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Vendredi fou – et s’il était vert?

D’après l’Office québécois de la langue française, le Black Friday, aussi appelé Vendredi fou, est la « journée du vendredi qui suit le quatrième jeudi de novembre, date du Thanksgiving aux États-Unis, au cours de laquelle les commerçants offrent des rabais importants pour marquer le coup d’envoi des achats de Noël ».

Les origines…

Le terme « Black Friday » désigne à l’origine la forte affluence sur les routes le vendredi soir…

Dans le temps, le terme Vendredi noir avait une consonance plus économique, désignant l’époque de l’année où les commerçants faisaient des profits, « sortaient du rouge » (de l’anglais « back to black ») et devenaient rentables avec un chiffre d’affaires positif.

Aujourd’hui le Black Friday est devenue LA journée qui marque le début des achats de Noël et surtout l’occasion pour les commerçants de proposer des rabais d’apparence alléchante pour attirer un maximum de consommateurs. Chaque année, à cette occasion, les foules affluent en masse dans les magasins.

Au Canada, le concept de « Vendredi fou » gagne rapidement du terrain. L’événement s’étend aujourd’hui à toute la fin de semaine et jusqu’au « Cyberlundi ».

En 2019, le Vendredi fou aura lieu le vendredi 29 novembre.

Vendredi fou VS consommation responsable

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Bien entendu, dans le contexte environnemental actuel, on est en droit de se demander si une telle journée, favorable à la consommation de masse, n’est pas contradictoire.

Nous le savons, les pays occidentaux (notamment les États-Unis, mais aussi en Europe et au Canada) connaissent, depuis l’ère moderne, une augmentation importante et rapide du taux de consommation.

À l’heure où l’on peut tout avoir, tout de suite, nous sommes tentés d’acheter au-delà de nos besoins réels.

Gardons en tête que derrière chaque achat se cachent l’extraction toujours plus grande de ressources naturelles peu ou pas renouvelables, la consommation et la production d’énergie pas toujours « verte », le transport polluant sur des milliers de kilomètres et la production d’une quantité impressionnante de déchets au quotidien.

Il semblerait qu’à la vue alléchante de rabais « exceptionnels », nous mettions de côté notre conscience écologique! Ces rabais sont-ils véritablement plus intéressants à ce moment-là de l’année? Qu’est ce qui nous pousse à nous ruer dans les magasins et les sites de ventes en ligne ce jour-là? Qu’est ce qui nous influence, vraiment? Ces produits sont-ils de qualité? Vont-ils durer dans le temps ou sont-ils programmés pour être jetés avant l’année suivante?

Pour lutter contre la frénésie du « tout jetable » et du tout « tout d’suite », le groupe Adbusters de Vancouver a créé, il y a 20 ans, la « Journée mondiale sans achat », qui a lieu le même jour que le Vendredi fou.

C’est une journée de boycott, mais aussi de réflexion. C’est l’occasion de méditer réellement sur ce que signifie la société de consommation et de faire des choix éclairés. C’est l’occasion aussi d’apprendre à consommer autrement, à réparer ou à fabriquer plutôt que d’acheter neuf, etc.
Cette journée permet de penser l’être humain comme autre chose qu’un simple consommateur et de prendre conscience que le rythme de consommation adopté dans les pays industrialisés n’est pas viable pour l’avenir de notre planète. En somme, c’est une journée pour reconnecter avec nos besoins réels et notre essence.

J’ai besoin d’un produit particulier et le vendredi fou, c’est l’occasion idéale pour l’obtenir à vraiment bon prix…

Attention, personne ne dit que vous n’avez pas le droit d’acheter! Ce qui est suggéré, c’est de réfléchir consciemment à nos actions et de se poser les bonnes questions :

  • Ai-je vraiment besoin de ce produit?
  • Pourrais-je m’en passer?
  • Puis-je le trouver d’occasion ou même me le faire donner?
  • Le prix est-il réellement plus intéressant aujourd’hui plutôt qu’un autre jour?
  • Ce produit va-t-il durer dans le temps?
  • Est-il fabriqué de manière éthique et responsable?
  • Puis-je aller le chercher plutôt que me le faire livrer?

Faire de meilleurs choix, ça se planifie! Il faut considérer nos besoins réels et les distinguer honnêtement de nos envies. Il faut aussi envisager toutes les possibilités : parfois, on peut emprunter ou dénicher des trésors usagés.

Dépenser mieux et faire de meilleurs choix, ce n’est pas seulement bon pour nous et notre porte-monnaie, mais aussi (et surtout), pour la planète!

 …Et vous, que faites-vous le vendredi 29?

 

Réparer ses vêtements: un choix écolo facile!

Le 26 octobre prochain aura lieu notre 2e édition du Réparothon de MHM! C’est quoi un Réparothon? C’est un évènement gratuit où des bénévoles expérimentés aident à diagnostiquer et réparer, si possible, vos objets défectueux ou brisés. Pourront être réparés sur place: les vélos, les petits appareils électroménagers, les appareils électroniques (ordinateurs, cellulaires, etc.) et…  les vêtements!

Pourquoi réparer ses vêtements?

Il n’est pas rare de faire réparer ses objets personnels qui ont une valeur élevée, comme des ordinateurs portables ou des électroménagers. En revanche, l’idée de réparer des commodités comme des sacs à dos, des souliers ou des vêtements est de moins en moins populaire. Évidemment, le prix d’achat de ces biens est souvent abordable, ce qui encourage la consommation avant la réparation. La preuve étant que selon une étude de Recyc-Québec[1], chaque Québécois et Québécoise jette en moyenne 9 kilogrammes de textile par année, générant un total de 67 000 tonnes de déchets textiles au Québec par an.

Le coût environnemental associé à cette consommation ne peut plus être ignoré. En effet, l’industrie du textile est reconnue comme étant la deuxième plus polluante, après celle du pétrole. Cela n’est pas étonnant lorsqu’on pense à toutes les étapes nécessaires pour produire des vêtements. Il y a d’abord la production de matières premières, lesquelles sont très variées. Prenons par exemple le coton. Pour obtenir le matériau final, les agriculteur-e-s utilisent de grandes quantités d’eau, de pesticides et de fertilisants. Puis, le nettoyage et l’extrusion de la fibre requièrent des huiles pour rendre le matériau plus résistant. La fibre est ensuite transformée en fils à tisser et préparée pour la coloration ou l’impression de motifs. Il devient alors possible de fabriquer des tissus qui seront transformés en vêtements, en sacs ou autres, pour être emballés et livrés en grandes quantités.

Au bout de cette chaîne, une paire de jeans en coton aura nécessité l’utilisation de 11 000 litres d’eau, d’un kilogramme de coton et d’une quantité impressionnante de produits chimiques.[2] Arrive alors la question : quand la fermeture éclair de ma nouvelle paire de jeans brise, est-ce vraiment moins cher d’en acheter une nouvelle paire plutôt que de faire réparer l’ancienne?

Comme consommateur et consommatrice, il est possible de faire des choix éclairés pour ne pas encourager l’industrie du textile sous sa forme actuelle. Premièrement, il est pertinent d’opter pour les tissus biologiques dont la production n’est pas aussi polluante. Il faut également se donner le défi d’acheter moins de vêtements, mais de plus grande qualité afin qu’ils durent plus longtemps. Finalement, achetez des morceaux qui ne seront pas démodés dans 3 mois et n’achetez pas la première fois que vous essayez un habit. Laissez-vous plutôt le temps de réfléchir et voir l’utilité du vêtement dans votre vie.

Consultez la page Facebook de l’événement pour plus d’information sur notre Réparothon de MHM!

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[1] https://www.recyc-quebec.gouv.qc.ca/sites/default/files/documents/Fiche-info-textile.pdf

[2] Pour en connaître davantage sur l’histoire du jeans: http://mue-magazine.fr/actualites-mode-ethique/fabrication-dun-jean

Le cycle de vie des objets

Tout objet, tout produit, connaît un début et une fin de vie…

Le cycle de vie des objets représente toutes les étapes qu’un produit ou un objet va connaître, de sa création à sa fin de vie. De nos jours, le cycle de vie le plus communément observé est un cycle linéaire et fini (par opposition à un cycle circulaire).

À l’origine de ce cycle de vie linéaire, il y a l’extraction d’une ou de plusieurs ressources naturelles. L’humain les extrait puis les achemine dans des usines de transformation, où elles deviennent des objets ou des produits consommables. Ceux-ci prennent ensuite la route vers des lieux de distribution et finalement vers des points d’achat, où nous pouvons les acquérir. Une fois utilisés ou consommés, les produits sont généralement jetés, puis collectés et enfin enfouis.

Extraction des ressources naturelles

De manière générale, une ressource naturelle est une substance, un organisme ou une matière présente dans la nature. L’humain l’extrait dans le but de la transformer puis de l’utiliser, soit comme énergie, soit comme matériau de fabrication, soit comme aliment.

Classification des ressources naturelles [1] :

L’extraction des matières premières et leur transformation en produits finis engendrent de nombreux impacts environnementaux. Elles accroissent la pression sur les réserves de ressources naturelles (surtout sur celles qui ne sont pas renouvelables, comme le pétrole), altèrent les écosystèmes et les habitats naturels et contaminent, à divers degrés, l’eau, l’air et le sol [2]. Le transport des matières premières vers les lieux de transformation et de production et le transport des produits vers les lieux de consommation ont également un gros impact environnemental. L’énergie nécessaire et les méthodes de travail utilisées pour extraire les ressources sont d’importantes sources de gaz à effet de serre (GES).

Fabrication/Production/Transformation

Les ressources naturelles sont ensuite transformées en produits consommables.

Tout processus de transformation implique l’utilisation d’énergie (électricité, carburant, etc.), de ressources matérielles et humaines. La majorité de l’énergie utilisée dans la production de produits génère des GES [3]. En effet, l’industrie de la production (incluant les industries manufacturières, la construction et les procédés industriels et agricoles) est la première source de GES au Canada. [4]

Distribution

Les produits terminés sont emballés et distribués. Cette distribution peut se faire par voie terrestre (train, camion), aérienne ou maritime. Les moyens de transport représentent aujourd’hui la 2e plus grande source d’émission de CO2 au Canada.[5]

L’empreinte carbone, qui permet de mesurer le taux d’émissions des GES, est exprimée en équivalent carbone (ou équivalent CO2 ou eq CO2).[6] Dans le cas d’un trajet, ce taux correspond aux gaz émis lors du trajet en lui-même et à toute l’énergie dépensée pour sa mise en œuvre (l’entretien du véhicule, etc.). Pour 1 km parcouru, l’empreinte carbone d’un avion est en moyenne de 360 g d’eq CO2, contre 150 g d’eqCO2 pour une voiture[7]. On multiplie ensuite ces chiffres par le nombre de kilomètres parcourus pour connaître le taux de GES généré par un trajet.

Empreinte carbone pour un trajet de 836 km (de Québec à New-York) [8] :

Les grands cargos de transport, de par la taille de leurs moteurs et le carburant qu’ils utilisent, polluent à eux seuls autant que les 760 millions d’automobiles de la planète ![9]

Utilisation

Une fois la distribution des produits effectuée dans les différents points d’achats, nous pouvons en faire l’acquisition. C’est à ce moment-là que nous devenons des consommateurs (ou utilisateurs).

Il peut être difficile de se rendre compte du circuit déjà réalisé par les objets au moment où nous les achetons. Les étiquettes ne retracent pas toutes les étapes qui précèdent la consommation.

Déchet/Enfouissement :

Tout objet qui cesse d’être utilisable entame sa fin de vie. Il est mis à la poubelle, collecté, puis enfoui. Ainsi s’achève le cycle de vie traditionnel des objets.

Cette étape a toute son importance car lorsqu’elle est mal réalisée, certains déchets se retrouvent dans nos rues, dans nos égouts, dans nos forêts, dans nos océans… La faune et la flore sont polluées et mises en danger par ces déchets. Un mégot de cigarette, par exemple, pollue à lui seul jusqu’à 500 litres d’eau[10] [11]. Les substances chimiques présentes dans les filtres de cigarette intoxiquent également les plantes. Des déchets plastiques forment aujourd’hui des îles dans nos océans, ou sont retrouvés à l’intérieur des animaux marins.

Les alternatives au cycle traditionnel linéaire

Des alternatives à ce cycle de vie existent. Elles sont plus écoresponsables et plus raisonnables. L’objectif d’un mode de vie et d’une société « zéro déchet » est de diminuer la production de nouveaux objets (et donc l’extraction des ressources naturelles) et l’enfouissement de déchets.
Nous cherchons à rendre le cycle de vie des objets circulaire et de plus en plus court.

Les 3RV-E

Les 3RV-E, c’est un principe de gestion des matières résiduelles qui vise à la réduction de l’extraction des ressources et de la création de déchets. Ce sigle signifie : réduire à la source, réemployer, recycler, valoriser, éliminer.

Dans la vidéo que nous avons réalisée et que nous vous présentons ci-après, nous parlons volontairement des 3RV-E dans l’autre sens, car nous pensons que toutes les étapes qui constituent le 3RV-E conduisent à l’objectif final qu’est le « zéro déchet ». Comme nous allons le voir, le recyclage et le réemploi sont des solutions essentielles pour la réduction des déchets, mais insuffisantes pour une éradication totale des déchets.

Le recyclage :

Certaines matières peuvent être recyclées. Nous avons chez nous des bacs de récupération pour les matières recyclables et des bacs de compostage pour nos résidus alimentaires.
Une fois collectées, ces matières sont à nouveau acheminées vers des usines de transformation et on leur donne une nouvelle forme.[12]

Dans l’est de Montréal  les résidus alimentaires collectés sont accumulés et transformés en compost. C’est un exemple de valorisation : la matière résiduelle devient une autre matière ou énergie utile. Le processus de compostage créé de l’énergie (appelée biogaz) qui pourrait, elle aussi, être exploitée. Ce compost peut ensuite être utilisé dans les plates-bandes, les espaces verts et les remblais.

Cycle du compostage [17] :

 

En recyclant, en compostant, on évite ainsi l’augmentation de déchets destinés à l’enfouissement. Cependant, ce sont des procédés qui ont aussi un coût environnemental et monétaire. Certaines matières ne peuvent pas se recycler à l’infini et faire fonctionner des usines de recyclage demande des ressources énergétiques.

Avantages et inconvénients du recyclage [13] :

Le Réemploi :

Pour pallier à l’abondance de déchets à recycler et désengorger les usines de transformation et les sites d’enfouissement, on peut aussi adopter de nouvelles habitudes de consommation, en faisant par exemple du réemploi.

Dans la catégorie « réemploi », on trouve trois sous-catégories : on peut réutiliser (ce qui implique un entretien de l’objet), partager ou revendre un produit. Réemployer permet de rendre le cycle de vie circulaire et presque infini. Une fois qu’un produit est entré dans le réseau de distribution, il est utilisé à répétition et ne connaît une fin de vie qu’après plusieurs utilisations, voire jamais.[14] Pour être avantageux, le réemploi doit remplacer l’achat de produits neufs et non s’y ajouter.[15]

Si les consommateurs cessent d’acheter un certain type de produit neuf, il cessera d’être produit ! Ce qui nous emmène à notre troisième point : la réduction !

La Réduction :

Le meilleur déchet est celui que l’on ne produit pas.

Le « zéro déchet », c’est éviter la production de déchet. Mais pour préserver notre écosystème, il est important de réduire aussi l’extraction des ressources naturelles. La réduction, c’est donc un changement dans les habitudes de consommation (je consomme moins et mieux) vers une disparition totale du cycle de vie et la préservation des ressources naturelles. C’est le refus de la surconsommation, le refus d’acheter des objets à usage unique conçus à partir de matières premières non-renouvelables, le refus des tendances. La réduction n’implique pas un retour à l’âge de pierre, mais tend, au contraire, vers l’optimisation parfaite de nos ressources et des technologies de pointe. La conception même des objets doit à son tour devenir plus écoresponsable.

Que font les institutions ?

Les changements dans les habitudes de consommation des citoyens-nes vont de pair avec les décisions des gouvernements, des industries et des commerces. Chacun doit contribuer. Nous, citoyens-nes, ne sommes pas les uniques responsables de la crise écologique actuelle.
Au-dessus de nous, il y a des institutions, des industries, des politiques, des aspects financiers… qui influencent nos choix et n’orientent pas les politiques vers des solutions salutaires et écoresponsables. Ces influences sont multiples : l’obsolescence, la sollicitation publicitaire, le fait que la réduction de la consommation soit considérée comme dommageable à l’économie, etc.[16]
Ce phénomène peut sembler trop puissant et générer un sentiment d’anxiété écologique très fort. Ne perdons pas de vue que nous avons dans nos mains le pouvoir d’agir pour nous-mêmes et de faire pression sur ces institutions.

Nous pouvons mobiliser nos forces et, collectivement, réclamer le changement, l’insuffler.

Il existe des initiatives citoyennes et des moyens de pression auxquels nous pouvons joindre nos forces. Chaque voix à son importance…

 

 

Mobilisons-nous !

 

 

RESSOURCES:

Se mobiliser, agir, s’informer :

Pétition « Demandez aux grands pollueurs plastiques de faire leur part ! » : https://www.greenpeace.org/canada/fr/agir/liberons-nous-du-plastique/

Semaine québécoise de réduction des déchets : https://sqrd.org/

Front commun québécois pour une gestion écologique des déchets : http://www.fcqged.org/principes-du-front-commun-2/

Opération « verre vert » : https://www.facebook.com/operationverrevert/

Centre québécois du droit de l’environnement : https://www.cqde.org/fr/

Pro consigne Québec : http://www.pro-consigne.org

Mieux comprendre

Les acteurs de l’économie circulaire : https://www.quebeccirculaire.org/static/acteurs-de-l-economie-circulaire.html

Assises québécoises de l’économie circulaire : https://www.recyc-quebec.gouv.qc.ca/entreprises-organismes/mieux-gerer/economie-circulaire/assises

La réduction à la source : https://www.recyc-quebec.gouv.qc.ca/sites/default/files/documents/Fiche-info-reduction.pdf

Les différents types de GES : http://www.environnement.gouv.qc.ca/air/questce-ges.htm

Combien d’arbres planter pour compenser mon empreinte carbone ?

Calculateur de compensation carbone : https://calculcarbone.org/

Quatre organismes qui offrent la possibilité de calculer et de compenser ses émissions de GES :

Carbone boréal : http://carboneboreal.uqac.ca/accueil/

Compensation CO2 Québec : http://www.compensationco2.ca/compensation-ges/

Planetair : https://planetair.ca/fr/index.sn

Less : https://www.less.ca/en-ca/flights.cfm?auid=ac

Articles de loi et actions concrètes en faveur de la préservation de l’environnement :

La Tasse : https://ici.radio-canada.ca/premiere/emissions/gravel-le-matin/segments/entrevue/101404/cafe-tasse-reutilisable-environnement

Ottawa veut interdire les articles en plastique à usage unique d’ici 2021 : https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1178164/gouvernement-federal-interdiction-plastique-usage-unique-2021

Charte sur les plastiques dans les océans : https://www.canada.ca/fr/environnement-changement-climatique/services/gestion-reduction-dechets/engagements-internationaux/charte-plastiques-ocean.html

La Ville de Montréal songe à interdire les « publisacs » : https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1138585/circulaires-tc-transcontinental-journaux-hebdomadaires

La Ville de Montréal signe le One Planet Charter : http://ville.montreal.qc.ca/portal/page?_pageid=7237,142307297&_dad=portal&_schema=PORTAL&id=21147&ret=/pls/portal/url/page/enviro_fr/rep_utilitaires/rep_actualites/actualites

Pour l’interdiction des plastiques jetables en UE d’ici 2021 : http://www.europarl.europa.eu/news/fr/press-room/20181018IPR16524/les-deputes-pour-l-interdiction-des-plastiques-jetables-dans-l-ue-d-ici-2021

Pour une nouvelle économie des plastiques : https://www.ellenmacarthurfoundation.org/assets/downloads/publications/NPEC-Hybrid_French_22-11-17_Digital.pdf

Stratégie qui vise l’atteinte de zéro déchet de plastique, par le Conseil canadien des ministres de l’Environnement : https://www.ccme.ca/files/Resources/fr_waste/fr_plastics/STRAT%C3%89GIE%20VISANT%20L%E2%80%99ATTEINTE%20DE%20Z%C3%89RO%20D%C3%89CHET%20DE%20PLASTIQUE.pdf

Politique québécoise de gestion des matières résiduelles : http://www.environnement.gouv.qc.ca/matieres/pgmr/

RÉFÉRENCES

[1] https://en.wikipedia.org/wiki/Natural_resource

[2] https://www.recyc-quebec.gouv.qc.ca/sites/default/files/documents/Fiche-info-reduction.pdf

[3] Plus d’informations sur les gaz à effet de serre : http://www.environnement.gouv.qc.ca/air/questce-ges.htm

[4] Rapport d’inventaire national 1990–2016 : sources et puits de gaz à effet de serre au Canada : https://www.canada.ca/content/dam/eccc/documents/pdf/climate-change/emissions-inventories-reporting/nir-executive-summary/Rapport%20Inventaire%20National%20Sommaire%202018.pdf

[5] Rapport d’inventaire national 1990–2016 : sources et puits de gaz à effet de serre au Canada : https://www.canada.ca/content/dam/eccc/documents/pdf/climate-change/emissions-inventories-reporting/nir-executive-summary/Rapport%20Inventaire%20National%20Sommaire%202018.pdf

[6] https://www.connaissancedesenergies.org/gaz-effet-de-serre-quest-ce-que-l-equivalent-co2-170807

[7] https://consommerresponsable.com/empreinte-carbone-mode-de-transport-plus-polluant/

[8] https://www.lesoleil.com/chroniques/jean-francois-cliche/auto-vs-avion-qui-pollue-le-plus-5542a185f5c856b906a8bbf449e86a1d

[9] Article de The Guardian, paru le 9 avril 2009 : https://www.theguardian.com/environment/2009/apr/09/shipping-pollution

[10] https://www.lapresse.ca/actualites/enquetes/201907/19/01-5234533-montreal-un-cendrier-a-ciel-ouvert.php

[11] https://ville.montreal.qc.ca/portal/page?_pageid=9257,143268754&_dad=portal&_schema=PORTAL

[12] Que deviennent les matières récupérées ? : https://www.recyc-quebec.gouv.qc.ca/citoyens/mieux-recuperer/que-deviennent-les-matieres-recuperees

[13] Acheter recyclé : https://www.recyc-quebec.gouv.qc.ca/citoyens/mieux-consommer/acheter-recycle

[14] Article de l’Éco-quartier MHM : http://ecomhm.com/news/leconomie-de-seconde-main-canada-milliards-de-biens-detournes-de-lenfouissement-annee/

[15] Le réemploi des matières résiduelles : https://www.recyc-quebec.gouv.qc.ca/sites/default/files/documents/Fiche-info-reemploi.pdf

[16] La réduction à la source : https://www.recyc-quebec.gouv.qc.ca/sites/default/files/documents/Fiche-info-reduction.pdf

[17] Guide zéro-déchet : http://vertsluisants.fr/index.php?article1/zero-dechet

Composter chez soi : pourquoi pas?

– Vous avez un jardin et désirez produire du compost pour enrichir son sol?
– Vous n’avez pas de cour mais souhaitez quand même produire votre compost?
– Vous participez déjà à la collecte des résidus alimentaires et souhaitez maintenant passer au compostage domestique?

Si vous avez répondu oui à une ou plusieurs de ces questions, l’éco-quartier a une solution pour vous!
Comme à chaque année, l’Éco-quartier Mercier–Hochelaga-Maisonneuve vous offre la possibilité de vous procurer un composteur domestique ou un kit de vermicompostage au faible coût de 30$ et 40$.

Les deux modèles de composteurs domestiques disponibles ont été conçus à partir de plastique recyclé. Le premier contient 310 litres, le second 339 litres. Le kit de vermicompostage est quant à lui idéal pour les appartements ou pour les personnes n’ayant pas de cour, puisqu’il est offert dans un format plus compact : un vermicomposteur en plastique de 50 litres.

Les composteurs et vermicomposteurs seront vendus jusqu’à épuisement des stocks. Faites vite! Contactez-nous au 514 253-5777 ou écrivez-nous à ecoresponsabilite@ecomhm.com afin de réserver le vôtre à l’un de nos trois points de service :

Mercier-Est : 2887, rue des Ormeaux
Mercier-Ouest : 6711, rue de Marseille
Hochelaga-Maisonneuve : 1875, avenue Morgan, 2e étage

Vous devrez ensuite vous présenter au point de service choisi pour effectuer le paiement (argent comptant uniquement) et récupérer votre composteur. Une courte formation vous sera également offerte sur place!

 

La récupération du plastique et le cas du plastique numéro 6

De nos jours, le plastique est partout et est utilisé dans toutes les sphères de notre quotidien. Cela peut s’expliquer du fait que cette matière a une grande longévité, ce qui est un avantage, mais aussi un grand défaut. Il est important de se rappeler que le plastique est fait de polymères issus de la transformation du pétrole. Il se dégrade donc très lentement et se retrouve souvent sous forme de microparticules qui contaminent notre environnement.

La récupération et le recyclage du plastique deviennent alors essentiels afin de réduire les quantités qui se retrouvent dans les sites d’enfouissement et le besoin d’extraire de nouvelles ressources pour en produire.

Plusieurs logos se retrouvent sur les emballages de plastique et peuvent nous aider à trier nos matières résiduelles. En effet, tous les plastiques ne peuvent pas se recycler.

Le logo des trois flèches triangulaires, appelé ruban de Möbius, avec un chiffre de 1 à 7 au centre, signifie que le produit est recyclable. Ces plastiques sont des thermoplastiques, des plastiques qui ramollissent à la chaleur. Le chiffre nous indique le type précis de plastique utilisé. Notez que si le plastique n’a pas de ruban de Möbius, il est  bien souvent non recyclable.

Il existe d’autres familles de plastiques telles que les thermodurcissables qui ne peuvent être recyclés, car il n’est pas possible de changer leur forme lorsque le plastique a été durci une première fois (a). Cette famille est utilisée, par exemple, en isolation ou en recouvrement de sol.

Voici un bref résumé de chacun des types de plastique de la famille des thermoplastiques et des exemples d’objets faits de ces plastiques qu’on utilise au quotidien (b) :

1 (PETE) – Polytéréphtalate d’éthylène : Transparent et léger, bouteille d’eau à usage unique ;

2 (HDPE) – Polyéthylène haute densité : Opaque et rigide, bouteille de détergent et shampooing ;

3 (V) – Chloroéthène/polychlorure de vinyle : Rigide, objet réutilisable comme une gourde ;

4 (LDPE) – Polyéthylène basse densité : souple et imperméable, sacs de poubelle ;

5 (PP) – Polypropylène : rigide et résistant aux matières grasses, intérieur de voiture ;

6 (PS) – PolyStyrène expansé (PSE) et non expansé (PS) : Le PS est souvent sous forme de styromousse, rigide et fragile, ustensile à usage unique, couvercles de verres à café jetables ;

7 – Désigne tout autre type de plastique recyclable qui ne fait pas partie des catégories 1 à 6. Lorsque les lettres PLA se trouvent sous le ruban de Möbius, cela signifie que c’est du plastique compostable.

Le plastique numéro 6 : recyclable, mais non recyclé

Vous vous demandez peut-être pourquoi le plastique numéro  6 (polystyrène expansé ou non) se retrouve dans cette liste, mais n’est pas recyclé à Montréal. En réalité, à Montréal, il n’est simplement pas rentable économiquement de le recycler. Ce plastique, très léger, est souvent constitué de beaucoup d’air. Par exemple, sous forme d’isolant, le plastique est composé à 98% d’air (c). Cela prend donc un grand volume de produit pour produire une petite quantité de plastique recyclable. Le coût du transport et de transformation est alors dispendieux pour le peu de plastique réellement recyclé.  Notez que le plastique numéro 6 est recyclé dans certaines villes du Québec, telles que Rimouski ou Matane.

Pour vous aider à le détecter lorsqu’il n’est pas identifié, c’est un plastique sur lequel il est facile de faire une marque avec son ongle. Il peut se trouver sous la forme de styromousse ou polystyrène (plastique rigide).

Les produits suivants sont souvent faits de plastique numéro 6 (d) :

  • Petits contenants de lait/crème à café;
  • Ustensiles à usage unique;
  • Les contenants de portions individuelles de yogourt;
  • Les barquettes de légumes colorées (à l’exception des barquettes de couleur orange);
  • Tout contenant en styromousse (verre, barquette à viande, emballage de meuble, emballage de produits électroniques ou autres, etc.).

Quelles sont les solutions à notre disposition?

  • Promouvoir le zéro déchet : En partant du principe des 3RV (Réduction à la source, Réemploi, Recyclage, Valorisation) la réduction de sa consommation de plastique est toujours le geste à prioriser.  Ainsi en réduisant  la quantité d’emballages achetée, en réutilisant certains contenants ou en achetant en vrac, vous réduisez la production de plastique à la source. Par exemple, remplir sa bouteille de shampooing ou de savon à lessive vide dans un magasin de produits en vrac est une première étape facile à instaurer chez vous.
  • Lors de l’achat, optez pour des produits qui ne se trouvent pas dans un contenant fait de plastique numéro 6.
  • Conservez vos emballages faits de plastique numéro 6, puis allez les porter aux écocentres de Lasalle ou Saint-Laurent(e).

De façon générale, privilégiez les produits avec le moins d’emballage plastique possible et, si cela est possible, choisissez des contenants faits de plastique recyclé et recyclable.

Sources :

 

(a) https://www.futura-sciences.com/sciences/definitions/chimie-thermodurcissable-2017/

(b)https://lemballageecologique.com/2011/06/30/les-symboles-du-recyclage-sur-les-emballages-plastiques/

(c) https://www.ecohabitation.com/guides/3305/zoom-cycle-de-vie-polystyrene/

(d)http://ville.montreal.qc.ca/pls/portal/docs/page/enviro_fr/media/documents/exemples_polystyrene.pdf

http://advances.sciencemag.org/content/3/7/e1700782.full

(e)http://ville.montreal.qc.ca/portal/page?_pageid=7237,117249575&_dad=portal&_schema=PORTAL

Encore quatre fêtes de quartier écoresponsables en 2018!

Depuis quelques années maintenant, l’Éco-quartier Mercier—Hochelaga-Maisonneuve accompagne les comités organisateurs des quatre fêtes de quartier de l’arrondissement afin de les conseiller en écoresponsabilité.

L’éco-quartier tient à souligner l’engagement de ces comités, qui mettent en place plusieurs initiatives afin de réduire l’empreinte écologique de ces événements familiaux :

  • Présence de bacs bruns et bacs de recyclage sur le site
  • Présence de la brigade verte de l’éco-quartier pour le tri des matières et la sensibilisation
  • Utilisation de vaisselle compostable ou recyclable
  • Présence d’un bar à eau pour le remplissage de gourdes réutilisables

Grâce à toutes ces mesures, les quatre fêtes ont obtenu les certifications d’événement écoresponsable suivantes :

  • Fête des familles de Mercier-Est : Argent (3e niveau sur 5)
  • Fête de la famille d’Hochelaga-Maisonneuve : Or (4e niveau sur 5)
  • Mercier-Ouest en fête : Platine (5e niveau sur 5)
  • Louis-Riel en fête : Or (4e niveau sur 5)
Quelques retombées environnementales positives

La mise en place de mesures écoresponsables lors d’un événement permet d’en réduire l’empreinte écologique . Par exemple, en mettant les informations sur les stations de métro ou les lignes d’autobus qui sont près du site sur les affiches de l’événement, les participants-es sont encouragés à se déplacer en transport en commun. Il est aussi possible de mentionner la proximité de pistes cyclables, afin d’encourager les participants-es à se déplacer en transport actif !

Aussi, en communiquant à l’avance aux participants-es les mesures écoresponsables qui seront mises en place lors de l’événement, sur les réseaux sociaux par exemple, ils-elles seront incités à y participer. Par exemple, dans le cas des fêtes de quartier, la présence du bar à eau a permis de réduire la distribution de bouteilles d’eau à usage unique. Cette mesure peut être mentionnée dans les communications, afin d’inciter les participants-es à apporter leur gourde réutilisable.

Finalement, en ayant des bacs de recyclage ainsi que des bacs bruns sur le site, il est possible de détourner un maximum de déchets de l’enfouissement. Ceci permet de recycler les matières ou de les valoriser en compost, tout en évitant les émissions de gaz à effet de serre issues de l’enfouissement des résidus alimentaires.

mercier-ouest en fête - un événement écoresponsable

Grâce aux îlots à trois voies (recyclage, résidus alimentaires et ordures) présents sur le site ainsi qu’au tri des matières par la brigade verte, c’est en moyenne 80% des matières résiduelles générées par les fêtes de quartier qui a été détourné de l’enfouissement ! Ceci a permis d’éviter la production de plus d’une tonne d’équivalent CO2, soit les émissions de gaz à effet de serre qui seraient générées par une voiture compacte qui parcourt 4200 km !

Félicitations encore une fois aux comités organisateurs des quatre fêtes de quartier et à tous les participants-es qui ont aidé à réduire l’empreinte écologique de l’événement par leurs actions. Au plaisir de vous revoir l’été prochain !

Pour plus d’information sur les événements écoresponsables, le service de brigade verte ou la certification octroyée par l’éco-quartier, contactez nous au 514-253-5777 ou à l’adresse courriel ecoresponsabilite@ecomhm.com.

On essaie zéro déchet: la salle de bain zéro déchet

Des habitudes difficiles à délaisser!

La salle de bain est souvent la pièce la plus difficile où imposer la démarche zéro déchet. Nous avons tous et toutes notre shampooing favori, notre savon qui laisse la peau douce, notre type de brosse à dents préférée qu’on achète en lot de 3, 4, ou 5 quand elles tombent en vente. Pour la plupart d’entre nous, un changement de routine est le bienvenu dans la cuisine, mais dans la salle de bain, les habitudes sont ancrées dans du béton!

Pourtant, il y a plusieurs merveilleuses découvertes à faire en essayant de nouveaux produits et articles en lien avec le zéro déchet et qui, en prime, sont meilleurs pour la santé!

Rappelons que les habitudes des Nord-Américains dans leur salle de bain ont un impact négatif considérable sur l’environnement :

  • Les Américains-es jettent 2 milliards de rasoirs jetables par année, soit deux millions de tonnes de plastique! De plus, les contenants de crème à raser sous pression qu’on peut croire recyclables ne le sont pas et rejoignent les rasoirs dans nos sites d’enfouissement. [1]
  • L’Association dentaire canadienne recommande de remplacer sa brosse à dents tous les 3 à 4 mois, ce qui fait que les Canadiens en jetteraient autour de 100 millions par année![2][3]
  • Les savons liquides (gels de douche, etc.) sont de plus en plus populaires. Par contre, gardons en tête qu’ils requièrent 5 fois plus de ressources à produire que la barre de savon traditionnelle. Leur emballage (bouteille de plastique) prend aussi 20 fois plus d’énergie à produire que le papier qui entoure la barre de savon.[4]
  • Les produits nettoyants et hygiéniques sont désormais parmi les plus grandes causes de pollution et de problèmes de santé liés à l’air, de par les émanations qu’ils relâchent.[5]

À chacun son rythme

La clé du succès quand on essaie de changer ses habitudes est d’y aller progressivement et de suivre son rythme. La patience est de mise. Ce n’est pas une course, ni une compétition. Oubliez cette idée de ne produire qu’un seul petit pot Mason de déchets par année, comme on voit parfois en ligne… c’est souvent irréaliste et de toutes façons, les ordures vont dans la poubelle pas dans un pot?! 😛

Choisissez donc un seul changement à la fois et, quand vous jugerez qu’il est bien implanté et que vous êtes satisfait, passez au prochain défi!

Et maintenant, quelques astuces et conseils…

rasoir de sécurité - salle de bain zéro déchet

  • Connaissez-vous le rasoir de sécurité? Femmes et hommes adeptes du rasage à la lame seront comblés par ce merveilleux outil réutilisable qui revient à la mode! Seulement la lame est à changer et si vous faites attention, celle-ci peut durer jusqu’à 6 mois! Finis les rasoirs jetables en plastique! Attention, le prix du rasoir peut être impressionnant, mais ça fait un excellent cadeau et, bien entretenu, il durera toute une vie! Peut-être même deux ou trois… Allô l’héritage! 😉
  • Pour les fans de l’épilation, vous pouvez trouver des tonnes de recettes de cire faites maison sur le Web. Vous pourrez ajuster la recette choisie si vous êtes plus sucré ou salé 😛 Et pour les bandes, prenez un bout de tissu et coupez-le en bandelettes que vous pourrez tout simplement déposer dans la machine à laver! Facile et économe!
  • Retournons en arrière quelques instants : la première brosse à dents était en réalité un bout de bois.[6] Pourquoi ne pas aller chercher une branche dans le boisé du coin pour faire revivre cette ancienne pratique malheureusement abandonnée!
    BIN NON! Envoyez-nous pas vos dentistes furieux… c’est une blague!
    Cependant, plusieurs marques de brosses à dents en bambou COMPOSTABLES commencent à percer le marché traditionnel. Par contre, les filaments restent en nylon (un type de plastique) pour assurer un brossage adéquat. Il suffit donc de casser la tête de la brosse, prévue à cet effet, et de composter le manche. Ce n’est pas totalement zéro déchet mais c’est un bon début qui a un impact positif considérable. Sinon, il existe également des marques de brosses faites de plastique recyclé, c’est un pas dans la bonne direction!
  • Mmmm… il n’y a rien comme le goût du bicarbonate de soude le matin! Cette substance multifonction peut laver votre baignoire, déboucher votre drain avec l’aide de son acolyte le vinaigre et, bien sûr, polir vos jolies dents! Le bicarbonate s’achète en vrac facilement et, bonifié d’un peu de stevia en poudre, un édulcorant naturel pouvant adoucir le goût, il vous fera oublier le dentifrice du supermarché!
    Pas prêts-es pour le bicarbonate? Plusieurs magasins naturels offrent de la pâte à dents en vrac! Trop facile!
  • Le site Web des Trappeuses regorge de recettes et astuces pour une salle de bain zéro déchet.

Donc en résumé, voici 3 règles à garder en tête pour une salle de bain zéro déchet :

  1. Évitez les articles jetables (rasoirs, brosses à dents, bandes d’épilation jetables, etc.). La plupart du temps, une alternative réutilisable est disponible et pas bien plus compliquée! En plus, vous sauverez de l’argent à la longue!
  2. Achetez en vrac le plus possible pour éviter les emballages. Plusieurs emballages ne sont pas recyclables et, de toute façon, il vaut mieux réduire que recycler. On évite ainsi la production de nouveaux emballages.
  3. Fabriquez et préparez vous-même plusieurs produits et recettes avec des articles en vrac pour remplacer ceux achetés en magasins. Plusieurs recettes faciles (et moins faciles) existent sur le Web pour vous transformer en chimistes amateurs.

Prenez une grande respiration et… Allez! On essaie le Zéro Déchet!

Capsule vidéo #OnEssaieZéroDéchet

Mathieu, de Y’a QuelQu’un l’aut’bord du mur a essayé d’avoir une salle de bain zéro déchet! il vous raconte son expérience et vous donne quelques conseils:


Sources

[1] http://vieenvert.telequebec.tv/sujets/536/rasage-ecolo)

[2] http://www.cda-adc.ca/fr/oral_health/cfyt/dental_care/flossing_brushing.asp

[3] https://www.theglobeandmail.com/report-on-business/small-business/sb-growth/why-should-a-toothbrush-last-forever/article4260658/

[4] http://www.conservationmagazine.org/2013/05/bar-soap-vs-liquid-soap/

[5] https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1086611/produits-menagers-parfums-detergents-environnement-sante-dangereux

On essaie Zéro Déchet: un cycle menstruel zéro déchet

Le phénomène zéro déchet prend de plus en plus d’ampleur et nous conscientise sur divers aspects de notre vie, que ce soit dans la cuisine ou dans la salle de bain. Cependant, certains sujets demeurent peu explorés et parfois tabous… Il est question ici du cycle menstruel zéro déchet!

Les personnes menstruées sont contraintes d’utiliser toutes sortes de produits qui recouvrent les étagères des commerces afin de faciliter leur cycle menstruel. Bien qu’à première vue pratiques et peu compliquées, les options jetables telles que les tampons et les serviettes hygiéniques qui nous sont proposées produisent une quantité immense de déchets. En effet, au cours d’une vie, une personne menstruée utilisera en moyenne 13 000 produits d’hygiène jetable.[1] Cela représente plus de 250 lb de tampons, serviettes et applicateurs.[2]

Une habitude coûteuse pour soi et pour l’environnement

En plus de représenter une quantité effroyable de produits jetés puis envoyés à l’enfouissement, les tampons et serviettes jetables se décomposent très lentement, soit en 400 à 500 ans. Ils sont principalement composés de rayonne et d’un tout petit peu de coton. La rayonne est une fibre textile artificielle qui provient de cellulose qui a été traitée et blanchie et elle se décompose très mal. Le coton, fibre naturelle, se dégrade plus facilement. Par contre,  il provient de cultures massives et industrielles utilisant beaucoup de pesticides puis est fortement blanchi au dioxyde de chlore, substance très néfaste pour la santé et l’environnement. [3],[4] Tous ces produits sont aussi emballés individuellement, dans des enveloppes faites de plastique, ce qui a un impact environnemental important, tant du point de vue de la fabrication des emballages que des déchets générés.

Les alternatives zéro déchet

Cependant, pas de panique! Comme plusieurs objets jetables de notre quotidien, il existe des options réutilisables qui, lorsqu’adoptées, réduiront votre apport de déchets aux sites d’enfouissement. Comme vous pouvez le constater dans notre capsule zéro déchet, deux employées de l’équipe de Y’a QuelQu’un l’aut’bord du mur ont essayé un cycle menstruel zéro déchet. Visionnez leur vidéo pour les suivre tout au long de la semaine et obtenir leurs avis et conseils personnels sur le sujet…

Malgré une croyance populaire, essayer ces produits réutilisables n’est pas un retour en arrière, au contraire! Ces produits sont dotés d’une technologie innovante, efficace et très souvent soucieuse de la santé des personnes qui les utilisent.

La coupe menstruelle :

Ce produit semble être une des alternatives les plus populaires sur le marché. Il est ce qui se rapproche le plus du tampon. Il s’agit d’un entonnoir fait de silicone de qualité chirurgicale qui, une fois plein, peut être vidé dans la cuvette ou l’évier puis rincé et replacé. Il existe différentes tailles de coupe menstruelle. Son aspect réutilisable est bon pour l’environnement mais aussi pour le portefeuille puisque le prix moyen d’une coupe est de 30$ et sa durée de vie est de 5 ans.

La serviette hygiénique lavable :

Pour les personnes qui préfèrent les serviettes hygiéniques, la version lavable peut être une excellente alternative. Ces serviettes ont la même forme que les jetables, mais la bande autocollante est remplacée par deux volets attachés par un bouton pression. Il existe aussi plusieurs tailles, couleurs et niveau d’imperméabilité dans le tissu. Contrairement au produit conventionnel, il est fait de matériaux naturels et non blanchis. Petit conseil pour débuter, fiez-vous aux tailles que vous utilisez dans le modèle jetable pour connaitre ce qu’il vous faut. Pour la quantité, faites la même chose! Les serviettes lavables ont le même taux d’absorption que les jetables.

Culotte menstruelle lavable :

Relativement nouvelles et peu connues, les culottes menstruelles lavables sont un complément essentiel dans votre trousse de menstruation sans déchets. Elles ressemblent à une culotte normale qui serait doublée, donc juste un peu plus épaisse. Il y en a de diverses formes, tailles et niveaux d’absorption. Plus minces que l’alternative « culotte avec serviette jetable », ces culottes « tout-en-un » sont très populaires pour les sessions de sport ou pour les  personnes qui commencent à être menstruées à un jeune âge.

Le tampon composé à 100% de coton biologique:

Il existe aussi d’autres alternatives intéressantes telles que les tampons faits de coton biologique sans applicateurs jetables. Dans ce cas, il est important de s’assurer que le produit est certifié GOTS (Global Organic Textile Standard), une certification internationale qui garantit que tout le processus de culture et de transformation respecte des critères environnementaux et sociaux.  Bien qu’à usage unique, la composition entièrement faite de coton accélère le processus de dégradation du tampon.

À vos marques, prêts… zéro déchet!

Faites comme nous et donnez-vous le défi d’essayer une de ces options lors de votre prochain cycle menstruel…ne serait-ce que pour une journée! Vous verrez c’est plus accessible que l’on pense!

Capsule vidéo #OnEssaieZéroDéchet

Vanessa, de Y’a QuelQu’un l’aut’bord du mur et Sarah-Maude de l’éco-quartier ont essayé un cycle menstruel zéro déchet! Elles vous racontent leur expérience et vous donne quelques conseils:

#OnEssaieZéroDéchet

On essaie Zéro Déchet : cette année, l’équipe de l’éco-quartier vous invite à essayer le Zéro Déchet avec nous! Tout au long de l’année, nous vous proposerons des activités en lien avec ce mouvement ainsi que de l’information pour vous donner le goût d’essayer vous aussi! Cliquez ici pour plus d’informations sur la campagne…


Sources

[1] http://ici.radio-canada.ca/emissions/les_eclaireurs/2014-2015/chronique.asp?idChronique=371349

[2] Stein, E. et Kim, S. (2009). Flow : The cultural story of menstruation (1ére éd.). New York, États-Unis : St. Martin’s Griffin.

[3] https://www.lemonde.fr/sante/article/2017/04/26/les-tampons-hygieniques-sont-ils-dangereux-pour-la-sante_5118180_1651302.html

[4] http://www.who.int/fr/news-room/fact-sheets/detail/dioxins-and-their-effects-on-human-health