Tag: zéro déchet

Réduire ses déchets dans la cuisine, une étape à la fois…

La poubelle de la cuisine est souvent celle qui se remplit le plus rapidement dans la maison. Malgré les efforts faits à l’épicerie pour ne pas acheter des aliments suremballés, les déchets organiques (dits «de table ») et inorganiques s’empilent repas après repas.

Chaque déchet dans la poubelle représente un déchet de plus dans les dépotoirs et, lors des processus de décomposition et de dégradation, ils génèrent un lixiviat (dit « jus de poubelle ») pouvant contenir des microbes néfastes ainsi que des métaux lourds comme le plomb et le mercure. La gestion de ces déchets secondaires est énergivore et couteuse. Cela est sans compter l’espace impressionnant occupé par les sites d’enfouissement (ou dépotoirs) destinés à accueillir nos déchets mal triés, qui se retrouvent alors coupés des cycles normaux de décomposition et de recyclage. Dans une optique de conservation des ressources et d’optimisation de l’utilisation d’énergie, pourquoi ne pas tenter de diminuer la quantité de déchets destinée au dépotoir?

Défis à relever progressivement, pour un mois et demi de réduction de déchets dans la cuisine

Semaine 1 : Porter une attention accrue au tri des déchets afin de récupérer les déchets de verre, d’aluminium, de carton, de papier ou de plastique (sauf #6) pour le recyclage et de bien séparer vos résidus alimentaires pour la collecte.

Astuces :

– Si vous n’avez pas encore de bac brun pour les résidus alimentaires ? Venez le chercher dans un point de service de l’éco-quartier le plus près de chez vous.

– L’éco-quartier vend également des composteurs domestiques pour 30$ ainsi que des vermicomposteurs à 40$. Vous obtiendrez ainsi du compost maison de qualité à utiliser dans vos jardins ou vos plates-bandes.

– Si votre petit bac de cuisine pour les résidus alimentaires attire les insectes indésirables dans la maison ou émet des odeurs, mettez-le plutôt au réfrigérateur ou au congélateur et sortez-le seulement le jour de la collecte. Propreté garantie, même par temps de canicule! Vous pouvez également envelopper vos restes de table dans du papier journal ou des sacs compostables, ce qui empêchera les insectes d’y avoir accès et ne salira pas votre bac brun.

– Pour connaître les détails précis du tri, consultez le site internet de la ville de Montréal : http://ville.montreal.qc.ca/portal/page?_pageid=7237,75363604&_dad=portal&_schema=PORTAL

Semaine 2 : Bannir les essuie-tout et les remplacer par des chiffons réutilisables.

Astuces :

– Coupez des carrés de vêtements usagés de différentes textures et épaisseurs pour obtenir des chiffons maison adaptés à chaque dégât.

– Récupérez vos chaussettes trouées et fabriquez un tawashi, une éponge tissée ou tricotée, pour laver les surfaces plus collantes. Voici le lien d’une vidéo qui vous explique en détail comment le fabriquer : https://www.youtube.com/watch?v=-bJhJbNE3us

Semaine 3 : Arrêter l’utilisation de serviettes de table et opter pour une débarbouillette humide ou des serviettes réutilisables en tissu. C’est plus doux pour le visage et les arbres vous diront merci!

Semaine 4 : Acheter son savon à vaisselle et son nettoyant tout usage en vrac.

Astuce :

– Vous pouvez même acheter du vinaigre blanc en vrac ainsi que du bicarbonate de soude et des pastilles de savon Marseille pour fabriquer votre propre nettoyant tout usage. Cela coûte moins cher et réduit la quantité de produits chimiques déversée dans l’eau. Pour des odeurs intéressantes, il est même possible d’ajouter des huiles essentielles au mélange. Le lien ci-dessous présente un tableau récapitulatif de différentes recettes de produits nettoyants maison : http://nature-action.qc.ca/site/sites/default/files/documents/recettes_produits_ecologiques.pdf

Semaine 5 : Acheter des produits en vrac plutôt qu’emballés.

Astuces :

– Il ne s’agit pas de tout acheter en vrac dès la première épicerie, mais plutôt de choisir progressivement certains aliments à acheter dans des magasins en vrac et établir de nouvelles habitudes d’achat petit à petit.

– Charlotte, chargée de projets en écoresponsabilité à l’éco-quartier, nous partage son expérience d’une semaine d’épicerie zéro déchet dans cette courte vidéo…

– Venez voir le kiosque de l’éco-quartier lors de la fin de semaine de la Grande Fabrique sur la rue Sainte-Catherine Est, les 18 et 19 août, pour confectionner de petits sacs en tissu pour les légumes et autres à l’épicerie.

Semaine 6 : Éliminer l’utilisation de pellicules de plastique de type Saran wrap.

Astuces :

– Utilisez les pellicules de plastique plus solides qui sont lavables et réutilisables plutôt que jetables (type sac Ziploc).

– Mettez vos aliments dans des pots en verre ou en plastique solide.

– Favoriser les pellicules en coton et en cire d’abeille (ou de soya). Cette forme de pellicule réutilisable existe sur le marché et peut même se fabriquer! Pour en savoir plus, venez participer à l’atelier de fabrication de pellicules alimentaires réutilisables, le samedi 15 septembre à 13h, au point de service de l’éco-quartier sur l’avenue Morgan. Cliquez ici pour savoir comment vous inscrire…

Nous espérons que ces défis vous inspireront à changer vos habitudes, un pas à la fois!

N’hésitez pas à nous contacter pour toute question sur cet article.

 

On essaie Zéro Déchet: un cycle menstruel zéro déchet

Le phénomène zéro déchet prend de plus en plus d’ampleur et nous conscientise sur divers aspects de notre vie, que ce soit dans la cuisine ou dans la salle de bain. Cependant, certains sujets demeurent peu explorés et parfois tabous… Il est question ici du cycle menstruel zéro déchet!

Les personnes menstruées sont contraintes d’utiliser toutes sortes de produits qui recouvrent les étagères des commerces afin de faciliter leur cycle menstruel. Bien qu’à première vue pratiques et peu compliquées, les options jetables telles que les tampons et les serviettes hygiéniques qui nous sont proposées produisent une quantité immense de déchets. En effet, au cours d’une vie, une personne menstruée utilisera en moyenne 13 000 produits d’hygiène jetable.[1] Cela représente plus de 250 lb de tampons, serviettes et applicateurs.[2]

Une habitude coûteuse pour soi et pour l’environnement

En plus de représenter une quantité effroyable de produits jetés puis envoyés à l’enfouissement, les tampons et serviettes jetables se décomposent très lentement, soit en 400 à 500 ans. Ils sont principalement composés de rayonne et d’un tout petit peu de coton. La rayonne est une fibre textile artificielle qui provient de cellulose qui a été traitée et blanchie et elle se décompose très mal. Le coton, fibre naturelle, se dégrade plus facilement. Par contre,  il provient de cultures massives et industrielles utilisant beaucoup de pesticides puis est fortement blanchi au dioxyde de chlore, substance très néfaste pour la santé et l’environnement. [3],[4] Tous ces produits sont aussi emballés individuellement, dans des enveloppes faites de plastique, ce qui a un impact environnemental important, tant du point de vue de la fabrication des emballages que des déchets générés.

Les alternatives zéro déchet

Cependant, pas de panique! Comme plusieurs objets jetables de notre quotidien, il existe des options réutilisables qui, lorsqu’adoptées, réduiront votre apport de déchets aux sites d’enfouissement. Comme vous pouvez le constater dans notre capsule zéro déchet, deux employées de l’équipe de Y’a QuelQu’un l’aut’bord du mur ont essayé un cycle menstruel zéro déchet. Visionnez leur vidéo pour les suivre tout au long de la semaine et obtenir leurs avis et conseils personnels sur le sujet…

Malgré une croyance populaire, essayer ces produits réutilisables n’est pas un retour en arrière, au contraire! Ces produits sont dotés d’une technologie innovante, efficace et très souvent soucieuse de la santé des personnes qui les utilisent.

La coupe menstruelle :

Ce produit semble être une des alternatives les plus populaires sur le marché. Il est ce qui se rapproche le plus du tampon. Il s’agit d’un entonnoir fait de silicone de qualité chirurgicale qui, une fois plein, peut être vidé dans la cuvette ou l’évier puis rincé et replacé. Il existe différentes tailles de coupe menstruelle. Son aspect réutilisable est bon pour l’environnement mais aussi pour le portefeuille puisque le prix moyen d’une coupe est de 30$ et sa durée de vie est de 5 ans.

La serviette hygiénique lavable :

Pour les personnes qui préfèrent les serviettes hygiéniques, la version lavable peut être une excellente alternative. Ces serviettes ont la même forme que les jetables, mais la bande autocollante est remplacée par deux volets attachés par un bouton pression. Il existe aussi plusieurs tailles, couleurs et niveau d’imperméabilité dans le tissu. Contrairement au produit conventionnel, il est fait de matériaux naturels et non blanchis. Petit conseil pour débuter, fiez-vous aux tailles que vous utilisez dans le modèle jetable pour connaitre ce qu’il vous faut. Pour la quantité, faites la même chose! Les serviettes lavables ont le même taux d’absorption que les jetables.

Culotte menstruelle lavable :

Relativement nouvelles et peu connues, les culottes menstruelles lavables sont un complément essentiel dans votre trousse de menstruation sans déchets. Elles ressemblent à une culotte normale qui serait doublée, donc juste un peu plus épaisse. Il y en a de diverses formes, tailles et niveaux d’absorption. Plus minces que l’alternative « culotte avec serviette jetable », ces culottes « tout-en-un » sont très populaires pour les sessions de sport ou pour les  personnes qui commencent à être menstruées à un jeune âge.

Le tampon composé à 100% de coton biologique:

Il existe aussi d’autres alternatives intéressantes telles que les tampons faits de coton biologique sans applicateurs jetables. Dans ce cas, il est important de s’assurer que le produit est certifié GOTS (Global Organic Textile Standard), une certification internationale qui garantit que tout le processus de culture et de transformation respecte des critères environnementaux et sociaux.  Bien qu’à usage unique, la composition entièrement faite de coton accélère le processus de dégradation du tampon.

À vos marques, prêts… zéro déchet!

Faites comme nous et donnez-vous le défi d’essayer une de ces options lors de votre prochain cycle menstruel…ne serait-ce que pour une journée! Vous verrez c’est plus accessible que l’on pense!

Capsule vidéo #OnEssaieZéroDéchet

Vanessa, de Y’a QuelQu’un l’aut’bord du mur et Sarah-Maude de l’éco-quartier ont essayé un cycle menstruel zéro déchet! Elles vous racontent leur expérience et vous donne quelques conseils:

#OnEssaieZéroDéchet

On essaie Zéro Déchet : cette année, l’équipe de l’éco-quartier vous invite à essayer le Zéro Déchet avec nous! Tout au long de l’année, nous vous proposerons des activités en lien avec ce mouvement ainsi que de l’information pour vous donner le goût d’essayer vous aussi! Cliquez ici pour plus d’informations sur la campagne…


Sources

[1] http://ici.radio-canada.ca/emissions/les_eclaireurs/2014-2015/chronique.asp?idChronique=371349

[2] Stein, E. et Kim, S. (2009). Flow : The cultural story of menstruation (1ére éd.). New York, États-Unis : St. Martin’s Griffin.

[3] https://www.lemonde.fr/sante/article/2017/04/26/les-tampons-hygieniques-sont-ils-dangereux-pour-la-sante_5118180_1651302.html

[4] http://www.who.int/fr/news-room/fact-sheets/detail/dioxins-and-their-effects-on-human-health

On essaie Zéro Déchet: un cycle menstruel zéro déchet

Le phénomène zéro déchet prend de plus en plus d’ampleur et nous conscientise sur divers aspects de notre vie, que ce soit dans la cuisine ou dans la salle de bain. Cependant, certains sujets demeurent peu explorés et parfois tabous… Il est question ici du cycle menstruel zéro déchet!

Les personnes menstruées sont contraintes d’utiliser toutes sortes de produits qui recouvrent les étagères des commerces afin de faciliter leur cycle menstruel. Bien qu’à première vue pratiques et peu compliquées, les options jetables telles que les tampons et les serviettes hygiéniques qui nous sont proposées produisent une quantité immense de déchets. En effet, au cours d’une vie, une personne menstruée utilisera en moyenne 13 000 produits d’hygiène jetable.[1] Cela représente plus de 250 lb de tampons, serviettes et applicateurs.[2]

Une habitude coûteuse pour soi et pour l’environnement

En plus de représenter une quantité effroyable de produits jetés puis envoyés à l’enfouissement, les tampons et serviettes jetables se décomposent très lentement, soit en 400 à 500 ans. Ils sont principalement composés de rayonne et d’un tout petit peu de coton. La rayonne est une fibre textile artificielle qui provient de cellulose qui a été traitée et blanchie et elle se décompose très mal. Le coton, fibre naturelle, se dégrade plus facilement. Par contre,  il provient de cultures massives et industrielles utilisant beaucoup de pesticides puis est fortement blanchi au dioxyde de chlore, substance très néfaste pour la santé et l’environnement. [3],[4] Tous ces produits sont aussi emballés individuellement, dans des enveloppes faites de plastique, ce qui a un impact environnemental important, tant du point de vue de la fabrication des emballages que des déchets générés.

Les alternatives zéro déchet

Cependant, pas de panique! Comme plusieurs objets jetables de notre quotidien, il existe des options réutilisables qui, lorsqu’adoptées, réduiront votre apport de déchets aux sites d’enfouissement. Comme vous pouvez le constater dans notre capsule zéro déchet, deux employées de l’équipe de Y’a QuelQu’un l’aut’bord du mur ont essayé un cycle menstruel zéro déchet. Visionnez leur vidéo pour les suivre tout au long de la semaine et obtenir leurs avis et conseils personnels sur le sujet…

Malgré une croyance populaire, essayer ces produits réutilisables n’est pas un retour en arrière, au contraire! Ces produits sont dotés d’une technologie innovante, efficace et très souvent soucieuse de la santé des personnes qui les utilisent.

La coupe menstruelle :

Ce produit semble être une des alternatives les plus populaires sur le marché. Il est ce qui se rapproche le plus du tampon. Il s’agit d’un entonnoir fait de silicone de qualité chirurgicale qui, une fois plein, peut être vidé dans la cuvette ou l’évier puis rincé et replacé. Il existe différentes tailles de coupe menstruelle. Son aspect réutilisable est bon pour l’environnement mais aussi pour le portefeuille puisque le prix moyen d’une coupe est de 30$ et sa durée de vie est de 5 ans.

La serviette hygiénique lavable :

Pour les personnes qui préfèrent les serviettes hygiéniques, la version lavable peut être une excellente alternative. Ces serviettes ont la même forme que les jetables, mais la bande autocollante est remplacée par deux volets attachés par un bouton pression. Il existe aussi plusieurs tailles, couleurs et niveau d’imperméabilité dans le tissu. Contrairement au produit conventionnel, il est fait de matériaux naturels et non blanchis. Petit conseil pour débuter, fiez-vous aux tailles que vous utilisez dans le modèle jetable pour connaitre ce qu’il vous faut. Pour la quantité, faites la même chose! Les serviettes lavables ont le même taux d’absorption que les jetables.

Culotte menstruelle lavable :

Relativement nouvelles et peu connues, les culottes menstruelles lavables sont un complément essentiel dans votre trousse de menstruation sans déchets. Elles ressemblent à une culotte normale qui serait doublée, donc juste un peu plus épaisse. Il y en a de diverses formes, tailles et niveaux d’absorption. Plus minces que l’alternative « culotte avec serviette jetable », ces culottes « tout-en-un » sont très populaires pour les sessions de sport ou pour les  personnes qui commencent à être menstruées à un jeune âge.

Le tampon composé à 100% de coton biologique:

Il existe aussi d’autres alternatives intéressantes telles que les tampons faits de coton biologique sans applicateurs jetables. Dans ce cas, il est important de s’assurer que le produit est certifié GOTS (Global Organic Textile Standard), une certification internationale qui garantit que tout le processus de culture et de transformation respecte des critères environnementaux et sociaux.  Bien qu’à usage unique, la composition entièrement faite de coton accélère le processus de dégradation du tampon.

À vos marques, prêts… zéro déchet!

Faites comme nous et donnez-vous le défi d’essayer une de ces options lors de votre prochain cycle menstruel…ne serait-ce que pour une journée! Vous verrez c’est plus accessible que l’on pense!

Capsule vidéo #OnEssaieZéroDéchet

Vanessa, de Y’a QuelQu’un l’aut’bord du mur et Sarah-Maude de l’éco-quartier ont essayé un cycle menstruel zéro déchet! Elles vous racontent leur expérience et vous donne quelques conseils:

#OnEssaieZéroDéchet

On essaie Zéro Déchet : cette année, l’équipe de l’éco-quartier vous invite à essayer le Zéro Déchet avec nous! Tout au long de l’année, nous vous proposerons des activités en lien avec ce mouvement ainsi que de l’information pour vous donner le goût d’essayer vous aussi! Cliquez ici pour plus d’informations sur la campagne…


Sources

[1] http://ici.radio-canada.ca/emissions/les_eclaireurs/2014-2015/chronique.asp?idChronique=371349

[2] Stein, E. et Kim, S. (2009). Flow : The cultural story of menstruation (1ére éd.). New York, États-Unis : St. Martin’s Griffin.

[3] https://www.lemonde.fr/sante/article/2017/04/26/les-tampons-hygieniques-sont-ils-dangereux-pour-la-sante_5118180_1651302.html

[4] http://www.who.int/fr/news-room/fact-sheets/detail/dioxins-and-their-effects-on-human-health

Bénévoles recherchés pour notre Réparothon!

Pour clôturer sa campagne On essaie zéro déchet, l’Éco-quartier Mercier–Hochelaga-Maisonneuve organise, le samedi 27 octobre, de 10h00 à 13h00, un réparothon dans la salle Belle-Vie du CCSE Maisonneuve (4375, Ontario Est).

L’objectif d’un réparothon est de prolonger la durée de vie des objets des citoyens-nes en les réparant gratuitement. Ceci permet d’éviter d’envoyer à l’enfouissement des objets toujours utilisables. Nous sommes donc à la recherche de bénévoles réparateurs-trices et tous les talents sont bons! Couture, cordonnerie, mécanique vélo, réparation de petits objets électriques, dépannage d’ordinateurs, etc. Venez mettre à profit vos talents afin d’aider vos voisins-es et réduire notre impact environnemental un petit geste à la fois. Un lunch vous sera fourni en échange de votre expertise!

Si cela vous intéresse, vous pouvez vous inscrire comme réparateur-trice bénévole par courriel au ecoresponsabilite@ecomhm.com, ou par téléphone au 514-253-5777.

On essaie Zéro Déchet: faire l’épicerie sans emballage

On essaie Zéro Déchet : cette année, l’équipe de l’éco-quartier vous invite à essayer le Zéro Déchet avec nous! Tout au long de l’année, nous vous proposerons des activités en lien avec ce mouvement ainsi que de l’information pour vous donner le goût d’essayer vous aussi! Cliquez ici pour plus d’informations sur la campagne…


Avez-vous déjà porté attention à la provenance des articles que vous mettez dans votre bac de recyclage? Pour la majorité d’entre nous, le bac vert est en grande parti rempli d’emballages en lien avec l’alimentation. Les allées des supermarchés sont des fresques de cartons et de plastiques colorés qui se retrouveront rapidement dans notre bac vert!

C’est quoi le problème avec mon poivron emballé?

C’est plus de 180 kilos d’emballages qui sont produit PAR PERSONNE annuellement au Canada1. Au Québec, seulement 18% des plastiques utilisés finissent dans le bac de recyclage, soit parce qu’ils ne sont pas pris dans la collecte (plastique #6) soit parce qu’ils sont tout simplement jetés2.

De plus, on estime que 6 à 8 millions de tonnes de plastiques de toutes sortes se retrouvent dans les océans où ils créent des ravages sur la vie aquatique3.

Il ne faut pas s’y tromper, le recyclage des emballages est essentiel pour la préservation de l’environnement. Par contre, il faut garder en tête tous les gaz à effet de serre qui seront produits pour acheminer notre recyclage au centre de tri puis, pire encore, aux usines de transformation, souvent situées outre-mer4. Sans parler des coûts environnementaux de la production et du transport de tous ces emballages.

Alors, comment s’alimenter correctement tout en réduisant la quantité de déchets et de matières recyclables que nous produisons? La réponse est simple : on essaie de faire l’épicerie sans emballage!

Voici quelques trucs et astuces pour vous aider à faire votre épicerie sans emballage :

Consultez la vidéo de Charlotte de l’éco-quartier qui essaie pendant une semaine de faire l’épicerie sans emballage!

Les magasins en vrac

  • Pour ceux et celles qui ne sont pas familiers avec le principe des magasins en vrac, ce sont des commerces où l’on trouve des contenants de toutes tailles qui contiennent différents produits (noix, pâtes, épices, etc.) et dans lesquels on peut se servir la quantité désirée et la déposer dans votre propre contenant. Les magasins en vrac vous proposent souvent l’utilisation de sacs de plastique, mais ils sont, pour la plupart, ouverts à ce que vous apportiez vos propres contenants. Certains commerces offrent même un rabais lorsque vous utilisez les vôtres!
  • Certains commerces ne sont pas spécifiquement « en vrac » mais offrent quelques produits que vous pourrez transférer dans vos contenants comme le Marché 4751 qui offre une surprenante variété d’aliments… ne vous gênez pas de demander le produit voulu, ils l’ont sûrement en stock!
  • Par ailleurs, magasiner en vrac vous permet de choisir la quantité exacte dont vous avez besoin. De cette façon, vous n’êtes pas pris avec un restant indésirable qui sera gaspillé!
  • C’est aussi une excellente façon de découvrir de nouveaux aliments ou produits! Si vous n’êtes pas sûr d’aimer, achetez une toute petite quantité en vrac et ne restez pas pris avec un produit qui n’est pas à votre goût!

Photo: Annabelle Caillou – Le Devoir

Ne pas confondre…

  • Magasin en vrac et magasin en gros ne sont pas du tout la même chose. Dans ce dernier, on y vend des produits en grande quantité à des prix réduits. Cependant, lorsque vous achetez en grande quantité, il vous faut un espace disponible conséquent pour mettre les produits chez vous. Par ailleurs, les produits offerts dans ces magasins sont emballés tout comme à l’épicerie.

Acheter fruits et légumes sans emballage

  • La plupart des magasins en vrac ne vendent pas de fruits et légumes. Il faut donc se tourner vers nos fruiteries de quartier ou encore les supermarchés. Très facile de magasiner sans emballage au supermarché, il suffit tout simplement d’apporter son propre sac en tissu pour les produits frais ou éviter les sacs tout court! Par contre, n’oubliez pas de bien laver vos produits une fois rendu à la maison 😉
  • Certains marchands emballent individuellement des produits tels que les poivrons, laitues et autres sous prétexte qu’ils se conserveront plus longtemps. Il ne faut évidemment pas créer du gaspillage alimentaire dans le but d’éviter un peu d’emballage, mais il existe différentes façons de faire durer les produits frais plus longtemps au marché. La fruiterie au marché Maisonneuve a tout récemment installé un système d’humidification suite à un mouvement de contestation de l’emballage individuel des fruits et légumes, normalement nécessaire à leur conservation. N’hésitez donc pas à en parler avec votre marchand, une solution est peut-être possible!

Viandes et poissons

  • Plusieurs épiciers accepteront que vous apportiez votre propre contenant pour repartir avec viande, saucisse et poisson, mais ils ont tout à fait le droit de refuser également pour des raisons de salubrité. Ça ne coûte rien de demander!
  • La plupart des bouchers acceptent que le client apporte son propre contenant. Après tout, il économise en n’utilisant pas d’emballage et n’oubliez pas… le client est roi 😉

Jamais sans mon kit

  • Vous ne quittez jamais la maison sans votre sac réutilisable quand vous vous dirigez vers l’épicerie? Alors rajoutez-y tout simplement vos contenants pour le vrac et le sans emballage et votre kit est prêt!
  • Il est mieux d’entreposer vos produits achetés en vrac dans des pots hermétiques pour mieux les conserver et pour éviter les intrus. Mais ce n’est pas nécessaire de trimballer ses pots Mason partout avec soi! Plusieurs magasins en vrac vendent des sacs réutilisables et lavables en tissus que vous pourrez transvider dans vos pots une fois les courses terminées.
  • Vous avez une machine à coudre qui accumule la poussière dans le coin? Un p’tit coup de guenille et hop! Fabriquez facilement des sacs en tissus pour le vrac! Rien de plus facile! Voici quelques modèles : Lauraki la mamam ZÉRO DÉCHET; Clémantine la Mandanrine; L’ère du Zéro Déchet.

Se préparer d’avance…

  • L’inconvénient de faire son épicerie sans emballage est qu’il faut souvent acheter nos produits dans plus d’un magasin. La planification est donc de mise! Il est mieux de prévoir d’avance ses déplacements pour être sûr d’avoir tout le nécessaire pour préparer ses repas tout au long de la semaine.

Donc en résumé, voici 4 trucs à garder en tête pour faire son épicerie sans emballage :

  1. Partez à la découverte des magasins en vrac et des marchés qui offrent l’achat en vrac de certains produits dans votre quartier! L’éco-quartier a rassemblé une liste non-exhaustive de commerces de MHM, ou pas trop loin, qui offrent des options en vrac.
  2. Prévoyez vos déplacements et vos achats pour vous assurer d’avoir tous le nécessaire pour vos repas de la semaine!
  3. Ne quittez jamais la maison en direction de l’épicerie sans vos sacs et contenants de différentes tailles pour le vrac!
  4. En cas de doute, toujours demandez aux commerçants si c’est une option d’apporter vos contenants. Le zéro déchet est à la mode, alors vous pouvez être sûr que vous ne serez pas les premiers à demander!

Charlotte, de l’Éco-quartier MHM, a essayé pendant une semaine de faire l’épicerie sans emballage! Elle vous raconte son expérience et vous donne quelques conseils:

Sources :

  1. https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1055510/acheter-vrac-reduire-suremballage
  2. https://www.ledevoir.com/societe/environnement/525821/la-planete-plastique
  3. https://www.ledevoir.com/societe/environnement/526906/plastic-attack-un-mouvement-mondial-qui-fait-des-petits-a-montreal
  4. https://www.ledevoir.com/societe/environnement/515092/ou-va-le-contenu-de-votre-bac-de-recyclage

Bannissement du sac de plastique: quelle alternative choisir ?

Ça y est, la période de grâce visant l’interdiction de la distribution de sacs de plastique léger à usage unique touche à sa fin. À compter du 5 juin prochain, il sera définitivement interdit aux commerçants de distribuer les sacs suivants :

  • Sacs de plastique conventionnels légers (épaisseur inférieure à 50 microns)
  • Sacs d’emplettes oxo-dégradables, oxo-fragmentables ou biodégradables, quelle que soit leur épaisseur

Comme vous l’avez probablement remarqué, certains commerçants ont déjà commencé à offrir des alternatives : sacs réutilisables, sacs en papier ou encore sacs en plastique plus épais (épaisseur supérieure à 50 microns). Face à toutes ces alternatives, il peut sembler difficile de faire un choix.

 

Plusieurs commerces offrent maintenant des sacs de plastique plus épais en réponse à la nouvelle loi. Mais quelle est la meilleure option?

 

La meilleure option : la réduction à la source

Vous avez peut-être déjà entendu parler du principe des 3R-V : Réduire, Réutiliser, Recycler et Valoriser. Il s’agit d’une hiérarchisation que l’on peut mettre en place au quotidien afin de diminuer le gaspillage de nos ressources. Selon ce principe, il faut tout d’abord réduire notre consommation, car, comme le dit Équiterre, « le déchet le moins dommageable est celui qui n’existe pas ». Pour plus d’informations sur le principe des 3R-V, cliquez ici.

Ainsi, il est préférable d’opter pour des sacs réutilisables que pour des sacs en papier ou des sacs de plastique plus épais, car ils sont tout de même voués à un usage unique. Vous pouvez utiliser des sacs en tissu, votre sac à dos, ou des sacs réutilisables en plastique, comme ceux qui sont vendus dans les épiceries depuis maintenant plusieurs années.

Selon une étude de Recyc-Québec, un sac en plastique réutilisable utilisé entre 35 et 75 fois est plus avantageux sur le plan environnemental que l’utilisation de sacs de plastique à usage unique. Ceci représente environ une à deux épiceries par semaine pour une période d’un an. Donc, la prochaine fois que vous irez faire les courses, pensez à prendre vos sacs et évitez ainsi de produire des déchets inutiles!

 

Après la réduction, la valorisation

Vous n’avez pas de sacs réutilisables à la maison? Ceux que vous avez arrivent à la fin de leurs années de fidèle service? Pourquoi ne pas fabriquer vos propres sacs réutilisables! Plutôt que d’acheter des sacs réutilisables neufs, réduisez votre consommation et valorisez de vieux tissus en fabriquant vous-même vos sacs.

Si vous avez de vieux draps, t-shirts ou jeans qui ne sont plus utilisables, détournez-les de l’enfouissement en sortant votre machine à coudre et en créant vos propres sacs réutilisables!

Vous n’avez pas de machine à coudre ou vos compétences en couture sont limitées? L’Éco-quartier Mercier–Hochelaga-Maisonneuve vous invite à un atelier de fabrication de sacs en tissus récupérés, le mercredi 6 juin. Vieux t-shirts, taies d’oreiller, cotons ouatés, linges à vaisselle, etc. tous les tissus sont bons. En plus de créer vos propres sacs personnalisés, vous détournerez de l’enfouissement des tissus dont vous n’avez plus l’utilité et vous vous rapprocherez d’un mode de vie « zéro déchet »!

Il y aura des machines à coudre sur place ainsi que des tissus si vous n’en avez pas suffisamment à la maison.

Rendez-vous le mercredi 6 juin, à 18h00, au 1875, avenue Morgan. L’atelier aura lieu au sous-sol. Réservez votre place, au coût de 10$ au 514-253-5777 ou par courriel à ecoresponsabilite@ecomhm.com. Faites vite, les places sont limitées!