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Le cycle de vie des objets

Tout objet, tout produit, connaît un début et une fin de vie…

Le cycle de vie des objets représente toutes les étapes qu’un produit ou un objet va connaître, de sa création à sa fin de vie. De nos jours, le cycle de vie le plus communément observé est un cycle linéaire et fini (par opposition à un cycle circulaire).

À l’origine de ce cycle de vie linéaire, il y a l’extraction d’une ou de plusieurs ressources naturelles. L’humain les extrait puis les achemine dans des usines de transformation, où elles deviennent des objets ou des produits consommables. Ceux-ci prennent ensuite la route vers des lieux de distribution et finalement vers des points d’achat, où nous pouvons les acquérir. Une fois utilisés ou consommés, les produits sont généralement jetés, puis collectés et enfin enfouis.

Extraction des ressources naturelles

De manière générale, une ressource naturelle est une substance, un organisme ou une matière présente dans la nature. L’humain l’extrait dans le but de la transformer puis de l’utiliser, soit comme énergie, soit comme matériau de fabrication, soit comme aliment.

Classification des ressources naturelles [1] :

L’extraction des matières premières et leur transformation en produits finis engendrent de nombreux impacts environnementaux. Elles accroissent la pression sur les réserves de ressources naturelles (surtout sur celles qui ne sont pas renouvelables, comme le pétrole), altèrent les écosystèmes et les habitats naturels et contaminent, à divers degrés, l’eau, l’air et le sol [2]. Le transport des matières premières vers les lieux de transformation et de production et le transport des produits vers les lieux de consommation ont également un gros impact environnemental. L’énergie nécessaire et les méthodes de travail utilisées pour extraire les ressources sont d’importantes sources de gaz à effet de serre (GES).

Fabrication/Production/Transformation

Les ressources naturelles sont ensuite transformées en produits consommables.

Tout processus de transformation implique l’utilisation d’énergie (électricité, carburant, etc.), de ressources matérielles et humaines. La majorité de l’énergie utilisée dans la production de produits génère des GES [3]. En effet, l’industrie de la production (incluant les industries manufacturières, la construction et les procédés industriels et agricoles) est la première source de GES au Canada. [4]

Distribution

Les produits terminés sont emballés et distribués. Cette distribution peut se faire par voie terrestre (train, camion), aérienne ou maritime. Les moyens de transport représentent aujourd’hui la 2e plus grande source d’émission de CO2 au Canada.[5]

L’empreinte carbone, qui permet de mesurer le taux d’émissions des GES, est exprimée en équivalent carbone (ou équivalent CO2 ou eq CO2).[6] Dans le cas d’un trajet, ce taux correspond aux gaz émis lors du trajet en lui-même et à toute l’énergie dépensée pour sa mise en œuvre (l’entretien du véhicule, etc.). Pour 1 km parcouru, l’empreinte carbone d’un avion est en moyenne de 360 g d’eq CO2, contre 150 g d’eqCO2 pour une voiture[7]. On multiplie ensuite ces chiffres par le nombre de kilomètres parcourus pour connaître le taux de GES généré par un trajet.

Empreinte carbone pour un trajet de 836 km (de Québec à New-York) [8] :

Les grands cargos de transport, de par la taille de leurs moteurs et le carburant qu’ils utilisent, polluent à eux seuls autant que les 760 millions d’automobiles de la planète ![9]

Utilisation

Une fois la distribution des produits effectuée dans les différents points d’achats, nous pouvons en faire l’acquisition. C’est à ce moment-là que nous devenons des consommateurs (ou utilisateurs).

Il peut être difficile de se rendre compte du circuit déjà réalisé par les objets au moment où nous les achetons. Les étiquettes ne retracent pas toutes les étapes qui précèdent la consommation.

Déchet/Enfouissement :

Tout objet qui cesse d’être utilisable entame sa fin de vie. Il est mis à la poubelle, collecté, puis enfoui. Ainsi s’achève le cycle de vie traditionnel des objets.

Cette étape a toute son importance car lorsqu’elle est mal réalisée, certains déchets se retrouvent dans nos rues, dans nos égouts, dans nos forêts, dans nos océans… La faune et la flore sont polluées et mises en danger par ces déchets. Un mégot de cigarette, par exemple, pollue à lui seul jusqu’à 500 litres d’eau[10] [11]. Les substances chimiques présentes dans les filtres de cigarette intoxiquent également les plantes. Des déchets plastiques forment aujourd’hui des îles dans nos océans, ou sont retrouvés à l’intérieur des animaux marins.

Les alternatives au cycle traditionnel linéaire

Des alternatives à ce cycle de vie existent. Elles sont plus écoresponsables et plus raisonnables. L’objectif d’un mode de vie et d’une société « zéro déchet » est de diminuer la production de nouveaux objets (et donc l’extraction des ressources naturelles) et l’enfouissement de déchets.
Nous cherchons à rendre le cycle de vie des objets circulaire et de plus en plus court.

Les 3RV-E

Les 3RV-E, c’est un principe de gestion des matières résiduelles qui vise à la réduction de l’extraction des ressources et de la création de déchets. Ce sigle signifie : réduire à la source, réemployer, recycler, valoriser, éliminer.

Dans la vidéo que nous avons réalisée et que nous vous présentons ci-après, nous parlons volontairement des 3RV-E dans l’autre sens, car nous pensons que toutes les étapes qui constituent le 3RV-E conduisent à l’objectif final qu’est le « zéro déchet ». Comme nous allons le voir, le recyclage et le réemploi sont des solutions essentielles pour la réduction des déchets, mais insuffisantes pour une éradication totale des déchets.

Le recyclage :

Certaines matières peuvent être recyclées. Nous avons chez nous des bacs de récupération pour les matières recyclables et des bacs de compostage pour nos résidus alimentaires.
Une fois collectées, ces matières sont à nouveau acheminées vers des usines de transformation et on leur donne une nouvelle forme.[12]

Dans l’est de Montréal  les résidus alimentaires collectés sont accumulés et transformés en compost. C’est un exemple de valorisation : la matière résiduelle devient une autre matière ou énergie utile. Le processus de compostage créé de l’énergie (appelée biogaz) qui pourrait, elle aussi, être exploitée. Ce compost peut ensuite être utilisé dans les plates-bandes, les espaces verts et les remblais.

Cycle du compostage [17] :

 

En recyclant, en compostant, on évite ainsi l’augmentation de déchets destinés à l’enfouissement. Cependant, ce sont des procédés qui ont aussi un coût environnemental et monétaire. Certaines matières ne peuvent pas se recycler à l’infini et faire fonctionner des usines de recyclage demande des ressources énergétiques.

Avantages et inconvénients du recyclage [13] :

Le Réemploi :

Pour pallier à l’abondance de déchets à recycler et désengorger les usines de transformation et les sites d’enfouissement, on peut aussi adopter de nouvelles habitudes de consommation, en faisant par exemple du réemploi.

Dans la catégorie « réemploi », on trouve trois sous-catégories : on peut réutiliser (ce qui implique un entretien de l’objet), partager ou revendre un produit. Réemployer permet de rendre le cycle de vie circulaire et presque infini. Une fois qu’un produit est entré dans le réseau de distribution, il est utilisé à répétition et ne connaît une fin de vie qu’après plusieurs utilisations, voire jamais.[14] Pour être avantageux, le réemploi doit remplacer l’achat de produits neufs et non s’y ajouter.[15]

Si les consommateurs cessent d’acheter un certain type de produit neuf, il cessera d’être produit ! Ce qui nous emmène à notre troisième point : la réduction !

La Réduction :

Le meilleur déchet est celui que l’on ne produit pas.

Le « zéro déchet », c’est éviter la production de déchet. Mais pour préserver notre écosystème, il est important de réduire aussi l’extraction des ressources naturelles. La réduction, c’est donc un changement dans les habitudes de consommation (je consomme moins et mieux) vers une disparition totale du cycle de vie et la préservation des ressources naturelles. C’est le refus de la surconsommation, le refus d’acheter des objets à usage unique conçus à partir de matières premières non-renouvelables, le refus des tendances. La réduction n’implique pas un retour à l’âge de pierre, mais tend, au contraire, vers l’optimisation parfaite de nos ressources et des technologies de pointe. La conception même des objets doit à son tour devenir plus écoresponsable.

Que font les institutions ?

Les changements dans les habitudes de consommation des citoyens-nes vont de pair avec les décisions des gouvernements, des industries et des commerces. Chacun doit contribuer. Nous, citoyens-nes, ne sommes pas les uniques responsables de la crise écologique actuelle.
Au-dessus de nous, il y a des institutions, des industries, des politiques, des aspects financiers… qui influencent nos choix et n’orientent pas les politiques vers des solutions salutaires et écoresponsables. Ces influences sont multiples : l’obsolescence, la sollicitation publicitaire, le fait que la réduction de la consommation soit considérée comme dommageable à l’économie, etc.[16]
Ce phénomène peut sembler trop puissant et générer un sentiment d’anxiété écologique très fort. Ne perdons pas de vue que nous avons dans nos mains le pouvoir d’agir pour nous-mêmes et de faire pression sur ces institutions.

Nous pouvons mobiliser nos forces et, collectivement, réclamer le changement, l’insuffler.

Il existe des initiatives citoyennes et des moyens de pression auxquels nous pouvons joindre nos forces. Chaque voix à son importance…

 

 

Mobilisons-nous !

 

 

RESSOURCES:

Se mobiliser, agir, s’informer :

Pétition « Demandez aux grands pollueurs plastiques de faire leur part ! » : https://www.greenpeace.org/canada/fr/agir/liberons-nous-du-plastique/

Semaine québécoise de réduction des déchets : https://sqrd.org/

Front commun québécois pour une gestion écologique des déchets : http://www.fcqged.org/principes-du-front-commun-2/

Opération « verre vert » : https://www.facebook.com/operationverrevert/

Centre québécois du droit de l’environnement : https://www.cqde.org/fr/

Pro consigne Québec : http://www.pro-consigne.org

Mieux comprendre

Les acteurs de l’économie circulaire : https://www.quebeccirculaire.org/static/acteurs-de-l-economie-circulaire.html

Assises québécoises de l’économie circulaire : https://www.recyc-quebec.gouv.qc.ca/entreprises-organismes/mieux-gerer/economie-circulaire/assises

La réduction à la source : https://www.recyc-quebec.gouv.qc.ca/sites/default/files/documents/Fiche-info-reduction.pdf

Les différents types de GES : http://www.environnement.gouv.qc.ca/air/questce-ges.htm

Combien d’arbres planter pour compenser mon empreinte carbone ?

Calculateur de compensation carbone : https://calculcarbone.org/

Quatre organismes qui offrent la possibilité de calculer et de compenser ses émissions de GES :

Carbone boréal : http://carboneboreal.uqac.ca/accueil/

Compensation CO2 Québec : http://www.compensationco2.ca/compensation-ges/

Planetair : https://planetair.ca/fr/index.sn

Less : https://www.less.ca/en-ca/flights.cfm?auid=ac

Articles de loi et actions concrètes en faveur de la préservation de l’environnement :

La Tasse : https://ici.radio-canada.ca/premiere/emissions/gravel-le-matin/segments/entrevue/101404/cafe-tasse-reutilisable-environnement

Ottawa veut interdire les articles en plastique à usage unique d’ici 2021 : https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1178164/gouvernement-federal-interdiction-plastique-usage-unique-2021

Charte sur les plastiques dans les océans : https://www.canada.ca/fr/environnement-changement-climatique/services/gestion-reduction-dechets/engagements-internationaux/charte-plastiques-ocean.html

La Ville de Montréal songe à interdire les « publisacs » : https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1138585/circulaires-tc-transcontinental-journaux-hebdomadaires

La Ville de Montréal signe le One Planet Charter : http://ville.montreal.qc.ca/portal/page?_pageid=7237,142307297&_dad=portal&_schema=PORTAL&id=21147&ret=/pls/portal/url/page/enviro_fr/rep_utilitaires/rep_actualites/actualites

Pour l’interdiction des plastiques jetables en UE d’ici 2021 : http://www.europarl.europa.eu/news/fr/press-room/20181018IPR16524/les-deputes-pour-l-interdiction-des-plastiques-jetables-dans-l-ue-d-ici-2021

Pour une nouvelle économie des plastiques : https://www.ellenmacarthurfoundation.org/assets/downloads/publications/NPEC-Hybrid_French_22-11-17_Digital.pdf

Stratégie qui vise l’atteinte de zéro déchet de plastique, par le Conseil canadien des ministres de l’Environnement : https://www.ccme.ca/files/Resources/fr_waste/fr_plastics/STRAT%C3%89GIE%20VISANT%20L%E2%80%99ATTEINTE%20DE%20Z%C3%89RO%20D%C3%89CHET%20DE%20PLASTIQUE.pdf

Politique québécoise de gestion des matières résiduelles : http://www.environnement.gouv.qc.ca/matieres/pgmr/

RÉFÉRENCES

[1] https://en.wikipedia.org/wiki/Natural_resource

[2] https://www.recyc-quebec.gouv.qc.ca/sites/default/files/documents/Fiche-info-reduction.pdf

[3] Plus d’informations sur les gaz à effet de serre : http://www.environnement.gouv.qc.ca/air/questce-ges.htm

[4] Rapport d’inventaire national 1990–2016 : sources et puits de gaz à effet de serre au Canada : https://www.canada.ca/content/dam/eccc/documents/pdf/climate-change/emissions-inventories-reporting/nir-executive-summary/Rapport%20Inventaire%20National%20Sommaire%202018.pdf

[5] Rapport d’inventaire national 1990–2016 : sources et puits de gaz à effet de serre au Canada : https://www.canada.ca/content/dam/eccc/documents/pdf/climate-change/emissions-inventories-reporting/nir-executive-summary/Rapport%20Inventaire%20National%20Sommaire%202018.pdf

[6] https://www.connaissancedesenergies.org/gaz-effet-de-serre-quest-ce-que-l-equivalent-co2-170807

[7] https://consommerresponsable.com/empreinte-carbone-mode-de-transport-plus-polluant/

[8] https://www.lesoleil.com/chroniques/jean-francois-cliche/auto-vs-avion-qui-pollue-le-plus-5542a185f5c856b906a8bbf449e86a1d

[9] Article de The Guardian, paru le 9 avril 2009 : https://www.theguardian.com/environment/2009/apr/09/shipping-pollution

[10] https://www.lapresse.ca/actualites/enquetes/201907/19/01-5234533-montreal-un-cendrier-a-ciel-ouvert.php

[11] https://ville.montreal.qc.ca/portal/page?_pageid=9257,143268754&_dad=portal&_schema=PORTAL

[12] Que deviennent les matières récupérées ? : https://www.recyc-quebec.gouv.qc.ca/citoyens/mieux-recuperer/que-deviennent-les-matieres-recuperees

[13] Acheter recyclé : https://www.recyc-quebec.gouv.qc.ca/citoyens/mieux-consommer/acheter-recycle

[14] Article de l’Éco-quartier MHM : http://ecomhm.com/news/leconomie-de-seconde-main-canada-milliards-de-biens-detournes-de-lenfouissement-annee/

[15] Le réemploi des matières résiduelles : https://www.recyc-quebec.gouv.qc.ca/sites/default/files/documents/Fiche-info-reemploi.pdf

[16] La réduction à la source : https://www.recyc-quebec.gouv.qc.ca/sites/default/files/documents/Fiche-info-reduction.pdf

[17] Guide zéro-déchet : http://vertsluisants.fr/index.php?article1/zero-dechet

Distribution de fleurs et de compost : les conseils de notre horticultrice

Tina Haché-Lacombe est horticultrice chez YQQ – elle travaille, entre autres, dans les projets de ruelles vertes de l’Éco-quartier MHM. Margot Eli, agente de service à la clientèle, l’a rencontrée pour qu’elle nous livre quelques astuces pour le choix et l’entretien des fleurs qui seront offertes aux habitants-es de l’arrondissement de Mercier–Hochelaga-Maisonneuve le 25 mai prochain lors de la distribution de fleurs et de compost.


Margot : Bonjour Tina, merci de répondre à mes questions aujourd’hui. Peux-tu te présenter brièvement?

Tina : J’aime les plantes depuis toujours. Pour moi c’est la vie. J’aime les voir grandir, surtout celles qui sont comestibles : ça part d’une semence et ça arrive dans nos assiettes, c’est magique! Je jardine depuis 10 ans, j’ai un potager urbain. Je suis officiellement horticultrice professionnelle depuis un an.

M : Le 25 mai aura lieu une distribution de fleurs et de compost organisée par l’Éco-quartier MHM, j’aimerais savoir si tu peux donner quelques bons conseils et astuces aux citoyens et aux citoyennes qui seront présents. Par exemple, pour les novices (comme moi), quelles fleurs nous conseilles-tu de choisir le 25 mai? Y a-t-il des fleurs plus « faciles » à entretenir que d’autres?

T : La majorité des fleurs et des fines herbes distribuées le 25 mai sont faciles à cultiver.
Les gens ont souvent de la difficulté avec le basilic mais il y a des astuces pour bien le réussir. Premièrement, il faut le mettre seul dans son bac ou avec un plant de tomates. Ensuite, il faut le pincer souvent, c’est-à-dire venir en récolter un peu régulièrement. C’est comme ça qu’il va prendre de la force et devenir plus fourni. Aussi, évitez de le laisser sécher! Il faut le garder humide mais sans pour autant lui donner trop d’eau. S’il flétrit, c’est généralement qu’il n’a pas assez d’eau, mais il peut aussi flétrir s’il en a trop!
Le persil plat aussi est un peu difficile. Il faut lui éviter le soleil direct et le vent, car la feuille est fine et fragile. Vous pouvez par exemple le mettre à l’ombre d’un autre végétal. Contrairement au basilic, on n’a pas besoin de pincer le persil plat.

M : Quelle est la différence entre annuelle et vivace?

T : La différence, c’est le cycle de vie de la plante. Le cycle de vie d’une plante annuelle va se compléter à l’intérieur d’une année. Le cycle d’une bisannuelle va se compléter à l’intérieur de deux ans. Une vivace va avoir une longévité plus grande. Elle aura besoin d’une période de dormance (de gel) pour repousser l’année suivante.

« Toutes les plantes, en transpirant,
créent un petit îlot d’humidité entre elles. »

M : Peux-tu me dire comment je dois planter mes fleurs:  au soleil, à l’ombre, en pot, en terre?

T : Sur les affichettes installées par l’éco-quartier lors de la distribution de fleurs, on a indiqué l’ensoleillement nécessaire pour chaque type de plante. C’est important de le respecter.

Photo Tina

Tina Haché-Lacombe

Par exemple, le bégonia ne survivra pas en plein soleil, il va brûler. Si vous en mettez plusieurs dans un pot, sachez qu’il faut bien les serrer entre eux. Vous pouvez aussi l’accompagner d’une autre plante.
En jumelant les plantes, elles créeront un effet d’évapotranspiration [i]. Toutes les plantes, en transpirant, créent un petit îlot d’humidité entre elles.  Le bégonia aime l’humidité. Si vous le plantez seul dans un grand pot, il s’asséchera plus rapidement.

M : Mon balcon est au soleil la moitié de la journée, est-ce que je peux considérer qu’il est à moitié ombragé?

T : Quand on parle de niveau d’ensoleillement, on prend en compte la luminosité en général, que l’éclairage soit direct ou diffus (une pièce baignée de soleil). On parle d’exposition en plein soleil à partir de 6 h consécutives d’ensoleillement, de mi-ombre à partir de 4 h d’ensoleillement, puis d’ombre pour moins de 4 h d’ensoleillement.
Si votre balcon est très exposé au soleil, vous pouvez utiliser certains végétaux qui supportent le plein soleil (comme les cosmos), pour créer de l’ombre aux autres.

M : Comment savoir si mes plantes manquent d’eau ou de lumière, ou au contraire si elles en ont trop? Quels sont les « symptômes » à reconnaître?

T : D’abord, il faut regarder l’aspect général de la plante, puis sa coloration…
Si la plante a une carence, la couleur de ses feuilles va changer. Une carence peut être causée, entre autres,  par un manque ou un excès d’eau, un taux d’acidité inadapté ou un manque d’aération. On peut regarder sur Internet les types de carences des plantes si l’on a besoin.
Des racines gorgées d’eau pourraient s’asphyxier et ne plus être capables de boire. Pour savoir si votre plante manque d’eau ou si elle en a trop, il faut regarder la terre en profondeur. Parfois, la terre au fond est détrempée (quand on n’a pas de trous d’aération par exemple) alors qu’en surface elle est sèche. Idéalement, il vaut mieux avoir des trous de drainage au fond du pot pour éviter que l’eau ne s’accumule trop. Si vous placez une assiette sous le pot pour que l’eau s’évacue, il faut vider l’assiette pour que l’eau ne remonte pas dans la terre.
Il y a des exceptions : par exemple, le feuillage délicat du cosmos va sécher naturellement au milieu de l’été. Ne soyez pas inquiets, il va continuer de fleurir, voire créer un nouveau feuillage.

M : Est-ce que je dois tailler mes plantes, enlever les feuilles et les fleurs mortes?

T : Oui. En enlevant les fleurs mortes, on stimule la floraison des plantes. Personnellement, je laisse les feuilles mortes au sol, mais il faut savoir que des feuilles mortes non décomposées peuvent attirer certains insectes ravageurs. En se décomposant, les feuilles mortes vont apporter des nutriments à la plante.

M : Comment cueillir/couper les plantes comestibles?

T : Pour le basilic, il faut venir chercher quelques feuilles ou une portion de la tige. Il ne faut jamais enlever plus d’un tiers de la longueur totale. Une plante a besoin de garder assez de surface foliaire [ii] pour faire sa photosynthèse [iii]. Si on lui enlève trop de feuilles d’un coup, c’est un choc. Donnez-lui du temps avant d’enlever un nouveau tiers.
Je recommande en revanche de laisser pousser complètement le persil plat avant de le tailler, ou alors ne prendre que quelques feuilles à la fois.

M : Si je le cueille, puis-je le faire sécher pour l’utiliser plus tard ou le conserver?

T : On peut le faire sécher, on peut aussi l’enlever avec ses racines et le laisser dans de l’eau qu’on va changer tous les jours. S’il fait très chaud, vous pouvez le mettre dans l’eau au réfrigérateur. Il peut se maintenir ainsi quelque temps.

M : Est-ce qu’on peut quand même planter des fleurs si l’on habite en appartement et qu’on n’a pas de balcon?

T : Vous pouvez avoir du basilic à l’intérieur, mais ça demande plus d’entretien, car l’humidité doit rester constante. Les fines herbes en général ont besoin de beaucoup d’humidité. Il faudrait les vaporiser tous les jours et arroser régulièrement.
Évitez par contre de planter du persil plat à l’intérieur. Pareil pour la ciboulette qui elle, est une plante vivace et qui a vraiment besoin d’une période de dormance [iv].
Le bégonia se garde très bien à l’intérieur, d’ailleurs si vous en avez planté dehors, vous pouvez le rentrer pour l’hiver. Les coléus aussi peuvent être rentrés.

M : J’aimerais savoir si je peux transférer mes plantes d’intérieur dehors en été, et mes plantes d’extérieur dedans en hiver.

T : Si vous transférez vos plantes d’intérieur dehors, il faut respecter une période d’acclimatation. Comme un être humain, une plante peut prendre un coup de soleil aux premières expositions.  Au début, on la sort quelques heures par jour seulement, ou alors on la met sous une ombrière. Dépendamment du végétal, il faut compter environ une semaine d’acclimatation.
Il est préférable de laisser les annuelles retourner à la terre, plutôt que de les rentrer l’hiver. C’est leur cycle naturel. Je recommande de les laisser sécher sur place, puis de les enlever au printemps. Si vraiment vous voulez les enlever avant, mettez-les au compost.

« Cessez de voir l’ortie comme une ennemie,
faites en votre alliée! »

M : Si j’installe mes plantes comestibles dehors, les animaux vont-ils les manger?

T : Les écureuils ont un régime de plus en plus varié! Ils raffolent des tomates et des concombres, car ils veulent avant tout s’hydrater.
Mes astuces évoluent chaque année et je n’ai pas encore trouvé la solution parfaite! Par exemple, je mets un bol d’eau à proximité de mes plantes, que je viens changer tous les jours.
Sinon, vous pouvez planter des orties. Elles sont considérées comme de mauvaises herbes et poussent naturellement dans votre potager ou vos pots. Prenez des gants pour les manipuler. Ses petits poils sont comme des épines qui vont partout. Les écureuils étant agiles et malins, c’est mieux de mettre des orties un peu partout.
Cessez de voir l’ortie comme une ennemie, faites-en votre alliée! Vous pouvez même l’utiliser pour faire de la soupe, de la tisane, ou cuire ses feuilles comme des épinards. Dès qu’elle est cuite, elle perd ses caractéristiques urticantes. J’ai lu que l’ortie, utilisée en cataplasme, peut aussi soulager de l’urticaire qu’elle provoque!

Distribution de fleurs et de compost 2019

M : Toi qui as vu la liste des fleurs qui seront distribuées le 25 mai, pourrais-tu nous dire s’il faut les agencer d’une certaine manière pour qu’elles ne se gênent pas? Y a-t-il par exemple des plantes qui sont nocives pour les autres?

T : Le basilic préfère être tout seul en pot, ou à la rigueur avec un plant de tomates, s’il est planté dans le potager.
Les bégonias, les celosias… vont avec toutes les plantes. Les fleurs annuelles en général, peuvent être plantées ensemble.
Le persil plat a besoin de l’ombre d’un autre végétal et aussi d’être abrité du vent. Je trouve personnellement que le persil plat et la coriandre fonctionnent bien ensemble, abrités du vent et à l’ombre d’un petit fruitier par exemple.

M : En plus des fleurs, nous allons aussi donner du compost lors de la distribution de fleurs. Peux-tu m’expliquer ce que c’est?

T : Le compost c’est excellent pour nourrir votre potager ou vos plantes en pot! Il apporte des éléments nutritifs en libération lente, contrairement à un engrais de synthèse qui lui, va apporter des nutriments de façon très rapide.
Le compost stimule la vie de votre terre. Il est composé de matières organiques décomposées. Un engrais de synthèse peut intoxiquer une plante, mais pas le compost naturel!

M : A-t-on besoin de beaucoup de compost pour réaliser des plantations? Comment doit-on l’utiliser?

T : Il n’y a pas vraiment de limites à son utilisation. Les annuelles n’ont pas besoin de beaucoup de compost, mais c’est toujours bien d’apporter de la vie à votre terre.
En pot, il peut être mélangé avec de la terre à empotage (un tiers de compost, deux tiers de terre). Celle-ci a un bon drainage, qui aide à compenser l’absence d’aérateurs naturels tels que les vers de terre.
Dans le jardin ou les grands bacs, on peut simplement mettre un peu de compost en surface, et la vie va venir le chercher…

« Le compost c’est excellent pour nourrir votre potager ou vos plantes en pot! »

M : Dans un carré d’arbre, faut-il mettre plus de compost parce qu’il est entouré de béton?

T : Une fois par an, au printemps, c’est bien de mettre une bonne dose de compost dans le carré d’arbre.

M : En parlant de carrés d’arbre, quel type de plante faut-il y mettre? Comment les planter et comment les entretenir? Est-ce que c’est grave si les fleurs plantées sont à l’ombre de l’arbre? Faut-il laisser l’arbre « respirer »?

T : Tout dépend d’abord de l’arbre qui est planté.
Les racines des érables par exemple, émettent des toxines pour éliminer toute compétition. C’est pour ça qu’il n’y a pas grand-chose qui pousse autour d’un érable. Dans ce cas, il faudrait choisir une variété de plante un peu plus envahissante et vigoureuse, en respectant une distance avec le tronc.
Autour d’un frêne, on peut planter des annuelles ou bien des vivaces rigoureuses.
S’il y a un peu d’ombre, on pourrait planter des coléus, des cosmos ou des bégonias.
Attention de ne pas creuser trop profond lors de la plantation pour ne pas abîmer les racines de l’arbre! Gardez une petite distance autour du tronc d’un arbre mature pour ne pas étouffer les fleurs (environ 30 cm).

M : Pour l’année prochaine, aurais-tu des suggestions de fleurs ou de plantes que l’on pourrait distribuer?

T : J’aime tellement de plantes que c’est difficile de choisir… La sélection de cette année est déjà vraiment belle!
Le trèfle pourrait être distribué en semence. Vous pourriez ensemencer un peu de trèfles autour d’un arbre. C’est une fabacée dont les racines s’allient avec le rhizobium (bactérie) pour capter l’azote de l’air et le rendre assimilable aux plantes. C’est une bonne alternative au paillis.
J’aime bien les anémones. C’est une plante vivace facile à entretenir qui peut pousser à la mi-ombre et au soleil. C’est aussi une fleur magnifique et certaines espèces sont indigènes au Québec.
J’aime aussi beaucoup les fougères (pour mettre près des arbres par exemple). L’Onoclea sensibilis est une très belle fougère indigène qui va bien avec les anémones et qui va se multiplier d’elle-même. Donc même si au départ vous n’avez que 2 ou 3 plants, l’année d’après il va y en avoir plus. J’aurais tendance à privilégier des espèces indigènes, car les pollinisateurs d’ici les aiment…

M : Un dernier mot?

T : Continuez de jardiner!  On ne peut pas avoir TROP de verdure ou de fleurs. La verdure et la nature apportent du bien-être à l’humain et à la nature. On fait tous partie du même écosystème…

Récapitulatif Entrevue

 

[i] Quantité d’eau qui s’évapore par le sol, les nappes liquides et la transpiration des végétaux.
[ii] Surface de feuillage
[iii] Processus par lequel les plantes vertes synthétisent des matières organiques grâce à l’énergie lumineuse, en absorbant le gaz carbonique de l’air et en rejetant l’oxygène.
[iv] C’est la période où, dans le cycle de vie d’un organisme, la croissance et le développement sont temporairement arrêtés.

Composter chez soi : pourquoi pas?

– Vous avez un jardin et désirez produire du compost pour enrichir son sol?
– Vous n’avez pas de cour mais souhaitez quand même produire votre compost?
– Vous participez déjà à la collecte des résidus alimentaires et souhaitez maintenant passer au compostage domestique?

Si vous avez répondu oui à une ou plusieurs de ces questions, l’éco-quartier a une solution pour vous!
Comme à chaque année, l’Éco-quartier Mercier–Hochelaga-Maisonneuve vous offre la possibilité de vous procurer un composteur domestique ou un kit de vermicompostage au faible coût de 30$ et 40$.

Les deux modèles de composteurs domestiques disponibles ont été conçus à partir de plastique recyclé. Le premier contient 310 litres, le second 339 litres. Le kit de vermicompostage est quant à lui idéal pour les appartements ou pour les personnes n’ayant pas de cour, puisqu’il est offert dans un format plus compact : un vermicomposteur en plastique de 50 litres.

Les composteurs et vermicomposteurs seront vendus jusqu’à épuisement des stocks. Faites vite! Contactez-nous au 514 253-5777 ou écrivez-nous à ecoresponsabilite@ecomhm.com afin de réserver le vôtre à l’un de nos trois points de service :

Mercier-Est : 2887, rue des Ormeaux
Mercier-Ouest : 6711, rue de Marseille
Hochelaga-Maisonneuve : 1875, avenue Morgan, 2e étage

Vous devrez ensuite vous présenter au point de service choisi pour effectuer le paiement (argent comptant uniquement) et récupérer votre composteur. Une courte formation vous sera également offerte sur place!

 

Bazar du réemploi de Mercier-Ouest en fête – 20e édition

Y’a QuelQu’un l’aut’bord du mur, organisme mandataire de l’Éco-quartier Mercier−Hochelaga-Maisonneuve, participe une nouvelle fois à l’organisation d’un bazar du réemploi dans le cadre de la fête familiale « Mercier-Ouest en fête ». L’événement aura lieu le samedi 8 juin 2019, de 11h00 à 16h00, au Parc Jean-Amyot. Le bazar se tiendra sur l’avenue de la Pépinière, entre les rues Pierre-De Coubertin et Bouvret.

À l’image d’une grande vente de garage, le principe du bazar du réemploi est simple : favoriser le réemploi et l’économie de seconde main. Participez à la réduction des déchets en acquérant des biens usagés ou en revendant ceux dont vous n’avez plus besoin tout en vous rapprochant du mode de vie « zéro déchet ». Le réemploi permet de prolonger le cycle de vie des objets usagés alors que l’achat d’un produit neuf, de par son processus de fabrication et sa durée de vie limitée, augmente le nombre de déchets qui se retrouvent dans les sites d’enfouissement.

Adopter un mode de vie zéro déchet c’est se poser la question « Est-ce que j’ai vraiment besoin de ce bien »? Si  la réponse est oui, « serait-il possible d’acquérir ce bien sans pour autant l’acheter neuf »? Venez donc faire un tour au bazar du réemploi afin d’y trouver tout ce dont vous avez besoin.

Les citoyens-nes peuvent réserver un emplacement (une table et deux chaises) au coût de 25$ pour y vendre leurs objets usagés (maximum de deux emplacements par personne). La location est réservée en priorité aux résidents-es de l’arrondissement de Mercier−Hochelaga-Maisonneuve. Réservez votre emplacement dans un de nos trois points de service : 1875, avenue Morgan-(2e étage) ou 6711, rue de Marseille ou 2887, rue des Ormeaux. Pour plus d’informations : 514 253-5777 ou ecoresponsabilite@ecomhm.com.

Restez à l’affût puisque nous organiserons deux autres bazars pendant l’été : celui de « Louis-Riel en fête » et celui d’Hochelaga-Maisonneuve! Les informations seront diffusées sur notre site Internet prochainement.

Encore quatre fêtes de quartier écoresponsables en 2018!

Depuis quelques années maintenant, l’Éco-quartier Mercier—Hochelaga-Maisonneuve accompagne les comités organisateurs des quatre fêtes de quartier de l’arrondissement afin de les conseiller en écoresponsabilité.

L’éco-quartier tient à souligner l’engagement de ces comités, qui mettent en place plusieurs initiatives afin de réduire l’empreinte écologique de ces événements familiaux :

  • Présence de bacs bruns et bacs de recyclage sur le site
  • Présence de la brigade verte de l’éco-quartier pour le tri des matières et la sensibilisation
  • Utilisation de vaisselle compostable ou recyclable
  • Présence d’un bar à eau pour le remplissage de gourdes réutilisables

Grâce à toutes ces mesures, les quatre fêtes ont obtenu les certifications d’événement écoresponsable suivantes :

  • Fête des familles de Mercier-Est : Argent (3e niveau sur 5)
  • Fête de la famille d’Hochelaga-Maisonneuve : Or (4e niveau sur 5)
  • Mercier-Ouest en fête : Platine (5e niveau sur 5)
  • Louis-Riel en fête : Or (4e niveau sur 5)
Quelques retombées environnementales positives

La mise en place de mesures écoresponsables lors d’un événement permet d’en réduire l’empreinte écologique . Par exemple, en mettant les informations sur les stations de métro ou les lignes d’autobus qui sont près du site sur les affiches de l’événement, les participants-es sont encouragés à se déplacer en transport en commun. Il est aussi possible de mentionner la proximité de pistes cyclables, afin d’encourager les participants-es à se déplacer en transport actif !

Aussi, en communiquant à l’avance aux participants-es les mesures écoresponsables qui seront mises en place lors de l’événement, sur les réseaux sociaux par exemple, ils-elles seront incités à y participer. Par exemple, dans le cas des fêtes de quartier, la présence du bar à eau a permis de réduire la distribution de bouteilles d’eau à usage unique. Cette mesure peut être mentionnée dans les communications, afin d’inciter les participants-es à apporter leur gourde réutilisable.

Finalement, en ayant des bacs de recyclage ainsi que des bacs bruns sur le site, il est possible de détourner un maximum de déchets de l’enfouissement. Ceci permet de recycler les matières ou de les valoriser en compost, tout en évitant les émissions de gaz à effet de serre issues de l’enfouissement des résidus alimentaires.

mercier-ouest en fête - un événement écoresponsable

Grâce aux îlots à trois voies (recyclage, résidus alimentaires et ordures) présents sur le site ainsi qu’au tri des matières par la brigade verte, c’est en moyenne 80% des matières résiduelles générées par les fêtes de quartier qui a été détourné de l’enfouissement ! Ceci a permis d’éviter la production de plus d’une tonne d’équivalent CO2, soit les émissions de gaz à effet de serre qui seraient générées par une voiture compacte qui parcourt 4200 km !

Félicitations encore une fois aux comités organisateurs des quatre fêtes de quartier et à tous les participants-es qui ont aidé à réduire l’empreinte écologique de l’événement par leurs actions. Au plaisir de vous revoir l’été prochain !

Pour plus d’information sur les événements écoresponsables, le service de brigade verte ou la certification octroyée par l’éco-quartier, contactez nous au 514-253-5777 ou à l’adresse courriel ecoresponsabilite@ecomhm.com.

Le bac brun, c’est facile : comment et pourquoi?

Dans le cadre de l’implantation progressive de la collecte des résidus alimentaires  dans l’arrondissement, l’Éco-quartier Mercier–Hochelaga-Maisonneuve invite les résidents-es à sa formation interactive : Le bac brun, c’est facile : comment et pourquoi? Deux autres formations similaires ont été donnée au courant de l’année pour aider les résidents-es de Mercier-Ouest et de Mercier-Est à intégrer le bac brun à leur quotidien. C’est maintenant au tour du quartier Hochelaga-Maisonneuve!

Il s’agit d’une occasion idéale pour démystifier certains préjugés sur la collecte des résidus alimentaires. En effet, l’importance de participer à la collecte, ses bienfaits environnementaux, les astuces pour l’intégrer facilement au quotidien, les différents processus utilisés pour le traitement de la matière (compostage en andain et biométhanisation) seront abordés en profondeur. Une période de questions est prévue à la fin de la formation.

Rendez-vous le mardi 17 octobre de 18h à 19h au 1875, avenue Morgan (dans la salle de l’Âge d’or Morgan au sous-sol). Inscription obligatoire : 514-253-5777 ou formatrice.environnement@ecomhm.com. L’évènement sera  annulé s’il y a moins de 10 participants-es.

Pour en savoir davantage sur les formations à venir dans votre quartier, n’hésitez pas à consulter notre calendrier!

Visite du CESM et de la TOHU

Comprendre la gestion des matières résiduelles : Visite de la TOHU et du Complexe environnemental de Saint-Michel

L’Éco-quartier Mercier─Hochelaga-Maisonneuve vous invite à venir découvrir avec nous la TOHU et le Complexe environnemental de Saint-Michel afin d’en apprendre davantage sur le processus de tri des matières recyclables ainsi que le processus de transformation des résidus organiques.

L’activité inclura une visite du centre de tri où vous aurez l’opportunité de poser toutes vos questions sur les matières acceptées et refusées. La visite se poursuivra à l’intérieur du Complexe environnemental de Saint-Michel. Le parcours proposé permettra aux participants-tes de se familiariser avec le compostage des résidus verts fait sur place et leur offrira la possibilité d’entrevoir le fonctionnement de l’usine de biométhanisation. D’une durée de deux heures, la visite sera suivie d’un dîner en groupe dans un espace réservé à la TOHU.

La visite aura lieu vendredi le 6 octobre prochain, de 10h30 à 12h30. Le point de rencontre est à 9h30 en face du 6711, rue de Marseille et le retour est prévu pour 14h00.  Le coût de l’activité est de 15$ et inclut le transport en autobus à l’aller et au retour ainsi qu’un dîner sur place. L’activité peut être gratuite si vous ne désirez pas prendre le lunch. Le transport sera toutefois fourni. Mentionnez votre choix lors de l’inscription.

Inscription et paiement (si requis) obligatoires avant le mercredi 4 octobre dans l’un de nos 3 points de service (argent comptant seulement) ou en ligne par PayPal au lien suivant: ecomhm.com/tohu/.

Renseignements : 514-253-5777 ou  à conseillermo@ecomhm.com.
L’événement sera  annulé s’il y a moins de 10 participants-es ou en cas de pluie torrentielle. Âge minimum de 8 ans pour participer (les enfants doivent être accompagnés d’un adulte). Non remboursable.

L’aménagement des ruelles vertes bat son plein à travers l’arrondissement!

D’ici à la fin de la saison 2017, quatre nouvelles ruelles vertes seront aménagées par des citoyens et des citoyennes qui ont à cœur l’environnement! Grâce à la mobilisation citoyenne, plusieurs plates-bandes seront verdies avec une grande diversité d’arbres, arbustes et autres végétaux. De plus, nous construirons un mobilier original, créant un milieu de vie intéressant et accessible à tous.

Cette année encore, l’éco-quartier travaillera en collaboration avec le collectif d’artistes A’Shop pour la conception d’une murale dans la future ruelle verte l’Envolée. Comprenant aussi plusieurs activités de médiation culturelle, ce projet est réalisé dans le cadre du Programme d’Art Mural de la Ville de Montréal qui vise à embellir l’espace public par la création de murales extérieures.

Si vous souhaitez participer à la réalisation des aménagements, nous vous invitons à contacter Diane, responsable en verdissement, à l’adresse suivante : verdissementhm@ecomhm.com

Inscription en cours pour la 4e édition des journées des ruelles vertes

Avis à tous les membres d’un comité de ruelle verte, vous êtes cordialement invités à participer à la 4e édition des journées des ruelles vertes montréalaises, le 9 et 10 septembre prochain. Lors de cette journée, vous pourrez souligner votre implication et poursuivre l’embellissement de votre ruelle tout en prenant le temps de vous rencontrer et d’échanger ! Faites vite, les inscriptions sont acceptées jusqu’au 25 août. Cliquez ici pour vous inscrire.

Joignez-vous à nous ! Découvrez la biodiversité du parc Thomas-Chapais

Abritant une érablière à caryer cordiforme naturelle, le parc Thomas-Chapais représente un excellent milieu d’observation des forêts typiques du sud du Québec. Dans un esprit de découverte, venez porter avec nous un regard neuf sur la diversité des espèces du parc. Depuis le début de l’été, plusieurs animations ont lieu sur la thématique des arbres, des insectes et des oiseaux. Elles sont offertes gratuitement par l’Éco-quartier Mercier–Hochelaga-Maisonneuve dans le cadre du projet de protection, de restauration, de mise en valeur et d’éducation au parc Thomas-Chapais.

Le Grand Sage invite également les familles à une chasse aux énigmes et à une séance de coloriage sur papier géant dans le cadre desquelles elles pourront tester leurs connaissances sur la biodiversité du parc.

Horaire des prochaines activités :

  • Chasse aux énigmes
    Le samedi 19 août à 10 h 30
  • Corvée d’éradication du nerprun (bénévoles recherchés!)
    Le samedi 26 août à 13 h 30
  • Tous les groupes sont bienvenus (scouts, centres de la petite enfance, camps de jour, organismes, familles, résidences pour retraités, etc.). Communiquez avec nous pour réserver une animation ou une visite du parc.

Pour toutes les activités, le point de rencontre est le chalet du parc Thomas-Chapais, situé au 8919, rue De Grosbois. Renseignements et inscriptions auprès de l’Éco-quartier Mercier– Hochelaga-Maisonneuve : 514-253-5777 ou biodiversite@ecomhm.com.

Projet financé par la Fondation Hydro-Québec pour l’environnement.

 

Le Jardin éducatif de l’Esplanade

Le Jardin éducatif de l’Esplanade de la Financière Sun Life du Parc olympique est aménagé pour sa cinquième année. Il permet aux riverains de profiter d’une oasis de fraîcheur et d’aliments locaux jusqu’à la mi-septembre. Ce projet est organisé par l’Éco-quartier Mercier–Hochelaga-Maisonneuve, programme pris en charge par Y’a QuelQu’un l’aut’bord du mur (YQQ).

Les intentions derrière ce projet d’agriculture urbaine et de verdissement sont multiples. La création du Jardin de l’Esplanade en 2012 a permis de lutter contre les îlots de chaleur, de promouvoir la sécurité alimentaire et de rendre l’appropriation citoyenne des lieux possible. Il sert également de vitrine à l’agriculture urbaine puisque différents types de jardins ont été aménagés : agriculture traditionnelle, culture en jardinière, jardin mellifère, permaculture, fines herbes et plantes médicinales. L’objectif est de donner aux citoyens et citoyennes de Mercier–Hochelaga-Maisonneuve une occasion d’expérimenter les avantages de l’agriculture urbaine en les invitant à fréquenter le jardin et à se servir. D’ailleurs, du nouveau mobilier réalisé à partir de la récupération de palettes a été ajouté afin d’améliorer la convivialité et le confort de l’espace.

Une panoplie d’activités sont offertes pendant les mois de juillet et août. Au mois d’août, des ateliers sur différentes thématiques sont prévues les mardis soir, 18 h : l’apiculture urbaine (1er août), la mécanique de vélo (8 août), la fabrication de châssis froid (15 août) et la gastronomie internationale (22 août). Le but de ces ateliers est de sensibiliser et autonomiser les citoyens en leur donnant l’occasion d’expérimenter et de découvrir divers sujets en accord avec la mission environnementale de l’éco-quartier.

Une nouveauté cette année : Les Rencontres de l’agriculture urbaine qui prennent la forme de circuits à vélo réalisé un vendredi par mois dès 16 h. Ce mois-ci, l’activité aura lieu le 18 août. Nous visiterons des initiatives d’agriculture urbaine et de verdissement visant la sécurité alimentaire dans le quartier. Le Jardin devient alors un vecteur de l’implication et de l’initiative citoyenne. Ces rencontres facilitent la mise en place de projets et d’un réseau citoyen dans le domaine de l’agriculture urbaine et du verdissement.

De plus, chaque mercredi, à 18 h, ont lieu des cours de Hatha Yoga offerts par Nancy Lussier de Essentiellement soi. La nature en ville entraîne des effets bénéfiques sur la santé et nous souhaitons que tous puissent en profiter.

Également, les derniers mardis du mois, les mardis « DD », sont des activités sociales et ludiques visant à faire connaître le Jardin à un public qui normalement ne le fréquenterait pas. Cette année, un tête-à-tête avec Solon prendra place le 29 août sur les thèmes de l’efficacité énergétique et des énergies renouvelables. Solon est un collectif qui vise à promouvoir et développer la participation des citoyennes et citoyens dans l’espace collectif. C’est l’occasion de participer à une de leur assemblée populaire!

Pour plus de détails sur le projet du Jardin de l’Esplanade et la programmation des activités, visitez ecomhm.com/esplanade et facebook.com/ecomhm.

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