html

[6] https://www.erudit.org/fr/revues/rseau/2011-v24-n3-rseau5004724/1006453ar/

[7] http://www.ecocert.com/textiles-ecologiques-recycles/

[8] https://www.oeko-tex.com/fr/business/certifications_and_services/ots_100/ots_100_start.xhtml

 

18 trucs et astuces pour un événement écoresponsable : édition des fêtes!

Cette année, on essaie zéro déchet pendant le temps des fêtes!

L’organisation d’un événement peut être une source importante de déchets, que ce soit pour une réunion familiale ou pour la fête de fin d’année d’un organisme ou entreprise. Cet article vise à vous donner quelques trucs et astuces pour organiser une réception écoresponsable, au bureau ou à la maison.

Avant tout, voici un principe à garder en tête lorsque vous planifiez un événement : les 3RV.

  • En premier lieu, Réduire à la source pour éviter de générer des déchets
  • Ensuite, Réutiliser le plus possible plutôt que d’acheter neuf
  • Puis, Recycler les matières résiduelles
  • Finalement, Valoriser le plus de matières possible, par exemple en compostant les résidus alimentaires

Ce principe permet, en respectant la hiérarchie, de minimiser les déchets générés. Il est recommandé d’avoir un responsable de l’écoresponsabilité dans le comité d’organisation de la fête pour aider avec l’atteinte de l’objectif zéro déchet. Prenez note aussi de ce que vous avez accompli cette année pour le transmettre au comité d’organisation de l’année prochaine afin de ne pas perdre les connaissances acquises. Cela vous permettra aussi d’ajouter des nouveaux défis zéro déchet dans les années subséquentes et vous pourrez partager votre succès!

Voici donc quelques trucs et astuces pour vous aider à appliquer le principe des 3RV :

Vaisselle

1- Si vous servez de la nourriture, il est toujours préférable d’utiliser de la vaisselle réutilisable

2- Planifier à l’avance qui sera responsable de laver la vaisselle. Pour épargner du temps, remplissez un bac ou un lavabo avec de l’eau savonneuse et un autre avec de l’eau propre

3- Si vous faites affaire avec un traiteur, assurez-vous qu’il offre de la vaisselle réutilisable

4- Simplifiez-vous la vie : pensez à un menu qui ne nécessite pas ou peu de vaisselle. S’il s’agit d’un 5@7 avec des bouchées par exemple, des serviettes de table peuvent parfois suffire!

5- Évitez le plastique numéro 6, qui n’est pas recyclé en centre de tri à Montréal et doit donc être jeté aux ordures. La majorité de la vaisselle à usage unique est composée de plastique numéro 6 (assiettes, fourchettes, couteaux, verres, etc.)

6- Si vous optez pour de la vaisselle à usage unique, optez pour de la vaisselle recyclable (pas en plastique numéro 6) ou compostable si vous avez des bacs bruns pour la collecte des résidus alimentaires

7- Mettez en place un bar à eau pour éviter la consommation de bouteilles d’eau en plastique. Mettez des fruits ou des tranches de concombres pour l’aromatiser! Mettez à disposition des verres lavables, recyclables ou compostables

Nourriture

8- Commandez ou cuisinez une quantité raisonnable de nourriture

9- Encouragez les employés à apporter des plats fermés pour rapporter les restes

Décorations

10- Réutilisez des décorations provenant des années passées

11- Utilisez des nappes lavables plutôt que jetables

12- Fabriquez des décorations avec des matériaux recyclés

Cadeaux

13- Priorisez les cadeaux qui offrent des expériences, telles que des sorties

14- Organisez un échange de cadeaux faits à la main

15- Achetez des cadeaux d’occasion pour favoriser le réemploi

16- Priorisez un emballage écologique : un beau morceau de tissus ou du papier journal peut remplacer le papier d’emballage régulier qui n’est pas recyclable!

Gestion des matières résiduelles

17- Jumelez des bacs de recyclage et des bacs bruns aux poubelles pour détourner un maximum de matières de l’enfouissement

18- Identifiez les bacs afin de faciliter le tri : indiquez les matières acceptées dans chaque bac

Musique des fêtes : à jouer avec modération!  😉

Vous n’avez pas de bac brun ou de bac de recyclage à la maison? L’éco-quartier les fournit gratuitement aux citoyens de Mercier–Hochelaga-Maisonneuve!

Si vous êtes un organisme ou entreprise et que la salle que vous avez réservée pour votre réception n’a pas de bac brun ou de bac de recyclage, nous pouvons vous en prêter gratuitement! Contactez-nous au 514-253-5777 pour plus d’information.

Vous organisez un événement pendant le temps des fêtes et avez des questions supplémentaires? Contactez-nous au 514-253-5777 ou au ecoresponsabilite@ecomhm.com, il nous fera plaisir de vous répondre!

Joyeuses fêtes!

 

 

Réduire son empreinte écologique en prolongeant la vie de ses appareils et objets

Les coûts environnementaux et sociaux de la fabrication de biens

Lorsqu’on achète un bien neuf, il a fallu extraire des ressources, les transformer, l’emballer et le transporter afin qu’il soit vendu dans un commerce près de chez nous. Toutes ces étapes ont des effets négatifs sur l’environnement.

Par exemple, la fabrication d’un téléphone intelligent demande l’extraction de ressources naturelles rares et difficiles à atteindre. Cela engendre des conditions de travail difficiles et non réglementées (conditions dangereuses, travail de d’enfants, etc.) dans des pays loin de chez nous.

Les matières extraites sont ensuite transformées afin de fabriquer les différentes composantes permettant la production de ce bien. Cette transformation demande l’utilisation d’énergie et peut donc générer beaucoup de gaz à effet serre, qui ont un impact sur les changements climatiques. Il faut ensuite emballer ce bien, ce qui demande encore plus de nouvelles ressources, et finalement le transporter, une autre source d’émission de gaz à effet de serre. (1)

Qu’arrive-t-il à ces biens en fin de vie?

On estime qu’entre 20 et 50 millions de tonnes d’articles électroniques ou électriques sont jetés chaque année dans le monde (2). En 2016, ce total s’élevait à 44,7 millions de tonnes de déchets électriques et électroniques enfouis! (3). Toutefois, cela a un coût écologique : les matières rares contenues dans certains appareils qui se retrouvent à l’enfouissement pourraient être recyclées et réduire ainsi la demande d’extraction de ces ressources.

De plus, ce sont souvent des appareils ou objets qui sont réparables ou réutilisables. Il est donc responsable de prolonger leur durée de vie en les réparant, lorsque possible. Bien entendu, ceci s’applique à tous les objets et non uniquement aux appareils électriques ou électroniques. Il peut s’agir, par exemple, de changer la fermeture éclair brisée de son sac à dos, d’effectuer de l’entretien régulier sur son vélo ou de recoller un dossier de chaise brisé!

Faites réparer vos biens!

L’Éco-quartier Mercier-Hochelaga-Maisonneuve vous invite à son 1er Réparothon dans le cadre de la campagne On essaie zéro déchet. C’est le moment de prolonger la vie de vos appareils et de vos objets! Vous pourrez ainsi lutter contre l’obsolescence programmée soit,  les techniques mises en place afin de réduire volontairement la durée de vie d’un objet pour en accroitre les ventes et par le fait même, détourner vos biens de l’enfouissement. Vous réduirez votre empreinte écologique et effectuerez des économies en évitant ainsi d’acheter neuf! En prenant l’habitude de faire réparer vos biens, vous pourrez aussi développer de nouveaux savoir-faire, aider votre prochain et soutenir l’économie locale.

Qu’est-ce qu’un Réparothon?

Un Réparothon est un évènement gratuit où des bénévoles expérimentés aident à diagnostiquer et réparer, si possible, vos appareils défectueux ou brisés. Lors de ce Réparothon, les stations de réparation suivantes seront donc mises en place :

  • Réparation de vélo, pour faire le diagnostic, l’entretien et le changement de certaines pièces;
  • Réparation de vêtements pour remplacer des boutons, refaire des bords de pantalons, des ajustements et plus;
  • Réparation d’ordinateurs et de téléphones pour faire le diagnostic d’appareils, des mises à jour et si possible, le changement de certaines pièces;
  • Réparation d’appareils électriques et sonores pour la soudure, réparation de filage électrique et autres réparations si possible;
  • Réparation d’instruments de musique pour l’ajustement sommaire de guitares, basses et violons;
  • Réparation de meubles et instruments de musique en bois pour recoller des pièces et effectuer divers réparations ou diagnostic;
  • Réparation de bijoux pour le changement d’anneaux, attaches ou autres petites pièces sur des bracelets, boucles d’oreilles et colliers et pour recoller des perles ou autres décorations.

Informations pratiques

L’événement aura lieu le samedi 27 octobre 2018 au 4375, rue Ontario Est-Salle Belle-vie (CCSE), de 10h à 13h. Veuillez noter que les inscriptions se font sur place à compter de 9h45 par ordre d’arrivée et que la réparation d’objet est dédiée aux résidents-es de l’arrondissement de Mercier—Hochelaga-Maisonneuve (apportez votre preuve de résidence). Pour plus de renseignements: ecoresponsabilite@ecomhm.com  ou 514-253-5777

L’éco-quartier tient à remercier tous les partenaires suivants, qui seront soit présents afin d’effectuer des réparations bénévolement, ou qui font don de pièces :

(1) http://ecomhm.com/news/les-telephones-intelligents/

(2) https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1024226/onu-articles-electroniques-pollution-recuperation-recyclage-monde

(3) https://drive.google.com/file/d/11DCXXZM-bflxHxk92gOXbweIceb40brP/view p4

 

 

On essaie zéro déchet: la salle de bain zéro déchet

Des habitudes difficiles à délaisser!

La salle de bain est souvent la pièce la plus difficile où imposer la démarche zéro déchet. Nous avons tous et toutes notre shampooing favori, notre savon qui laisse la peau douce, notre type de brosse à dents préférée qu’on achète en lot de 3, 4, ou 5 quand elles tombent en vente. Pour la plupart d’entre nous, un changement de routine est le bienvenu dans la cuisine, mais dans la salle de bain, les habitudes sont ancrées dans du béton!

Pourtant, il y a plusieurs merveilleuses découvertes à faire en essayant de nouveaux produits et articles en lien avec le zéro déchet et qui, en prime, sont meilleurs pour la santé!

Rappelons que les habitudes des Nord-Américains dans leur salle de bain ont un impact négatif considérable sur l’environnement :

  • Les Américains-es jettent 2 milliards de rasoirs jetables par année, soit deux millions de tonnes de plastique! De plus, les contenants de crème à raser sous pression qu’on peut croire recyclables ne le sont pas et rejoignent les rasoirs dans nos sites d’enfouissement. [1]
  • L’Association dentaire canadienne recommande de remplacer sa brosse à dents tous les 3 à 4 mois, ce qui fait que les Canadiens en jetteraient autour de 100 millions par année![2][3]
  • Les savons liquides (gels de douche, etc.) sont de plus en plus populaires. Par contre, gardons en tête qu’ils requièrent 5 fois plus de ressources à produire que la barre de savon traditionnelle. Leur emballage (bouteille de plastique) prend aussi 20 fois plus d’énergie à produire que le papier qui entoure la barre de savon.[4]
  • Les produits nettoyants et hygiéniques sont désormais parmi les plus grandes causes de pollution et de problèmes de santé liés à l’air, de par les émanations qu’ils relâchent.[5]

À chacun son rythme

La clé du succès quand on essaie de changer ses habitudes est d’y aller progressivement et de suivre son rythme. La patience est de mise. Ce n’est pas une course, ni une compétition. Oubliez cette idée de ne produire qu’un seul petit pot Mason de déchets par année, comme on voit parfois en ligne… c’est souvent irréaliste et de toutes façons, les ordures vont dans la poubelle pas dans un pot?! 😛

Choisissez donc un seul changement à la fois et, quand vous jugerez qu’il est bien implanté et que vous êtes satisfait, passez au prochain défi!

Et maintenant, quelques astuces et conseils…

rasoir de sécurité - salle de bain zéro déchet

  • Connaissez-vous le rasoir de sécurité? Femmes et hommes adeptes du rasage à la lame seront comblés par ce merveilleux outil réutilisable qui revient à la mode! Seulement la lame est à changer et si vous faites attention, celle-ci peut durer jusqu’à 6 mois! Finis les rasoirs jetables en plastique! Attention, le prix du rasoir peut être impressionnant, mais ça fait un excellent cadeau et, bien entretenu, il durera toute une vie! Peut-être même deux ou trois… Allô l’héritage! 😉
  • Pour les fans de l’épilation, vous pouvez trouver des tonnes de recettes de cire faites maison sur le Web. Vous pourrez ajuster la recette choisie si vous êtes plus sucré ou salé 😛 Et pour les bandes, prenez un bout de tissu et coupez-le en bandelettes que vous pourrez tout simplement déposer dans la machine à laver! Facile et économe!
  • Retournons en arrière quelques instants : la première brosse à dents était en réalité un bout de bois.[6] Pourquoi ne pas aller chercher une branche dans le boisé du coin pour faire revivre cette ancienne pratique malheureusement abandonnée!
    BIN NON! Envoyez-nous pas vos dentistes furieux… c’est une blague!
    Cependant, plusieurs marques de brosses à dents en bambou COMPOSTABLES commencent à percer le marché traditionnel. Par contre, les filaments restent en nylon (un type de plastique) pour assurer un brossage adéquat. Il suffit donc de casser la tête de la brosse, prévue à cet effet, et de composter le manche. Ce n’est pas totalement zéro déchet mais c’est un bon début qui a un impact positif considérable. Sinon, il existe également des marques de brosses faites de plastique recyclé, c’est un pas dans la bonne direction!
  • Mmmm… il n’y a rien comme le goût du bicarbonate de soude le matin! Cette substance multifonction peut laver votre baignoire, déboucher votre drain avec l’aide de son acolyte le vinaigre et, bien sûr, polir vos jolies dents! Le bicarbonate s’achète en vrac facilement et, bonifié d’un peu de stevia en poudre, un édulcorant naturel pouvant adoucir le goût, il vous fera oublier le dentifrice du supermarché!
    Pas prêts-es pour le bicarbonate? Plusieurs magasins naturels offrent de la pâte à dents en vrac! Trop facile!
  • Le site Web des Trappeuses regorge de recettes et astuces pour une salle de bain zéro déchet.

Donc en résumé, voici 3 règles à garder en tête pour une salle de bain zéro déchet :

  1. Évitez les articles jetables (rasoirs, brosses à dents, bandes d’épilation jetables, etc.). La plupart du temps, une alternative réutilisable est disponible et pas bien plus compliquée! En plus, vous sauverez de l’argent à la longue!
  2. Achetez en vrac le plus possible pour éviter les emballages. Plusieurs emballages ne sont pas recyclables et, de toute façon, il vaut mieux réduire que recycler. On évite ainsi la production de nouveaux emballages.
  3. Fabriquez et préparez vous-même plusieurs produits et recettes avec des articles en vrac pour remplacer ceux achetés en magasins. Plusieurs recettes faciles (et moins faciles) existent sur le Web pour vous transformer en chimistes amateurs.

Prenez une grande respiration et… Allez! On essaie le Zéro Déchet!

Capsule vidéo #OnEssaieZéroDéchet

Mathieu, de Y’a QuelQu’un l’aut’bord du mur a essayé d’avoir une salle de bain zéro déchet! il vous raconte son expérience et vous donne quelques conseils:


Sources

[1] http://vieenvert.telequebec.tv/sujets/536/rasage-ecolo)

[2] http://www.cda-adc.ca/fr/oral_health/cfyt/dental_care/flossing_brushing.asp

[3] https://www.theglobeandmail.com/report-on-business/small-business/sb-growth/why-should-a-toothbrush-last-forever/article4260658/

[4] http://www.conservationmagazine.org/2013/05/bar-soap-vs-liquid-soap/

[5] https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1086611/produits-menagers-parfums-detergents-environnement-sante-dangereux

Réduire ses déchets dans la cuisine, une étape à la fois…

La poubelle de la cuisine est souvent celle qui se remplit le plus rapidement dans la maison. Malgré les efforts faits à l’épicerie pour ne pas acheter des aliments suremballés, les déchets organiques (dits «de table ») et inorganiques s’empilent repas après repas.

Chaque déchet dans la poubelle représente un déchet de plus dans les dépotoirs et, lors des processus de décomposition et de dégradation, ils génèrent un lixiviat (dit « jus de poubelle ») pouvant contenir des microbes néfastes ainsi que des métaux lourds comme le plomb et le mercure. La gestion de ces déchets secondaires est énergivore et couteuse. Cela est sans compter l’espace impressionnant occupé par les sites d’enfouissement (ou dépotoirs) destinés à accueillir nos déchets mal triés, qui se retrouvent alors coupés des cycles normaux de décomposition et de recyclage. Dans une optique de conservation des ressources et d’optimisation de l’utilisation d’énergie, pourquoi ne pas tenter de diminuer la quantité de déchets destinée au dépotoir?

Défis à relever progressivement, pour un mois et demi de réduction de déchets dans la cuisine

Semaine 1 : Porter une attention accrue au tri des déchets afin de récupérer les déchets de verre, d’aluminium, de carton, de papier ou de plastique (sauf #6) pour le recyclage et de bien séparer vos résidus alimentaires pour la collecte.

Astuces :

– Si vous n’avez pas encore de bac brun pour les résidus alimentaires ? Venez le chercher dans un point de service de l’éco-quartier le plus près de chez vous.

– L’éco-quartier vend également des composteurs domestiques pour 30$ ainsi que des vermicomposteurs à 40$. Vous obtiendrez ainsi du compost maison de qualité à utiliser dans vos jardins ou vos plates-bandes.

– Si votre petit bac de cuisine pour les résidus alimentaires attire les insectes indésirables dans la maison ou émet des odeurs, mettez-le plutôt au réfrigérateur ou au congélateur et sortez-le seulement le jour de la collecte. Propreté garantie, même par temps de canicule! Vous pouvez également envelopper vos restes de table dans du papier journal ou des sacs compostables, ce qui empêchera les insectes d’y avoir accès et ne salira pas votre bac brun.

– Pour connaître les détails précis du tri, consultez le site internet de la ville de Montréal : http://ville.montreal.qc.ca/portal/page?_pageid=7237,75363604&_dad=portal&_schema=PORTAL

Semaine 2 : Bannir les essuie-tout et les remplacer par des chiffons réutilisables.

Astuces :

– Coupez des carrés de vêtements usagés de différentes textures et épaisseurs pour obtenir des chiffons maison adaptés à chaque dégât.

– Récupérez vos chaussettes trouées et fabriquez un tawashi, une éponge tissée ou tricotée, pour laver les surfaces plus collantes. Voici le lien d’une vidéo qui vous explique en détail comment le fabriquer : https://www.youtube.com/watch?v=-bJhJbNE3us

Semaine 3 : Arrêter l’utilisation de serviettes de table et opter pour une débarbouillette humide ou des serviettes réutilisables en tissu. C’est plus doux pour le visage et les arbres vous diront merci!

Semaine 4 : Acheter son savon à vaisselle et son nettoyant tout usage en vrac.

Astuce :

– Vous pouvez même acheter du vinaigre blanc en vrac ainsi que du bicarbonate de soude et des pastilles de savon Marseille pour fabriquer votre propre nettoyant tout usage. Cela coûte moins cher et réduit la quantité de produits chimiques déversée dans l’eau. Pour des odeurs intéressantes, il est même possible d’ajouter des huiles essentielles au mélange. Le lien ci-dessous présente un tableau récapitulatif de différentes recettes de produits nettoyants maison : http://nature-action.qc.ca/site/sites/default/files/documents/recettes_produits_ecologiques.pdf

Semaine 5 : Acheter des produits en vrac plutôt qu’emballés.

Astuces :

– Il ne s’agit pas de tout acheter en vrac dès la première épicerie, mais plutôt de choisir progressivement certains aliments à acheter dans des magasins en vrac et établir de nouvelles habitudes d’achat petit à petit.

– Charlotte, chargée de projets en écoresponsabilité à l’éco-quartier, nous partage son expérience d’une semaine d’épicerie zéro déchet dans cette courte vidéo…

– Venez voir le kiosque de l’éco-quartier lors de la fin de semaine de la Grande Fabrique sur la rue Sainte-Catherine Est, les 18 et 19 août, pour confectionner de petits sacs en tissu pour les légumes et autres à l’épicerie.

Semaine 6 : Éliminer l’utilisation de pellicules de plastique de type Saran wrap.

Astuces :

– Utilisez les pellicules de plastique plus solides qui sont lavables et réutilisables plutôt que jetables (type sac Ziploc).

– Mettez vos aliments dans des pots en verre ou en plastique solide.

– Favoriser les pellicules en coton et en cire d’abeille (ou de soya). Cette forme de pellicule réutilisable existe sur le marché et peut même se fabriquer! Pour en savoir plus, venez participer à l’atelier de fabrication de pellicules alimentaires réutilisables, le samedi 15 septembre à 13h, au point de service de l’éco-quartier sur l’avenue Morgan. Cliquez ici pour savoir comment vous inscrire…

Nous espérons que ces défis vous inspireront à changer vos habitudes, un pas à la fois!

N’hésitez pas à nous contacter pour toute question sur cet article.

 

On essaie Zéro Déchet: un cycle menstruel zéro déchet

Le phénomène zéro déchet prend de plus en plus d’ampleur et nous conscientise sur divers aspects de notre vie, que ce soit dans la cuisine ou dans la salle de bain. Cependant, certains sujets demeurent peu explorés et parfois tabous… Il est question ici du cycle menstruel zéro déchet!

Les personnes menstruées sont contraintes d’utiliser toutes sortes de produits qui recouvrent les étagères des commerces afin de faciliter leur cycle menstruel. Bien qu’à première vue pratiques et peu compliquées, les options jetables telles que les tampons et les serviettes hygiéniques qui nous sont proposées produisent une quantité immense de déchets. En effet, au cours d’une vie, une personne menstruée utilisera en moyenne 13 000 produits d’hygiène jetable.[1] Cela représente plus de 250 lb de tampons, serviettes et applicateurs.[2]

Une habitude coûteuse pour soi et pour l’environnement

En plus de représenter une quantité effroyable de produits jetés puis envoyés à l’enfouissement, les tampons et serviettes jetables se décomposent très lentement, soit en 400 à 500 ans. Ils sont principalement composés de rayonne et d’un tout petit peu de coton. La rayonne est une fibre textile artificielle qui provient de cellulose qui a été traitée et blanchie et elle se décompose très mal. Le coton, fibre naturelle, se dégrade plus facilement. Par contre,  il provient de cultures massives et industrielles utilisant beaucoup de pesticides puis est fortement blanchi au dioxyde de chlore, substance très néfaste pour la santé et l’environnement. [3],[4] Tous ces produits sont aussi emballés individuellement, dans des enveloppes faites de plastique, ce qui a un impact environnemental important, tant du point de vue de la fabrication des emballages que des déchets générés.

Les alternatives zéro déchet

Cependant, pas de panique! Comme plusieurs objets jetables de notre quotidien, il existe des options réutilisables qui, lorsqu’adoptées, réduiront votre apport de déchets aux sites d’enfouissement. Comme vous pouvez le constater dans notre capsule zéro déchet, deux employées de l’équipe de Y’a QuelQu’un l’aut’bord du mur ont essayé un cycle menstruel zéro déchet. Visionnez leur vidéo pour les suivre tout au long de la semaine et obtenir leurs avis et conseils personnels sur le sujet…

Malgré une croyance populaire, essayer ces produits réutilisables n’est pas un retour en arrière, au contraire! Ces produits sont dotés d’une technologie innovante, efficace et très souvent soucieuse de la santé des personnes qui les utilisent.

La coupe menstruelle :

Ce produit semble être une des alternatives les plus populaires sur le marché. Il est ce qui se rapproche le plus du tampon. Il s’agit d’un entonnoir fait de silicone de qualité chirurgicale qui, une fois plein, peut être vidé dans la cuvette ou l’évier puis rincé et replacé. Il existe différentes tailles de coupe menstruelle. Son aspect réutilisable est bon pour l’environnement mais aussi pour le portefeuille puisque le prix moyen d’une coupe est de 30$ et sa durée de vie est de 5 ans.

La serviette hygiénique lavable :

Pour les personnes qui préfèrent les serviettes hygiéniques, la version lavable peut être une excellente alternative. Ces serviettes ont la même forme que les jetables, mais la bande autocollante est remplacée par deux volets attachés par un bouton pression. Il existe aussi plusieurs tailles, couleurs et niveau d’imperméabilité dans le tissu. Contrairement au produit conventionnel, il est fait de matériaux naturels et non blanchis. Petit conseil pour débuter, fiez-vous aux tailles que vous utilisez dans le modèle jetable pour connaitre ce qu’il vous faut. Pour la quantité, faites la même chose! Les serviettes lavables ont le même taux d’absorption que les jetables.

Culotte menstruelle lavable :

Relativement nouvelles et peu connues, les culottes menstruelles lavables sont un complément essentiel dans votre trousse de menstruation sans déchets. Elles ressemblent à une culotte normale qui serait doublée, donc juste un peu plus épaisse. Il y en a de diverses formes, tailles et niveaux d’absorption. Plus minces que l’alternative « culotte avec serviette jetable », ces culottes « tout-en-un » sont très populaires pour les sessions de sport ou pour les  personnes qui commencent à être menstruées à un jeune âge.

Le tampon composé à 100% de coton biologique:

Il existe aussi d’autres alternatives intéressantes telles que les tampons faits de coton biologique sans applicateurs jetables. Dans ce cas, il est important de s’assurer que le produit est certifié GOTS (Global Organic Textile Standard), une certification internationale qui garantit que tout le processus de culture et de transformation respecte des critères environnementaux et sociaux.  Bien qu’à usage unique, la composition entièrement faite de coton accélère le processus de dégradation du tampon.

À vos marques, prêts… zéro déchet!

Faites comme nous et donnez-vous le défi d’essayer une de ces options lors de votre prochain cycle menstruel…ne serait-ce que pour une journée! Vous verrez c’est plus accessible que l’on pense!

Capsule vidéo #OnEssaieZéroDéchet

Vanessa, de Y’a QuelQu’un l’aut’bord du mur et Sarah-Maude de l’éco-quartier ont essayé un cycle menstruel zéro déchet! Elles vous racontent leur expérience et vous donne quelques conseils:

#OnEssaieZéroDéchet

On essaie Zéro Déchet : cette année, l’équipe de l’éco-quartier vous invite à essayer le Zéro Déchet avec nous! Tout au long de l’année, nous vous proposerons des activités en lien avec ce mouvement ainsi que de l’information pour vous donner le goût d’essayer vous aussi! Cliquez ici pour plus d’informations sur la campagne…


Sources

[1] http://ici.radio-canada.ca/emissions/les_eclaireurs/2014-2015/chronique.asp?idChronique=371349

[2] Stein, E. et Kim, S. (2009). Flow : The cultural story of menstruation (1ére éd.). New York, États-Unis : St. Martin’s Griffin.

[3] https://www.lemonde.fr/sante/article/2017/04/26/les-tampons-hygieniques-sont-ils-dangereux-pour-la-sante_5118180_1651302.html

[4] http://www.who.int/fr/news-room/fact-sheets/detail/dioxins-and-their-effects-on-human-health

On essaie Zéro Déchet: un cycle menstruel zéro déchet

Le phénomène zéro déchet prend de plus en plus d’ampleur et nous conscientise sur divers aspects de notre vie, que ce soit dans la cuisine ou dans la salle de bain. Cependant, certains sujets demeurent peu explorés et parfois tabous… Il est question ici du cycle menstruel zéro déchet!

Les personnes menstruées sont contraintes d’utiliser toutes sortes de produits qui recouvrent les étagères des commerces afin de faciliter leur cycle menstruel. Bien qu’à première vue pratiques et peu compliquées, les options jetables telles que les tampons et les serviettes hygiéniques qui nous sont proposées produisent une quantité immense de déchets. En effet, au cours d’une vie, une personne menstruée utilisera en moyenne 13 000 produits d’hygiène jetable.[1] Cela représente plus de 250 lb de tampons, serviettes et applicateurs.[2]

Une habitude coûteuse pour soi et pour l’environnement

En plus de représenter une quantité effroyable de produits jetés puis envoyés à l’enfouissement, les tampons et serviettes jetables se décomposent très lentement, soit en 400 à 500 ans. Ils sont principalement composés de rayonne et d’un tout petit peu de coton. La rayonne est une fibre textile artificielle qui provient de cellulose qui a été traitée et blanchie et elle se décompose très mal. Le coton, fibre naturelle, se dégrade plus facilement. Par contre,  il provient de cultures massives et industrielles utilisant beaucoup de pesticides puis est fortement blanchi au dioxyde de chlore, substance très néfaste pour la santé et l’environnement. [3],[4] Tous ces produits sont aussi emballés individuellement, dans des enveloppes faites de plastique, ce qui a un impact environnemental important, tant du point de vue de la fabrication des emballages que des déchets générés.

Les alternatives zéro déchet

Cependant, pas de panique! Comme plusieurs objets jetables de notre quotidien, il existe des options réutilisables qui, lorsqu’adoptées, réduiront votre apport de déchets aux sites d’enfouissement. Comme vous pouvez le constater dans notre capsule zéro déchet, deux employées de l’équipe de Y’a QuelQu’un l’aut’bord du mur ont essayé un cycle menstruel zéro déchet. Visionnez leur vidéo pour les suivre tout au long de la semaine et obtenir leurs avis et conseils personnels sur le sujet…

Malgré une croyance populaire, essayer ces produits réutilisables n’est pas un retour en arrière, au contraire! Ces produits sont dotés d’une technologie innovante, efficace et très souvent soucieuse de la santé des personnes qui les utilisent.

La coupe menstruelle :

Ce produit semble être une des alternatives les plus populaires sur le marché. Il est ce qui se rapproche le plus du tampon. Il s’agit d’un entonnoir fait de silicone de qualité chirurgicale qui, une fois plein, peut être vidé dans la cuvette ou l’évier puis rincé et replacé. Il existe différentes tailles de coupe menstruelle. Son aspect réutilisable est bon pour l’environnement mais aussi pour le portefeuille puisque le prix moyen d’une coupe est de 30$ et sa durée de vie est de 5 ans.

La serviette hygiénique lavable :

Pour les personnes qui préfèrent les serviettes hygiéniques, la version lavable peut être une excellente alternative. Ces serviettes ont la même forme que les jetables, mais la bande autocollante est remplacée par deux volets attachés par un bouton pression. Il existe aussi plusieurs tailles, couleurs et niveau d’imperméabilité dans le tissu. Contrairement au produit conventionnel, il est fait de matériaux naturels et non blanchis. Petit conseil pour débuter, fiez-vous aux tailles que vous utilisez dans le modèle jetable pour connaitre ce qu’il vous faut. Pour la quantité, faites la même chose! Les serviettes lavables ont le même taux d’absorption que les jetables.

Culotte menstruelle lavable :

Relativement nouvelles et peu connues, les culottes menstruelles lavables sont un complément essentiel dans votre trousse de menstruation sans déchets. Elles ressemblent à une culotte normale qui serait doublée, donc juste un peu plus épaisse. Il y en a de diverses formes, tailles et niveaux d’absorption. Plus minces que l’alternative « culotte avec serviette jetable », ces culottes « tout-en-un » sont très populaires pour les sessions de sport ou pour les  personnes qui commencent à être menstruées à un jeune âge.

Le tampon composé à 100% de coton biologique:

Il existe aussi d’autres alternatives intéressantes telles que les tampons faits de coton biologique sans applicateurs jetables. Dans ce cas, il est important de s’assurer que le produit est certifié GOTS (Global Organic Textile Standard), une certification internationale qui garantit que tout le processus de culture et de transformation respecte des critères environnementaux et sociaux.  Bien qu’à usage unique, la composition entièrement faite de coton accélère le processus de dégradation du tampon.

À vos marques, prêts… zéro déchet!

Faites comme nous et donnez-vous le défi d’essayer une de ces options lors de votre prochain cycle menstruel…ne serait-ce que pour une journée! Vous verrez c’est plus accessible que l’on pense!

Capsule vidéo #OnEssaieZéroDéchet

Vanessa, de Y’a QuelQu’un l’aut’bord du mur et Sarah-Maude de l’éco-quartier ont essayé un cycle menstruel zéro déchet! Elles vous racontent leur expérience et vous donne quelques conseils:

#OnEssaieZéroDéchet

On essaie Zéro Déchet : cette année, l’équipe de l’éco-quartier vous invite à essayer le Zéro Déchet avec nous! Tout au long de l’année, nous vous proposerons des activités en lien avec ce mouvement ainsi que de l’information pour vous donner le goût d’essayer vous aussi! Cliquez ici pour plus d’informations sur la campagne…


Sources

[1] http://ici.radio-canada.ca/emissions/les_eclaireurs/2014-2015/chronique.asp?idChronique=371349

[2] Stein, E. et Kim, S. (2009). Flow : The cultural story of menstruation (1ére éd.). New York, États-Unis : St. Martin’s Griffin.

[3] https://www.lemonde.fr/sante/article/2017/04/26/les-tampons-hygieniques-sont-ils-dangereux-pour-la-sante_5118180_1651302.html

[4] http://www.who.int/fr/news-room/fact-sheets/detail/dioxins-and-their-effects-on-human-health

Réduire son empreinte écologique par le réemploi

Une vente de garage est un moyen idéal de se désencombrer, tout en faisant un peu de profits sur des objets usagés parfois oubliés depuis longtemps! L’acheteur-euse profite aussi, en obtenant un bien à coût réduit. De plus, l’achat et la vente de biens usagés encouragent le réemploi, ce qui a des bienfaits multiples sur l’environnement. Cela permet de prolonger la durée de vie d’objets qui se retrouveraient peut-être à l’enfouissement, tout en réduisant l’achat de biens neufs, dont la production, le transport et l’emballage demandent l’utilisation de ressources naturelles et génèrent des émissions de gaz à effet de serre.

Bazar du réemploi d’Hochelaga-Maisonneuve

L’Éco-quartier Mercier—Hochelaga-Maisonneuve vous invite donc, dans le cadre de sa campagne On essaie zéro déchet, à participer au Bazar du réemploi d’Hochelaga-Maisonneuve, le samedi 8 septembre 2018, de 11h00 à 16h00. Telle une grande vente de garage, ce bazar de quartier rassemble les résidents-es sur la place Gennevilliers-Laliberté, en face du Marché Maisonneuve, et permet de profiter de cette place passante pour vendre ou acheter des biens usagés.

Voici donc l’occasion idéale de vous joindre à vos voisins-es afin de faire de cette grosse vente de garage l’endroit parfait où trouver de petits trésors.

Location de tables

Les citoyens-nes peuvent louer un emplacement (table et chaises) au coût de 25$ dans un de nos trois points de service : 1875, avenue Morgan-2e étage; 6711, rue de Marseille ou 8628, rue Hochelaga. Il est possible de louer plus d’un emplacement si vous avez beaucoup d’objets à vendre! Notez que la location est réservée en priorité aux résidents-tes de l’arrondissement de Mercier-Hochelaga-Maisonneuve.

Vous n’avez pas de biens à vendre? Venez plutôt trouver tout ce dont vous avez besoin en visitant les multiples tables d’objets usagés à vendre! On y retrouve vêtements, jeux, jouets et bien plus!

Pour plus d’information : ecoresponsabilite@ecomhm.com ou 514-253-5777.

Un site Web qui regroupe toutes les ventes de garage!

Connaissez-vous Bon débarras? Cette initiative créée en 2017 vise à « encourager l’économie circulaire, le réemploi des biens de 2e main et l’entraide entre voisins. » Allez visiter le site Web ou la page Facebook pour plus d’information!

Bénévoles recherchés pour notre Réparothon!

Pour clôturer sa campagne On essaie zéro déchet, l’Éco-quartier Mercier–Hochelaga-Maisonneuve organise, le samedi 27 octobre, de 10h00 à 13h00, un réparothon dans la salle Belle-Vie du CCSE Maisonneuve (4375, Ontario Est).

L’objectif d’un réparothon est de prolonger la durée de vie des objets des citoyens-nes en les réparant gratuitement. Ceci permet d’éviter d’envoyer à l’enfouissement des objets toujours utilisables. Nous sommes donc à la recherche de bénévoles réparateurs-trices et tous les talents sont bons! Couture, cordonnerie, mécanique vélo, réparation de petits objets électriques, dépannage d’ordinateurs, etc. Venez mettre à profit vos talents afin d’aider vos voisins-es et réduire notre impact environnemental un petit geste à la fois. Un lunch vous sera fourni en échange de votre expertise!

Si cela vous intéresse, vous pouvez vous inscrire comme réparateur-trice bénévole par courriel au ecoresponsabilite@ecomhm.com, ou par téléphone au 514-253-5777.