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Le cycle de vie des objets

Tout objet, tout produit, connaît un début et une fin de vie…

Le cycle de vie des objets représente toutes les étapes qu’un produit ou un objet va connaître, de sa création à sa fin de vie. De nos jours, le cycle de vie le plus communément observé est un cycle linéaire et fini (par opposition à un cycle circulaire).

À l’origine de ce cycle de vie linéaire, il y a l’extraction d’une ou de plusieurs ressources naturelles. L’humain les extrait puis les achemine dans des usines de transformation, où elles deviennent des objets ou des produits consommables. Ceux-ci prennent ensuite la route vers des lieux de distribution et finalement vers des points d’achat, où nous pouvons les acquérir. Une fois utilisés ou consommés, les produits sont généralement jetés, puis collectés et enfin enfouis.

Extraction des ressources naturelles

De manière générale, une ressource naturelle est une substance, un organisme ou une matière présente dans la nature. L’humain l’extrait dans le but de la transformer puis de l’utiliser, soit comme énergie, soit comme matériau de fabrication, soit comme aliment.

Classification des ressources naturelles [1] :

L’extraction des matières premières et leur transformation en produits finis engendrent de nombreux impacts environnementaux. Elles accroissent la pression sur les réserves de ressources naturelles (surtout sur celles qui ne sont pas renouvelables, comme le pétrole), altèrent les écosystèmes et les habitats naturels et contaminent, à divers degrés, l’eau, l’air et le sol [2]. Le transport des matières premières vers les lieux de transformation et de production et le transport des produits vers les lieux de consommation ont également un gros impact environnemental. L’énergie nécessaire et les méthodes de travail utilisées pour extraire les ressources sont d’importantes sources de gaz à effet de serre (GES).

Fabrication/Production/Transformation

Les ressources naturelles sont ensuite transformées en produits consommables.

Tout processus de transformation implique l’utilisation d’énergie (électricité, carburant, etc.), de ressources matérielles et humaines. La majorité de l’énergie utilisée dans la production de produits génère des GES [3]. En effet, l’industrie de la production (incluant les industries manufacturières, la construction et les procédés industriels et agricoles) est la première source de GES au Canada. [4]

Distribution

Les produits terminés sont emballés et distribués. Cette distribution peut se faire par voie terrestre (train, camion), aérienne ou maritime. Les moyens de transport représentent aujourd’hui la 2e plus grande source d’émission de CO2 au Canada.[5]

L’empreinte carbone, qui permet de mesurer le taux d’émissions des GES, est exprimée en équivalent carbone (ou équivalent CO2 ou eq CO2).[6] Dans le cas d’un trajet, ce taux correspond aux gaz émis lors du trajet en lui-même et à toute l’énergie dépensée pour sa mise en œuvre (l’entretien du véhicule, etc.). Pour 1 km parcouru, l’empreinte carbone d’un avion est en moyenne de 360 g d’eq CO2, contre 150 g d’eqCO2 pour une voiture[7]. On multiplie ensuite ces chiffres par le nombre de kilomètres parcourus pour connaître le taux de GES généré par un trajet.

Empreinte carbone pour un trajet de 836 km (de Québec à New-York) [8] :

Les grands cargos de transport, de par la taille de leurs moteurs et le carburant qu’ils utilisent, polluent à eux seuls autant que les 760 millions d’automobiles de la planète ![9]

Utilisation

Une fois la distribution des produits effectuée dans les différents points d’achats, nous pouvons en faire l’acquisition. C’est à ce moment-là que nous devenons des consommateurs (ou utilisateurs).

Il peut être difficile de se rendre compte du circuit déjà réalisé par les objets au moment où nous les achetons. Les étiquettes ne retracent pas toutes les étapes qui précèdent la consommation.

Déchet/Enfouissement :

Tout objet qui cesse d’être utilisable entame sa fin de vie. Il est mis à la poubelle, collecté, puis enfoui. Ainsi s’achève le cycle de vie traditionnel des objets.

Cette étape a toute son importance car lorsqu’elle est mal réalisée, certains déchets se retrouvent dans nos rues, dans nos égouts, dans nos forêts, dans nos océans… La faune et la flore sont polluées et mises en danger par ces déchets. Un mégot de cigarette, par exemple, pollue à lui seul jusqu’à 500 litres d’eau[10] [11]. Les substances chimiques présentes dans les filtres de cigarette intoxiquent également les plantes. Des déchets plastiques forment aujourd’hui des îles dans nos océans, ou sont retrouvés à l’intérieur des animaux marins.

Les alternatives au cycle traditionnel linéaire

Des alternatives à ce cycle de vie existent. Elles sont plus écoresponsables et plus raisonnables. L’objectif d’un mode de vie et d’une société « zéro déchet » est de diminuer la production de nouveaux objets (et donc l’extraction des ressources naturelles) et l’enfouissement de déchets.
Nous cherchons à rendre le cycle de vie des objets circulaire et de plus en plus court.

Les 3RV-E

Les 3RV-E, c’est un principe de gestion des matières résiduelles qui vise à la réduction de l’extraction des ressources et de la création de déchets. Ce sigle signifie : réduire à la source, réemployer, recycler, valoriser, éliminer.

Dans la vidéo que nous avons réalisée et que nous vous présentons ci-après, nous parlons volontairement des 3RV-E dans l’autre sens, car nous pensons que toutes les étapes qui constituent le 3RV-E conduisent à l’objectif final qu’est le « zéro déchet ». Comme nous allons le voir, le recyclage et le réemploi sont des solutions essentielles pour la réduction des déchets, mais insuffisantes pour une éradication totale des déchets.

Le recyclage :

Certaines matières peuvent être recyclées. Nous avons chez nous des bacs de récupération pour les matières recyclables et des bacs de compostage pour nos résidus alimentaires.
Une fois collectées, ces matières sont à nouveau acheminées vers des usines de transformation et on leur donne une nouvelle forme.[12]

Dans l’est de Montréal  les résidus alimentaires collectés sont accumulés et transformés en compost. C’est un exemple de valorisation : la matière résiduelle devient une autre matière ou énergie utile. Le processus de compostage créé de l’énergie (appelée biogaz) qui pourrait, elle aussi, être exploitée. Ce compost peut ensuite être utilisé dans les plates-bandes, les espaces verts et les remblais.

Cycle du compostage [17] :

 

En recyclant, en compostant, on évite ainsi l’augmentation de déchets destinés à l’enfouissement. Cependant, ce sont des procédés qui ont aussi un coût environnemental et monétaire. Certaines matières ne peuvent pas se recycler à l’infini et faire fonctionner des usines de recyclage demande des ressources énergétiques.

Avantages et inconvénients du recyclage [13] :

Le Réemploi :

Pour pallier à l’abondance de déchets à recycler et désengorger les usines de transformation et les sites d’enfouissement, on peut aussi adopter de nouvelles habitudes de consommation, en faisant par exemple du réemploi.

Dans la catégorie « réemploi », on trouve trois sous-catégories : on peut réutiliser (ce qui implique un entretien de l’objet), partager ou revendre un produit. Réemployer permet de rendre le cycle de vie circulaire et presque infini. Une fois qu’un produit est entré dans le réseau de distribution, il est utilisé à répétition et ne connaît une fin de vie qu’après plusieurs utilisations, voire jamais.[14] Pour être avantageux, le réemploi doit remplacer l’achat de produits neufs et non s’y ajouter.[15]

Si les consommateurs cessent d’acheter un certain type de produit neuf, il cessera d’être produit ! Ce qui nous emmène à notre troisième point : la réduction !

La Réduction :

Le meilleur déchet est celui que l’on ne produit pas.

Le « zéro déchet », c’est éviter la production de déchet. Mais pour préserver notre écosystème, il est important de réduire aussi l’extraction des ressources naturelles. La réduction, c’est donc un changement dans les habitudes de consommation (je consomme moins et mieux) vers une disparition totale du cycle de vie et la préservation des ressources naturelles. C’est le refus de la surconsommation, le refus d’acheter des objets à usage unique conçus à partir de matières premières non-renouvelables, le refus des tendances. La réduction n’implique pas un retour à l’âge de pierre, mais tend, au contraire, vers l’optimisation parfaite de nos ressources et des technologies de pointe. La conception même des objets doit à son tour devenir plus écoresponsable.

Que font les institutions ?

Les changements dans les habitudes de consommation des citoyens-nes vont de pair avec les décisions des gouvernements, des industries et des commerces. Chacun doit contribuer. Nous, citoyens-nes, ne sommes pas les uniques responsables de la crise écologique actuelle.
Au-dessus de nous, il y a des institutions, des industries, des politiques, des aspects financiers… qui influencent nos choix et n’orientent pas les politiques vers des solutions salutaires et écoresponsables. Ces influences sont multiples : l’obsolescence, la sollicitation publicitaire, le fait que la réduction de la consommation soit considérée comme dommageable à l’économie, etc.[16]
Ce phénomène peut sembler trop puissant et générer un sentiment d’anxiété écologique très fort. Ne perdons pas de vue que nous avons dans nos mains le pouvoir d’agir pour nous-mêmes et de faire pression sur ces institutions.

Nous pouvons mobiliser nos forces et, collectivement, réclamer le changement, l’insuffler.

Il existe des initiatives citoyennes et des moyens de pression auxquels nous pouvons joindre nos forces. Chaque voix à son importance…

 

 

Mobilisons-nous !

 

 

RESSOURCES:

Se mobiliser, agir, s’informer :

Pétition « Demandez aux grands pollueurs plastiques de faire leur part ! » : https://www.greenpeace.org/canada/fr/agir/liberons-nous-du-plastique/

Semaine québécoise de réduction des déchets : https://sqrd.org/

Front commun québécois pour une gestion écologique des déchets : http://www.fcqged.org/principes-du-front-commun-2/

Opération « verre vert » : https://www.facebook.com/operationverrevert/

Centre québécois du droit de l’environnement : https://www.cqde.org/fr/

Pro consigne Québec : http://www.pro-consigne.org

Mieux comprendre

Les acteurs de l’économie circulaire : https://www.quebeccirculaire.org/static/acteurs-de-l-economie-circulaire.html

Assises québécoises de l’économie circulaire : https://www.recyc-quebec.gouv.qc.ca/entreprises-organismes/mieux-gerer/economie-circulaire/assises

La réduction à la source : https://www.recyc-quebec.gouv.qc.ca/sites/default/files/documents/Fiche-info-reduction.pdf

Les différents types de GES : http://www.environnement.gouv.qc.ca/air/questce-ges.htm

Combien d’arbres planter pour compenser mon empreinte carbone ?

Calculateur de compensation carbone : https://calculcarbone.org/

Quatre organismes qui offrent la possibilité de calculer et de compenser ses émissions de GES :

Carbone boréal : http://carboneboreal.uqac.ca/accueil/

Compensation CO2 Québec : http://www.compensationco2.ca/compensation-ges/

Planetair : https://planetair.ca/fr/index.sn

Less : https://www.less.ca/en-ca/flights.cfm?auid=ac

Articles de loi et actions concrètes en faveur de la préservation de l’environnement :

La Tasse : https://ici.radio-canada.ca/premiere/emissions/gravel-le-matin/segments/entrevue/101404/cafe-tasse-reutilisable-environnement

Ottawa veut interdire les articles en plastique à usage unique d’ici 2021 : https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1178164/gouvernement-federal-interdiction-plastique-usage-unique-2021

Charte sur les plastiques dans les océans : https://www.canada.ca/fr/environnement-changement-climatique/services/gestion-reduction-dechets/engagements-internationaux/charte-plastiques-ocean.html

La Ville de Montréal songe à interdire les « publisacs » : https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1138585/circulaires-tc-transcontinental-journaux-hebdomadaires

La Ville de Montréal signe le One Planet Charter : http://ville.montreal.qc.ca/portal/page?_pageid=7237,142307297&_dad=portal&_schema=PORTAL&id=21147&ret=/pls/portal/url/page/enviro_fr/rep_utilitaires/rep_actualites/actualites

Pour l’interdiction des plastiques jetables en UE d’ici 2021 : http://www.europarl.europa.eu/news/fr/press-room/20181018IPR16524/les-deputes-pour-l-interdiction-des-plastiques-jetables-dans-l-ue-d-ici-2021

Pour une nouvelle économie des plastiques : https://www.ellenmacarthurfoundation.org/assets/downloads/publications/NPEC-Hybrid_French_22-11-17_Digital.pdf

Stratégie qui vise l’atteinte de zéro déchet de plastique, par le Conseil canadien des ministres de l’Environnement : https://www.ccme.ca/files/Resources/fr_waste/fr_plastics/STRAT%C3%89GIE%20VISANT%20L%E2%80%99ATTEINTE%20DE%20Z%C3%89RO%20D%C3%89CHET%20DE%20PLASTIQUE.pdf

Politique québécoise de gestion des matières résiduelles : http://www.environnement.gouv.qc.ca/matieres/pgmr/

RÉFÉRENCES

[1] https://en.wikipedia.org/wiki/Natural_resource

[2] https://www.recyc-quebec.gouv.qc.ca/sites/default/files/documents/Fiche-info-reduction.pdf

[3] Plus d’informations sur les gaz à effet de serre : http://www.environnement.gouv.qc.ca/air/questce-ges.htm

[4] Rapport d’inventaire national 1990–2016 : sources et puits de gaz à effet de serre au Canada : https://www.canada.ca/content/dam/eccc/documents/pdf/climate-change/emissions-inventories-reporting/nir-executive-summary/Rapport%20Inventaire%20National%20Sommaire%202018.pdf

[5] Rapport d’inventaire national 1990–2016 : sources et puits de gaz à effet de serre au Canada : https://www.canada.ca/content/dam/eccc/documents/pdf/climate-change/emissions-inventories-reporting/nir-executive-summary/Rapport%20Inventaire%20National%20Sommaire%202018.pdf

[6] https://www.connaissancedesenergies.org/gaz-effet-de-serre-quest-ce-que-l-equivalent-co2-170807

[7] https://consommerresponsable.com/empreinte-carbone-mode-de-transport-plus-polluant/

[8] https://www.lesoleil.com/chroniques/jean-francois-cliche/auto-vs-avion-qui-pollue-le-plus-5542a185f5c856b906a8bbf449e86a1d

[9] Article de The Guardian, paru le 9 avril 2009 : https://www.theguardian.com/environment/2009/apr/09/shipping-pollution

[10] https://www.lapresse.ca/actualites/enquetes/201907/19/01-5234533-montreal-un-cendrier-a-ciel-ouvert.php

[11] https://ville.montreal.qc.ca/portal/page?_pageid=9257,143268754&_dad=portal&_schema=PORTAL

[12] Que deviennent les matières récupérées ? : https://www.recyc-quebec.gouv.qc.ca/citoyens/mieux-recuperer/que-deviennent-les-matieres-recuperees

[13] Acheter recyclé : https://www.recyc-quebec.gouv.qc.ca/citoyens/mieux-consommer/acheter-recycle

[14] Article de l’Éco-quartier MHM : http://ecomhm.com/news/leconomie-de-seconde-main-canada-milliards-de-biens-detournes-de-lenfouissement-annee/

[15] Le réemploi des matières résiduelles : https://www.recyc-quebec.gouv.qc.ca/sites/default/files/documents/Fiche-info-reemploi.pdf

[16] La réduction à la source : https://www.recyc-quebec.gouv.qc.ca/sites/default/files/documents/Fiche-info-reduction.pdf

[17] Guide zéro-déchet : http://vertsluisants.fr/index.php?article1/zero-dechet

Composter chez soi : pourquoi pas?

– Vous avez un jardin et désirez produire du compost pour enrichir son sol?
– Vous n’avez pas de cour mais souhaitez quand même produire votre compost?
– Vous participez déjà à la collecte des résidus alimentaires et souhaitez maintenant passer au compostage domestique?

Si vous avez répondu oui à une ou plusieurs de ces questions, l’éco-quartier a une solution pour vous!
Comme à chaque année, l’Éco-quartier Mercier–Hochelaga-Maisonneuve vous offre la possibilité de vous procurer un composteur domestique ou un kit de vermicompostage au faible coût de 30$ et 40$.

Les deux modèles de composteurs domestiques disponibles ont été conçus à partir de plastique recyclé. Le premier contient 310 litres, le second 339 litres. Le kit de vermicompostage est quant à lui idéal pour les appartements ou pour les personnes n’ayant pas de cour, puisqu’il est offert dans un format plus compact : un vermicomposteur en plastique de 50 litres.

Les composteurs et vermicomposteurs seront vendus jusqu’à épuisement des stocks. Faites vite! Contactez-nous au 514 253-5777 ou écrivez-nous à ecoresponsabilite@ecomhm.com afin de réserver le vôtre à l’un de nos trois points de service :

Mercier-Est : 2887, rue des Ormeaux
Mercier-Ouest : 6711, rue de Marseille
Hochelaga-Maisonneuve : 1875, avenue Morgan, 2e étage

Vous devrez ensuite vous présenter au point de service choisi pour effectuer le paiement (argent comptant uniquement) et récupérer votre composteur. Une courte formation vous sera également offerte sur place!

 

La récupération du plastique et le cas du plastique numéro 6

De nos jours, le plastique est partout et est utilisé dans toutes les sphères de notre quotidien. Cela peut s’expliquer du fait que cette matière a une grande longévité, ce qui est un avantage, mais aussi un grand défaut. Il est important de se rappeler que le plastique est fait de polymères issus de la transformation du pétrole. Il se dégrade donc très lentement et se retrouve souvent sous forme de microparticules qui contaminent notre environnement.

La récupération et le recyclage du plastique deviennent alors essentiels afin de réduire les quantités qui se retrouvent dans les sites d’enfouissement et le besoin d’extraire de nouvelles ressources pour en produire.

Plusieurs logos se retrouvent sur les emballages de plastique et peuvent nous aider à trier nos matières résiduelles. En effet, tous les plastiques ne peuvent pas se recycler.

Le logo des trois flèches triangulaires, appelé ruban de Möbius, avec un chiffre de 1 à 7 au centre, signifie que le produit est recyclable. Ces plastiques sont des thermoplastiques, des plastiques qui ramollissent à la chaleur. Le chiffre nous indique le type précis de plastique utilisé. Notez que si le plastique n’a pas de ruban de Möbius, il est  bien souvent non recyclable.

Il existe d’autres familles de plastiques telles que les thermodurcissables qui ne peuvent être recyclés, car il n’est pas possible de changer leur forme lorsque le plastique a été durci une première fois (a). Cette famille est utilisée, par exemple, en isolation ou en recouvrement de sol.

Voici un bref résumé de chacun des types de plastique de la famille des thermoplastiques et des exemples d’objets faits de ces plastiques qu’on utilise au quotidien (b) :

1 (PETE) – Polytéréphtalate d’éthylène : Transparent et léger, bouteille d’eau à usage unique ;

2 (HDPE) – Polyéthylène haute densité : Opaque et rigide, bouteille de détergent et shampooing ;

3 (V) – Chloroéthène/polychlorure de vinyle : Rigide, objet réutilisable comme une gourde ;

4 (LDPE) – Polyéthylène basse densité : souple et imperméable, sacs de poubelle ;

5 (PP) – Polypropylène : rigide et résistant aux matières grasses, intérieur de voiture ;

6 (PS) – PolyStyrène expansé (PSE) et non expansé (PS) : Le PS est souvent sous forme de styromousse, rigide et fragile, ustensile à usage unique, couvercles de verres à café jetables ;

7 – Désigne tout autre type de plastique recyclable qui ne fait pas partie des catégories 1 à 6. Lorsque les lettres PLA se trouvent sous le ruban de Möbius, cela signifie que c’est du plastique compostable.

Le plastique numéro 6 : recyclable, mais non recyclé

Vous vous demandez peut-être pourquoi le plastique numéro  6 (polystyrène expansé ou non) se retrouve dans cette liste, mais n’est pas recyclé à Montréal. En réalité, à Montréal, il n’est simplement pas rentable économiquement de le recycler. Ce plastique, très léger, est souvent constitué de beaucoup d’air. Par exemple, sous forme d’isolant, le plastique est composé à 98% d’air (c). Cela prend donc un grand volume de produit pour produire une petite quantité de plastique recyclable. Le coût du transport et de transformation est alors dispendieux pour le peu de plastique réellement recyclé.  Notez que le plastique numéro 6 est recyclé dans certaines villes du Québec, telles que Rimouski ou Matane.

Pour vous aider à le détecter lorsqu’il n’est pas identifié, c’est un plastique sur lequel il est facile de faire une marque avec son ongle. Il peut se trouver sous la forme de styromousse ou polystyrène (plastique rigide).

Les produits suivants sont souvent faits de plastique numéro 6 (d) :

  • Petits contenants de lait/crème à café;
  • Ustensiles à usage unique;
  • Les contenants de portions individuelles de yogourt;
  • Les barquettes de légumes colorées (à l’exception des barquettes de couleur orange);
  • Tout contenant en styromousse (verre, barquette à viande, emballage de meuble, emballage de produits électroniques ou autres, etc.).

Quelles sont les solutions à notre disposition?

  • Promouvoir le zéro déchet : En partant du principe des 3RV (Réduction à la source, Réemploi, Recyclage, Valorisation) la réduction de sa consommation de plastique est toujours le geste à prioriser.  Ainsi en réduisant  la quantité d’emballages achetée, en réutilisant certains contenants ou en achetant en vrac, vous réduisez la production de plastique à la source. Par exemple, remplir sa bouteille de shampooing ou de savon à lessive vide dans un magasin de produits en vrac est une première étape facile à instaurer chez vous.
  • Lors de l’achat, optez pour des produits qui ne se trouvent pas dans un contenant fait de plastique numéro 6.
  • Conservez vos emballages faits de plastique numéro 6, puis allez les porter aux écocentres de Lasalle ou Saint-Laurent(e).

De façon générale, privilégiez les produits avec le moins d’emballage plastique possible et, si cela est possible, choisissez des contenants faits de plastique recyclé et recyclable.

Sources :

 

(a) https://www.futura-sciences.com/sciences/definitions/chimie-thermodurcissable-2017/

(b)https://lemballageecologique.com/2011/06/30/les-symboles-du-recyclage-sur-les-emballages-plastiques/

(c) https://www.ecohabitation.com/guides/3305/zoom-cycle-de-vie-polystyrene/

(d)http://ville.montreal.qc.ca/pls/portal/docs/page/enviro_fr/media/documents/exemples_polystyrene.pdf

http://advances.sciencemag.org/content/3/7/e1700782.full

(e)http://ville.montreal.qc.ca/portal/page?_pageid=7237,117249575&_dad=portal&_schema=PORTAL

Visite du CESM et de la TOHU

Comprendre la gestion des matières résiduelles : Visite de la TOHU et du Complexe environnemental de Saint-Michel

L’Éco-quartier Mercier─Hochelaga-Maisonneuve vous invite à venir découvrir avec nous la TOHU et le Complexe environnemental de Saint-Michel afin d’en apprendre davantage sur le processus de tri des matières recyclables ainsi que le processus de transformation des résidus organiques.

L’activité inclura une visite du centre de tri où vous aurez l’opportunité de poser toutes vos questions sur les matières acceptées et refusées. La visite se poursuivra à l’intérieur du Complexe environnemental de Saint-Michel. Le parcours proposé permettra aux participants-tes de se familiariser avec le compostage des résidus verts fait sur place et leur offrira la possibilité d’entrevoir le fonctionnement de l’usine de biométhanisation. D’une durée de deux heures, la visite sera suivie d’un dîner en groupe dans un espace réservé à la TOHU.

La visite aura lieu vendredi le 6 octobre prochain, de 10h30 à 12h30. Le point de rencontre est à 9h30 en face du 6711, rue de Marseille et le retour est prévu pour 14h00.  Le coût de l’activité est de 15$ et inclut le transport en autobus à l’aller et au retour ainsi qu’un dîner sur place. L’activité peut être gratuite si vous ne désirez pas prendre le lunch. Le transport sera toutefois fourni. Mentionnez votre choix lors de l’inscription.

Inscription et paiement (si requis) obligatoires avant le mercredi 4 octobre dans l’un de nos 3 points de service (argent comptant seulement) ou en ligne par PayPal au lien suivant: ecomhm.com/tohu/.

Renseignements : 514-253-5777 ou  à conseillermo@ecomhm.com.
L’événement sera  annulé s’il y a moins de 10 participants-es ou en cas de pluie torrentielle. Âge minimum de 8 ans pour participer (les enfants doivent être accompagnés d’un adulte). Non remboursable.

Bazar du réemploi de Mercier-Ouest en fête – 18e édition

Dans le cadre de l’événement familial de quartier Mercier-Ouest en fête, Y’a QuelQu’un l’aut’bord du mur, organisme mandataire de l’Éco-quartier Mercier─Hochelaga-Maisonneuve organise la 18e édition du Bazar du Réemploi. Cet événement qui attire généralement plus de 2500 personnes aura lieu le samedi 10 juin 2017, de 11h00 à 16h00 au parc Saint-Donat.

Sur le principe d’une grande vente de garage, le principe du Bazar du réemploi est simple : favoriser le réemploi d’objets encore utiles, c’est-à-dire le deuxième « R » du principe des 3R-V (Réduction à la source, Réemploi, Recyclage et Valorisation), afin d’assurer une saine gestion de nos matières résiduelles.

Vous avez des objets qui ne vous servent plus et qui peuvent toujours servir à d’autres? Vous pouvez louer un emplacement (table et chaises) dès aujourd’hui au coût de 25$ pour y vendre vos objets usagés. La rue Arcand sera fermée à la circulation automobile entre les rues Marseille et Pierre-de-Coubertin. C’est une chance en or de liquider vos objets malaimés à vos yeux, mais qui feront le bonheur des autres!

La location est réservée en priorité aux résidents-es de l’arrondissement de Mercier-Hochelaga-Maisonneuve. Venez réserver votre table dans un de nos trois points de service de l’éco-quartier: 1875 avenue Morgan, 2ème étage, 3100 rue Arcand-bureau 200 ou 8628 rue Hochelaga. Contactez-nous pour plus d’information : 514-253-5777 ou par courriel : conseillermo@ecomhm.com.

Pour les curieux-ses, venez rencontrer les vendeurs-ses le jour de l’événement et y faire des trouvailles à petits prix!